Le régime hyperprotéiné

-

Le régime hyperprotéiné, bon ou mauvais pour la perte de poids ? Quels sont ses bienfaits ? Présente-t-il des risques pour la santé ? Toutes les réponses dans cet article!

Présentation

Oeufs, beurre et verre de lait sur une table : le régime hyperprotéiné consiste à augmenter la part des protéines dans l'alimentation.

Le régime hyperprotéiné est avant tout un régime hospitalier utilisé dans les hôpitaux, pour améliorer l'issu de nombreuses pathologies. Le but est d’augmenter la part des protéines dans l’alimentation au détriment des glucides et des lipides.

Dans quels contextes ?

Ce régime est généralement prescrit dans le cadre de l’obésité ou de la dénutrition. Le but étant d’améliorer la santé nutritionnelle des malades voir de rétablir leur état de santé général.

Il existe également d’autres régimes protéinés, très à la mode qui ont pour but la perte de poids. L’alimentation habituelle est remplacée presque exclusivement par des aliments riches en protéines (viandes, poissons, œufs). Des substituts de repas peuvent être proposés au travers de boissons/repas/barres hyperprotéinés. Dans ce cas, les apports en glucides et en lipides sont très faibles. Les légumes sont généralement des aliments autorisés.

Objectifs

L’idée de ce régime hyperprotéiné est de forcer l’organisme à puiser dans ses réserves. À défaut de lui apporter la source d’énergie nécessaire que sont les glucides et les lipides. Un apport suffisant en protéines permet la perte de poids tout en conservant la masse musculaire.

Protéines: définition et rôles au sein de l'organisme

Les protéines sont l’un des trois macronutriments essentiels avec les glucides et les lipides. Elles procurent de l’énergie, mais l’organisme privilégie d’abord l’énergie provenant des glucides, puis des lipides.

Leur structure

Les protéines sont un enchaînement d’acides aminés. Il existe vingt acides aminés, dont huit essentiels que l’organisme est incapable de synthétiser. Il est donc important de les apporter par l’alimentation. Toutes les protéines n’ont pas la même qualité, car elles n’ont pas la même architecture ou le même nombre d’acides aminés.

Quels besoins?

Pour une alimentation normo-protéinée

Les apports nutritionnels conseillés chez les adultes bien portants sont de 0,8g de protéines par kilo de poids par jour.

Dans le cadre d'un régime hyperprotéiné

Dans le cadre d’un régime hyperprotéiné, les apports en protéines peuvent aller jusqu’à 1,2 à 1,5g de protéines par kilos de poids par jour.

Rôle fonctionnel

  • Transporteuses : elles transportent d’importantes molécules dans l’organisme. Comme par exemple l’hémoglobine qui transporte l’oxygène jusqu’aux cellules.
  • Enzymes : la plupart d’entre elles sont des protéines, responsables de centaines réactions chimiques de l’organisme.
  • Elles entrent dans la composition des hormones et sont des messagers chimiques qui améliorent la communication entre les cellules.

Structural

Les protéines sont les principaux composants des muscles, des os, de la peau et des cheveux. Ces cellules sont continuellement en renouvellement grâce à la fabrication d’acides aminés lors de la digestion.

Dénutrition

La dénutrition, d’ordre protéino-énergétique, selon la Haute Autorité de Santé, résulte d’un déséquilibre entre les apports et les besoins de l’organisme. Notamment entre les apports et les besoins en protéines. Ce déséquilibre entraîne une perte de masse musculaire, ayant des conséquences graves sur l’état de santé d’un individu. Jusqu'à aggraver une pathologie associée. Le régime hyperprotéiné est efficace pour lutter contre la dénutrition.

Cancer

En effet, le régime hyperprotéiné est recommandé dans certaines pathologies comme les cancers des voies digestives. Ces derniers pouvant altérer le fait de s’alimenter. La dénutrition est donc une maladie à risque chez ces personnes.

Dans ce contexte, un régime hyperprotéiné fait office de premier axe de prise en charge nutritionnelle. L’enrichissement en protéine des plats est instaurée pour agir rapidement. Dans le cas où l’enrichissement en protéines n’est pas suffisant, la prescription de compléments alimentaires oraux peut être proposée.

