Glutathion: bienfaits, posologies

-

Le glutathion est une protéine naturellement produite par l’organisme. Il s’agit plus précisément d’un tripeptide, composé de trois acides aminés : l’acide glutamique, la cystéine et la glycine. Son action antioxydante puissante intervient pour ralentir le vieillissement cellulaire et limiter notamment les dommages du stress oxydatif. Il existe sous deux formes en équilibre dans l’organisme : une forme réduite (GSH), biologiquement active et une forme oxydée (GSSG).

Présentation

glutathion, l'antirouille

Découvert en 1888, le glutathion est une molécule de nature tripeptidique naturellement présente chez les plantes, les cellules animales et les champignons. Il  est particulièrement concentrée dans certains fruits et légumes. Il est reconnu comme l’antioxydant majeur de l’organisme. Avec la SOD, ce sont les deux "antirouille" les plus puissants dans notre organisme En outre, il est indispensable à certaines réactions métaboliques et biochimiques, par exemple la synthèse et la réparation de l'ADN, la synthèse des protéines et de prostaglandines, le transport des acides aminés et l'activation des enzymes12‌.

Propriétés et bienfaits du glutathion

Propriété antioxydante

De nombreuses recherches ont démontré l’activité antioxydante puissante du glutathion1 2.

Le glutathion protège les cellules contre le stress oxydatif de deux manières:

  • Il capte les groupements chimiques oxydants et contribue ainsi à réduire les effets délétères oxydants provoqués par les radicaux libres, ces dérivés actifs de l'oxygène hautement réactifs et instables.
  • Il inhibe l’oxydation (peroxydation) des lipides.

Anti-vieillissement

Par ses effets antioxydants puissants, il contribue à lutter contre le vieillissement et ses différents troubles associés:

  • complications du diabète3
  • athérosclérose et hypercholestérolémie4
  • cataracte, glaucome
  • déclin cognitif et maladies nerveuses dégénératives

De faibles niveaux de glutathion sont associés non seulement au vieillissement mais également à l’apparition de diverses maladies9‌. Notamment, le stress chronique, l’anxiété et la dépression10‌.

Élimination des toxiques et métaux lourds

En se liant à différents composés toxiques, il joue un rôle majeur dans la défense de l'organisme contre les xénobiotiques5 (substances étrangères à l'organisme, carcinogènes, pollution, pesticides, métaux lourds, médicaments6 7...). En effet, il favorise l’élimination de ces polluants, rendus hydrosolubles, dans la bile ou les urines.

Hautement concentré au niveau du foie, il exerce un rôle détoxifiant en limitant l’accumulation de toxines8.

Ainsi, le glutathion sera utile dans de nombreux cas:

  • intoxication aux métaux lourds et les pathologies associées
  • prises de médicaments ou hygiène de vie perturbée
  • maladies du foie: hépatite 9, alcoolisme...

Maladies nerveuses dégénératives

Le glutathion en tant qu’antioxydant joue donc un rôle essentiel pour le bien-être de l'organisme. Il assure notamment le maintien de l'activité physique et mentale en prévenant l'apparition de certains troubles mentaux comme la démence, la schizophrénie10 ou la maladie de Parkinson11 12 13 14. Il pourrait aussi intervenir favorablement lors de sclérose latérale amyotrophique15 où l'on retrouve des taux bas de glutathion.

C’est donc un antioxydant puissant pour le système nerveux central. Il aide ainsi le cerveau à lutter contre les attaques radicalaires préservant de la sénescence le siège de la pensée et de la mémoire. A ce titre, le rôle bénéfique du glutathion sur la protection contre le déclin cognitif lié à l’âge16 et les maladies neurodégénératives17 18 19‌‌ a été démontré par plusieurs expérimentations. Il joue donc un rôle de prévention et de lutte contre de ce type de maladie.

Anti-inflammatoire pulmonaire et digestif

Par son action antioxydante le glutathion aide à combattre les inflammations20. Des données scientifiques suggèrent que le glutathion réduit (GSH) des lymphocytes pourrait potentiellement servir de marqueur périphérique de l’inflammation pulmonaire.

Le glutathion protège également de l’inflammation du système digestif. Notamment dans les cas de gastrite, ulcères de l'estomac et de pancréatite. Aussi, il agit en cas d’inflammation intestinale: colite, rectocolite et maladie de Crohn21.

Propriété immunostimulante

Le glutathion participe à la régulation et régénération des défenses naturelles. De fait, il contribue au renforcement des défenses de l’organisme par son action stimulatrice sur la production de lymphocytes ou d’interleukine du système immunitaire22 23. Le glutathion aide donc à combattre les maladies et les infections notamment dans les cas du virus HIV24 25.

Cancer

Peu d’études scientifiques réalisées sur l’homme ont été faites26 27.

Des données préliminaires suggèrent que l’apport en glutathion des fruits et légumes pourrait être associé à un risque réduit de cancer pharyngé28.