Le régime en détails

Selon les recommandations de l’HAS, l’apport en protéines doit représenter au moins 15 à 20% de la ration énergétique totale. Soit 1,2 à 15 grammes par kilos de poids par jour. En plus d’un apport en protéines plus élevé, il faut compenser les dépenses énergétiques. Un apport calorique suffisant est de 30 à 40kcal par kilogrammes par jour.

L’enrichissement en première intention

L’enrichissement est un bon moyen d’augmenter les apports en protéines et en énergie sans augmenter le volume dans l’assiette. Ce qui peut être judicieux lorsque certains patients par manque d'appétit sont découragés devant des plats trop conséquents.

Comment enrichir ses préparations ?

L’enrichissement des préparations alimentaires se réalise généralement avec des aliments riches en protéines. Comme le jambon, les oeufs, le fromage râpé/fondu, le lait entier liquide ou en poudre …Ces derniers, sont ajoutés dans les préparations suivantes :

  • Potages
  • Entrées
  • Plats (légumes, purée, féculents)
  • Laitages
  • Desserts

À savoir

Le beurre, l’huile ou la crème fraiche apportent simplement l’onctuosité au repas. Certes, ils augmentent l’apport calorique mais ils ne sont pas les plus intéressants nutritionnellement parlant en terme d’apport en protéines.

Des exemples concrets

Potage enrichi (1L) pour 5 personnes :

  • 1L de soupe = 210kcal, 10g de protéines
  • 4 biscottes = 114 kcal, 3,2g de protéines
  • 2 fromages à tartiner 85,5 kcal, 3,7g de protéines
  • 1 yaourt nature 60 kcal, 5,5g de protéines

Au total, la préparation contient 469,5 kcal et 22,4 grammes de protéines. Une portion de cette préparation apporte 94 kcal, 4,5 grammes de protéines contre 42 kcal et 2 grammes de protéines quand le potage est non enrichi.

Crème au œufs enrichie pour 6 personnes :

  • 3 gros oeufs
  • 40 cl de lait
  • 40 g de sucre en poudre

En ajoutant 30 grammes de lait en poudre dans une préparation de crème aux oeufs : on ajoute 157 kcal et 10g de protéines.

Le fractionnement, important !

Toujours pour éviter de trop gros volumes alimentaires, il est conseillé de multiplier les prises alimentaires en instaurant des collations. Plutôt entre les repas, dans la matinée, l’après-midi ou après le repas du soir.

Compléments nutritionnels oraux, nécessaires ?

Les compléments nutritionnels oraux sont des aliments fournis en pharmacie uniquement sur prescription médicale. Ils sont considérés comme des aliments à visés thérapeutiques. En aucun cas, il est question des produits hyperprotéinés retrouvés dans le commerce (poudre, boissons, barres de céréales…).

Plus en détails

Les compléments alimentaires adéquats sont conseillés par un médecin, un diététicien ou un pharmacien. Ils sont adaptés au régime protéiné, ils contiennent des micro-nutriments et peuvent présenter des spécificités. Comme par exemple; sans gluten, sans lactose, et également hyperprotéiné.

Sous toutes les formes

Ils sont disponibles dans différentes textures : liquides, purées crèmes et avec différents parfums autant sucré que salé. Dans le cas où les produits lactés ne conviennent pas au gout des personnes, il existe des jus de fruits, compotes ou biscuits enrichis. Même si pour ces produits, l’apport en protéines reste plus faible. La consommation de ces produits est préférable en collation ou avant le coucher afin de diminuer le jeun nocturne.

Obésité

Le régime hyperprotéiné est le premier axe de prise en charge dans le traitement de l’obésité. Il permet une accélération du métabolisme de base et des dépenses énergétiques pour amorcer une perte de poids. L’activité physique associée au régime hyperprotéiné est obligatoire pour que la perte de poids se mette en place.12345

Quel objectif ?

L’objectif n’est pas de maigrir mais d’atteindre un poids raisonnable avec une alimentation équilibrée et un état de santé convenable.
Le régime hyperprotéiné est associé à un régime hypo-énergétique. L'apport calorique journalier est contrôlé en vue de déséquilibrer la balance énergétique. Le but étant d’obtenir une fonte progressive et durable des graisses tout en préservant la masse musculaire.

Des études pour confirmer la théorie

Les études ont montré son efficacité dans la prise en charge de l’obésité. Mais la consommation de protéines en excès peut entraîner des troubles rénaux surtout si le régime est mené sans suivi médical. Les experts mettent en garde contre ces régimes protéinés très célèbres mal menés. Ils entraînent des carences, des troubles du comportement alimentaire ou de pathologies plus graves. 6

Perte de poids progressive et durable

  • Progressive : 2 à 4kg/mois afin d’éviter l’effet yoyo par la suite.
  • Durable : la perte de poids fait partie intégrante du traitement de l’obésité. Elle permet la prévention de nombreuses pathologies associées (pathologies digestives et/ou métaboliques, dérèglements hormonaux, troubles psychologiques…).
  • Sans fatigue : qui pourrait signifier que les quantités ingérées sont insuffisantes par rapport aux besoins et donc entrainer des carences. De plus il est important de maintenir la masse musculaire.
  • Sans fringale : ne pas avoir faim entre les repas assure un suivi du régime sur le long terme et limite les risques de frustration.

Moyens nutritionnels

  • Maitriser les lipides (35% de l’AET = 10g de MG par repas)
  • Maintenir un apport protidique et de glucides complexes suffisant

Les besoins énergétiques sont calculés en évaluant les apports actuels du sujet moins un tiers. Les apports protéiques conseillés sont de 12 à 15% de l'apport énergétique total soit 1,2 à 1,5g/Kg/j du poids de forme ou le poids en accord avec un IMC basé à 25. Les glucides sont de 50 à 55 % de l'apport énergétique total et 35% pour les lipides. L'hydratation est primordiale et ne dois pas être inférieure à 1,5-2L d'eau par jour.

Bienfaits

Une meilleure satiété ?

Une consommation élevée de protéines permettrait une meilleure satiété. La production d’hormones spécifiques serait augmentée par l’augmentation des apports en protéines. A contrario, la sécrétion de la ghréline (hormone de la faim), serait moindre. Permettant une diminution spontanée des quantités alimentaires consommées. 78910111213

Augmente la dépense calorique ?

Enrichir son alimentation en protéines permettrait d’augmenter le métabolisme de base, soit l’énergie dépensée pour les fonctions vitales de notre organisme. Et donc une meilleure dépense énergétique lors d’une pratique physique. 1415161718

Comment suivre un régime hyperprotéiné?

Il est important d’être accompagné par un médecin ou un diététicien nutritionniste pour entreprendre un régime hyperprotéiné.

L’alimentation est basée sur les produits laitiers, les viandes, les poissons, les oeufs. Dans le cas du végétarisme, les oeufs, les produits laitiers ainsi que l’association céréales + légumineuses sont mis en avant.

Dans tous les cas, il est conseillé de varier les sources de protéines pour éviter toute carence. Les charcuteries, les crèmes desserts ou les produits préparés ne sont pas recommandés à outrance. Ils contiennent trop peu de protéines et leur richesse en sucres et mauvais gras est excessive. Ne pas négliger les autres sources d’aliments, comme les légumes, les fruits et les féculents. À inclure obligatoirement dans la ration quotidienne.

Quels sont les risques?

Est-il dangereux de suivre un régime hyperprotéiné? Quelles conséquences pour la santé? Quels dangers?

Une perte de poids, rapide, mais seulement à court terme

Bien que l'efficacité des régimes protéinés non thérapeutiques dans la perte de poids a été démontré, ils n'en demeurent pas moins des pratiques à risque. L'inconvénient étant que la reprise de poids se fait systématiquement après l’arrêt du régime.

Les fonctions rénales affectées

Une étude espagnole de l’université de grenade, a tenté de démontrer les effets néfastes de tels régimes sur la santé des reins. L’étude porte sur deux groupes de rats, l’un ayant une alimentation normo-protéinée et le second suivant un régime hyperprotéiné pendant une période de 12 semaines.19202122

Des résultats significatifs ?

Les résultats montrent une perte de poids de 10% en 12 semaines chez les rats suivant le régime hyperprotéiné. Or leur taux de citrate urinaire, qui inhibe la production de cristaux de calcium, est plus faible de 88%. Quant au pH urinaire, il est 15% plus acide.
Pour compenser l’acidité induite par un apport trop élevé en protéine, l’organisme augmente la sécrétion de calcium urinaire. Un taux de citrate faible, un pH urinaire acide et des taux élevés de calcium dans les urines sont des facteurs de risque pour la formation de calculs rénaux.23

Attention à l'hydratation

Ce régime suppose une hydratation suffisante, soit 2,5 litres d’eau par jour. Afin d'assurer la bonne élimination des déchets créés par la digestion des protéines. Un apport hydrique insuffisant engendre une fonction rénale altérée, avec une accumulation de déchets toxiques pour l'organisme.

Conclusion

Régime hyperprotéiné exclusif

Les régimes hyperprotéinés non thérapeutiques, sans fondements scientifiques ont donc un impact néfaste à long terme sur la santé en général. L’une des auteurs de ces travaux, Virginia Aparacio considère que les effets négatifs de tels régimes dépendent de l’alimentation du sujet. La consommation accrue de fruits et légumes diminuent les effets négatifs d’un apport excessif en protéines par exemple.

Régime hyperprotéiné modéré

En ce qui concerne le régime hyperprotéiné modéré, pas d'étude scientifique évoque leur impact négatif sur la santé. Le suivi médical et diététique est encouragé pour assurer sa bonne pratique. Une bonne hydratation et une consommation suffisante en végétaux permet de contrebalancer l’acidité du corps et la survenue de calculs rénaux.

Exemples de menus et recettes

Petit déjeuner

Fromage blanc, pépites de chocolat et amandes concassées
+
Compote enrichie en lait en poudre (Régilait).

Déjeuner

Carottes râpées et brisure de parmesan, mousseline de pommes de terre enrichie avec un œuf, jardinières de légumes

Filet de cabillaud poêlé

Mélange de yaourt et morceaux de fruits

Diner

Crème de potiron, croutons et fromage râpé

Tartines de poulet et champignons grillés cuites au four

Part de gâteau au yaourt au citron

Les aliments en détail

Aliments autorisés

Tubercules : pommes de terre, patate douce
Légumes : frais, surgelés ou en conserves au naturel ou en compote, artichauts, asperges, aubergines, avocats, betteraves, blettes, brocoli, carottes, céleri branche ou rave, choux (chou-fleur, choux de Bruxelles, Romanesco, brocolis, choux vert, blanc, rouge), citrouille, concombres, courgettes, endives, épinards, fenouil, haricots verts, plats d’Espagne, beurre, navets,oignons, oseille, poireaux, poivrons, radis, salsifis, tomates, petits pois, salades
Aromates : aneth, basilic, cerfeuil, ciboulette, coriandre, estragon, menthe, origan, persil, romarin, sauge, thym
Champignons : cèpes, shiitakes, girolles, mousserons…
Fruits : Abricots, ananas, banane, cassis, cerises, citrons, dattes, figues, fraise, framboises, grenades, groseilles, kaki, kiwi, mangue, melon, myrtilles, pamplemousse, pastèque, pêche pomme, raisins, tomate
Fruits secs : dattes, abricots, pruneaux, figues, raisins, bananes, mangue, ananas, pommes, cranberries, myrtille, goji
Oléagineux : amandes, noix (brésil, pécan, cajou…), noisettes, pistaches, arachides…
Légumineuses : haricots (flageolet, azukis, bancs de Vendée, rouges), lentilles (vertes, corail), pois, fèves, pois cassés, pois chiche
Céréales avec gluten (complètes) : blé, seigle, orge, avoine, triticale, épeautre, kamut, farines infantiles sans trace de lait, céréales Picot (en pharmacie).
Céréales sans gluten : millet, amarante, quinoa, riz, sarrasin, sorgho, teff, maïs, tapioca (farine, semoule, flocons)
Graines : graines de lin, de sésame, de tournesol, de pavot, de courge, pignons de pin
Boissons végétales (enrichie en calcium) : lait de soja, d’amande, d’avoine, de châtaignes, lait de coco, de chanvre, de graines de tournesol ou de sésame, lait d’épeautre, de kamut, de millet, de noisette, de noix, d’orge, lait de quinoa et de riz.
Produits laitiers : lait, yaourt, faisselles, fromage blanc, fromage frais, fromage affinés, lait de vache, lait de chèvre, lait de brebis, lais de juments, petits suisses
Féculents : pain de mie, biscottes, purée du commerces, farines, crêpes, pancakes
Crèmes végétales : soja, avoine, amande, riz, noix de coco
Algues : laitue de mer, kombu, haricot de mer, wakamé, dulse avec des crudités, nori sushis, spiruline
Condiments : gomasio, vinaigre de cidre, levure de bière, épices, moutarde, cornichons, câpres
Graines germées : de légumineuses, de céréales, alfalfa, radis, brocoli, poireaux, moutarde, courge, persil, cresson, roquette, chou chinois, navet
Matières grasses : Huiles oméga 3 : noix, chanvre, colza, lin, cameline, germe de blé
Huiles oméga 6 : olive, tournesol, carthame, sésame, margarine sans protéines de lait
Protéines concentrées végétales : seitan, tofu, tempeh, humus
Viandes blanches : veau, porc, lapin, volaille (poulet, poule, dinde, canard, pintade, pigeon), jambon blanc
Poissons maigres* : cabillaud, colin, églefin, limande, merlan, sole, thon en boîte
Poissons gras : hareng, maquereau, truite,sardine, saumon
Crustacés : Huîtres, moules, Coquilles St Jacques, Calamars, Crevettes, Langoustine, Langouste, Homard.
Œufs

A limiter

Matières grasses : graisses animales, beurre, crème fraîche
Condiment : sel
Produits sucrés : chocolat, confiture, gelée, miel, pâtisseries, miel, confiture, gelées, sirop d'érable, sirop d'agave, pâtisseries, viennoiseries sucre raffiné, sucre roux, cassonade, biscuits, bonbons
Boissons : boissons sucrées (sodas, jus de fruit (même 100% pur jus)
Viande rouge : bœuf, cheval, agneau (2x/semaine maximum)
Charcuterie : viande fumée, séchée ou salée, le jambon cru, le bacon, les lardons, les saucisses sèches, le saucisson, la viande des Grisons, ainsi que les hot-dogs et certaines saucisses

A éviter

Céréales petits déjeuner : corn flakes, riz soufflé, Coco krispies…
Produits transformés et industriels : plats préparés, conserves, pain de mie, desserts, pizzas, mayonnaise et ketchup…
Additifs alimentaires : édulcorants, conservateurs, exhausteur de gout, parfums de synthèse
Matières grasses : margarines, sauces industrielles, fritures, huile d'arachide, huiles raffinées, huile de coco, graisses et huiles chauffées à plus de 110 / 120 degrés
Les aliments allégés
Alcools
: vin, bière, alcools forts

Questions fréquentes

Le régime hyperprotéiné : qu'est-ce que c'est?

Le régime hyperprotéiné est un régime hospitalier, essentiellement utilisé dans les hôpitaux ; il permet d’améliorer la santé nutritionnelle des malades. L'objectif est d’augmenter la part des protéines dans l’alimentation, au détriment des lipides et des glucides.

Pourquoi suivre un régime hyperprotéiné?

- Contrôle de la satiété
- Augmentation de la dépense énergétique
- Lutte contre l'obésité et la dénutrition

Quelles sont les mises en garde?

Le régime hyperprotéiné peut présenter un risque pour la santé :
- Reprise de poids
- Effets néfastes sur la santé des reins


  • 1Effects of meals high in carbohydrate, protein, and fat on ghrelin and peptide YY secretion in prepubertal children.Lomenick JP1, Melguizo MS, Mitchell SL, Summar ML, Anderson JW.Author information1Department of Pediatrics, Division of Endocrinology and Molecular Medicine, University of Kentucky College of Medicine, Lexington, Kentucky 40508, USA. [email protected]
  • 2Critical role for peptide YY in protein-mediated satiation and body-weight regulationAuthor links open overlay panelRachel L.Batterham1HelenHeffron1SaloniKapoor1Joanna E.Chivers1KevalChandarana1HerbertHerzog2Carel W.Le Roux3E. LouiseThomas4Jimmy D.Bell4Dominic J.Withers1Show more
  • 3Contribution of gastroenteropancreatic appetite hormones to protein-induced satiety.Belza A1, Ritz C, Sørensen MQ, Holst JJ, Rehfeld JF, Astrup A.Author information1Department of Nutrition, Exercise and Sports, Faculty of Science, University of Copenhagen, Copenhagen, Denmark.
  • 4Effect of a high-protein breakfast on the postprandial ghrelin response.Blom WA1, Lluch A, Stafleu A, Vinoy S, Holst JJ, Schaafsma G, Hendriks HF.Author information1TNO Quality of Life, Zeist, Netherlands.
  • 5Ghrelin and glucagon-like peptide 1 concentrations, 24-h satiety, and energy and substrate metabolism during a high-protein diet and measured in a respiration chamber.Lejeune MP1, Westerterp KR, Adam TC, Luscombe-Marsh ND, Westerterp-Plantenga MS.Author information1Department of Human Biology, Maastricht University, Maastricht, The Netherlands. [email protected]
  • 6A high-protein diet induces sustained reductions in appetite, ad libitum caloric intake, and body weight despite compensatory changes in diurnal plasma leptin and ghrelin concentrations.Weigle DS1, Breen PA, Matthys CC, Callahan HS, Meeuws KE, Burden VR, Purnell JQ.Author information1University of Washington School of Medicine, Seattle, WA, USA. [email protected]
  • 7The influence of thermic effect of food on satiety.Crovetti R1, Porrini M, Santangelo A, Testolin G.Author information1Department of Food Science and Technology, University of Milan, Italy.
  • 8The effects of high protein diets on thermogenesis, satiety and weight loss: a critical review.Halton TL1, Hu FB.Author information1Dept. of Nutrition, Harvard School of Public Health, 665 Huntington Ave, Boston, MA 02115, USA. [email protected]
  • 9Effect of protein overfeeding on energy expenditure measured in a metabolic chamber.Bray GA1, Redman LM1, de Jonge L1, Covington J1, Rood J1, Brock C1, Mancuso S1, Martin CK1, Smith SR1.Author information1From the Pennington Biomedical Research Center, Baton Rouge, LA (GAB, LMR, JC, JR, CB, SM, and CKM); George Mason University, Arlington, VA (LdJ); and Translational Research Institute for Metabolism and Diabetes Florida Hospital and Sanford Burnham Institute, Orlando, FL (SRS).
  • 10Maintenance of energy expenditure on high-protein vs. high-carbohydrate diets at a constant body weight may prevent a positive energy balance.Martens EA1, Gonnissen HK2, Gatta-Cherifi B3, Janssens PL2, Westerterp-Plantenga MS2.Author information1Department of Human Biology, Maastricht University, Maastricht, The Netherlands. Electronic address: [email protected] of Human Biology, Maastricht University, Maastricht, The Netherlands.3Group Energy Balance and Obesity, INSERM U862, Neurocentre Magendie, Bordeaux, France.
  • 11Changes in energy expenditure associated with ingestion of high protein, high fat versus high protein, low fat meals among underweight, normal weight, and overweight females.Riggs AJ1, White BD, Gropper SS.Author information1Department of Health and Kinesiology, Georgia Southern University, Statesboro, Georgia, USA. [email protected]
  • 12Postprandial thermogenesis is increased 100% on a high-protein, low-fat diet versus a high-carbohydrate, low-fat diet in healthy, young women.Johnston CS1, Day CS, Swan PD.Author information1Departments of Nutrition, Arizona State University East, Mesa 85212, USA. [email protected]
  • 13The role of higher protein diets in weight control and obesity-related comorbidities.Astrup A1, Raben A1, Geiker N2.Author information1Department of Nutrition, Exercise and Sports, Faculty of Science, University of Copenhagen, Copenhagen, Denmark.2Unit for Nutrition Research at the Central Kitchen (EFFECT), University of Copenhagen Hospital Herlev, Herlev, Denmark.
  • 14Effects of energy-restricted high-protein, low-fat compared with standard-protein, low-fat diets: a meta-analysis of randomized controlled trials.Wycherley TP1, Moran LJ, Clifton PM, Noakes M, Brinkworth GD.Author information1Sansom Institute for Health Research, Division of Health Sciences, University of South Australia, Adelaide, Australia. [email protected]
  • 15Randomized trial on protein vs carbohydrate in ad libitum fat reduced diet for the treatment of obesity.Skov AR1, Toubro S, Rønn B, Holm L, Astrup A.Author information1Research Department of Human Nutrition, The Royal Veterinary and Agricultural University, Copenhagen, Denmark.
  • 16Impact of protein supplementation after bariatric surgery: A randomized controlled double-blind pilot study.Schollenberger AE1, Karschin J2, Meile T3, Küper MA4, Königsrainer A3, Bischoff SC5.Author information1Centre of Nutritional Medicine, University of Hohenheim and University Hospital of Tübingen, Tübingen, Germany.2Department of Nutritional Medicine, University of Hohenheim, Stuttgart, Germany.3Department of General, Visceral and Transplant Surgery, University Hospital Tübingen, Tübingen, Germany.4Department of General and Visceral Surgery, Bundeswehrkrankenhaus, Berlin, Germany.5Department of Nutritional Medicine, University of Hohenheim, Stuttgart, Germany. Electronic address: [email protected]
  • 17Effects of high-protein diets on fat-free mass and muscle protein synthesis following weight loss: a randomized controlled trial.Pasiakos SM1, Cao JJ, Margolis LM, Sauter ER, Whigham LD, McClung JP, Rood JC, Carbone JW, Combs GF Jr, Young AJ.Author information1Military Nutrition Division, U.S. Army Research Institute of Environmental Medicine, 15 Kansas St., Bldg 42, Natick, MA 01760, USA. [email protected]
  • 18Normal protein intake is required for body weight loss and weight maintenance, and elevated protein intake for additional preservation of resting energy expenditure and fat free mass.Soenen S1, Martens EA, Hochstenbach-Waelen A, Lemmens SG, Westerterp-Plantenga MS.Author information1Department of Human Biology, Nutrition and Toxicology Research Institute Maastricht, Maastricht University, Maastricht, The Netherlands.
  • 19High-protein diets and renal status in rats.Aparicio VA1, Nebot E, García-del Moral R, Machado-Vílchez M, Porres JM, Sánchez C, Aranda P.Author information1Department of Physiology, School of Pharmacy, Faculty of Sport Sciences and Institute of Nutrition and Food Technology, University of Granada, Spain. [email protected]
  • 20Effects of dietary protein restriction on the progression of moderate renal disease in the Modification of Diet in Renal Disease Study.
  • 21[Effect of Individualized Low-protein Diet Intervention on Renal Function of Patients with Chronic Kidney Disease].[Article in Chinese]Zhang MM1, Zhao Y2, Zhu YL.Author information11. Department of Nutrition and Food Hygiene,Public Health College of Harbin Medical University,Harbin 150081,China2 Department of Clinical Nutrition,Hegang People's Hospital,Hegang,Heilongjiang 154101,China;2Department of Nutrition and Food Hygiene,Public Health College of Harbin Medical University,Harbin 150081,China2 Department of Clinical Nutrition,Hegang People's Hospital,Hegang,Heilongjiang 154101,China.
  • 22Dietary Protein and Potassium, Diet-Dependent Net Acid Load, and Risk of Incident Kidney Stones.Ferraro PM1, Mandel EI2, Curhan GC2,3, Gambaro G4, Taylor EN3,5.Author information1Division of Nephrology, Fondazione Policlinico Universitario "A. Gemelli", Catholic University of the Sacred Heart, Rome, Italy; [email protected] Division, Department of Medicine and.3Channing Division of Network Medicine, Department of Medicine, Brigham and Women's Hospital, Harvard Medical School, Boston, Massachusetts; and.4Division of Nephrology, Fondazione Policlinico Universitario "A. Gemelli", Catholic University of the Sacred Heart, Rome, Italy.5Division of Nephrology and Transplantation, Maine Medical Center, Portland, Maine.
  • 23Animal protein and the risk of kidney stones: a comparative metabolic study of animal protein sources.Tracy CR1, Best S2, Bagrodia A3, Poindexter JR4, Adams-Huet B5, Sakhaee K5, Maalouf N5, Pak CY4, Pearle MS6.Author information1Department of Urology, University of Iowa, Iowa City, Iowa.2Department of Urology, University of Wisconsin-Madison, Madison, Wisconsin.3Department of Urology, University of Texas Southwestern Medical Center, Dallas, Texas.4Jane and Charles Pak Center for Mineral Metabolism and Clinical Research, University of Texas Southwestern Medical Center, Dallas, Texas.5Department of Internal Medicine, University of Texas Southwestern Medical Center, Dallas, Texas.6Department of Urology, University of Texas Southwestern Medical Center, Dallas, Texas; Jane and Charles Pak Center for Mineral Metabolism and Clinical Research, University of Texas Southwestern Medical Center, Dallas, Texas. Electronic address: [email protected]
Fedwa Ayachi
Fedwa Ayachi, Auteur

Diététicienne Nutritionniste diplômée.