Nous disposons de peu d’informations scientifiques sur les effets préventifs et curatifs du glutathion dans le cadre du cancer. Néanmoins, le glutathion joue un rôle majeur dans l’élimination de plusieurs cancérogènes tout en maintenant l’optimisation des fonctions immunitaires qui contribuent aux défenses anti-tumeur. Par ailleurs, des études ont montré que la curcumine, présente dans le curcuma, a la capacité d’augmenter l’activité du glutathion S-transférase (GST) dans le foie, ce qui contribue à ses activités anti-inflammatoires et anti-cancérogènes.

Les différentes formes

En complément alimentaire

Il existe plusieurs types de compléments alimentaires avec du glutathion.

Il faut bien distinguer les 2 types:

  • Le glutathion réduit (GSH), qui est la seule forme active, doit être précisée sur l'emballage.
  • Le glutathion oxydé: si seul le mot "glutathion" apparaît sur la boîte, alors il s'agit de glutathion oxydé.

Par voie orale, le glutathion présente une faible biodisponibilité29 30 31 car ce petit peptide est rapidement dégradé au niveau intestinal. C'est pourquoi, il est proposé sous différentes galéniques pour améliorer ou non son assimilation.

  • Sublingual: à mettre sous la langue. Le glutathion est bien assimilée sous cette forme, mais les quantités absorbées sont très faibles
  • Gélules ou comprimés classiques: il est rendu inactif par les acides de l'estomac.
  • Gélules gastro-résistantes: il est protégé de l'impact de l'estomac pour être libéré dans l'intestin. C'est donc une formule performante
  • Forme liposomale: le glutathion est encapsulé dans des micro-particules de graisse. Cela le rend résistant aux acides gastriques et lui permet aussi d'être mieux assimilé par l'intestin. C'est la forme la plus puissante.

Précurseurs

Aussi, il est possible de prendre plutôt certains composés précurseurs: la glutamine32, la N-acétyl-cystéine (NAC) 33, la gamma-glutamylcystéine, la cystéinylglycine. D'autre part, il est reconnu que l’acide alpha-lipoïque et la silymarine augmentent les niveaux sanguins de glutathion.

Sous forme nasale ou sous forme injectable

  • Inhalé, le glutathion est utilisé pour traiter les maladies pulmonaires, y compris la fibrose pulmonaire idiopathique, la fibrose kystique et les maladies pulmonaires chez les personnes atteintes de la maladie du VIH.
  • Par voie intramusculaire, le glutathion est utilisé pour prévenir la toxicité de la chimiothérapie et pour le traitement de l’infertilité masculine.
  • Par voie intraveineuse, le glutathion est utilisé pour prévenir l’anémie chez les patients subissant une hémodialyse, ou traiter la maladie de Parkinson. Aussi, il s'utilise comme traitement du diabète ou en prévention de la toxicité de la chimiothérapie.

En pratique

Dosage et posologie du glutathion

En préventif : de 200 à 400 mg de GSH en 2 prises (matin et soir). Cure de 3 mois (1 ou 2 fois par an).

En cas de pathologie avérée : de 450 à 600 mg par jour en 3 prises. Cures de 3 à 6 mois, renouvelables.

Utilisation

Le glutathion se prend pendant les repas.

Associations et synergies

Le glutathion participe à transformer la forme oxydée de l’acide ascorbique en vitamine C et à stimuler son pouvoir antioxydant34 35. Il contribue également à restaurer l’action antioxydante de la vitamine E 36 37 38 39.

La vitamine C augmente son absorption et ses effets. Il est intéressant de l’associer avec le glutathion40.

Certains oligo-éléments (zinc, cuivre, manganèse, fer et sélénium) peuvent venir renforcer son rôle protecteur.

Précautions d’emploi

Les doses journalières ne doivent pas dépasser plus de 600 mg.

Ne pas prendre plus de 600 mg en usage prolongé (plus de 2/3 mois) sans recommandation d’un thérapeute. En effet, peu de données sont disponibles sur la prise à long terme. Elle n’engendre pas d’effets négatifs sur 3 mois.

Pour les femmes enceintes, allaitantes, il n’y a pas de contre-indications connues. En revanche, plusieurs complications lors de la grossesse ont été liées à de faibles taux de glutathion41. Néanmoins, en l’absence de données pharmacologiques précises, il est conseillé de ne pas consommer plus de 600 mg sur une période de 3 mois maximum.

Contre indications

Les compléments alimentaires à base de glutathion peuvent, à ce jour, être consommés en totale innocuité.

Cependant, le glutathion inhalé (nébulisé) peut provoquer un bronchospasme chez les personnes souffrant d’asthme42.

Effets secondaires

Administré selon les doses prescrites, le glutathion ne cause aucun effet indésirable. Néanmoins certains effets secondaires rencontrés chez l’enfant par voie orale ou topique ont été rapportés soit une éruption cutanée intolérable et une irritabilité 43.

Interactions médicamenteuses

Aucune connue

Sources alimentaires

Vitamine C, sélénium et glutamine contribuent à accroître le taux de glutathion dans l’organisme. Il est recommandé, pour en disposer suffisamment, de manger des fruits et des légumes, notamment ceux de la famille des crucifères.

Le glutathion se trouve dans de nombreux fruits et légumes non cuits ou transformés, surtout :

  • les fruits: pamplemousses, pommes, oranges, pêches, bananes et melons...
  • les légumes (surtout ceux de la famille des crucifères): brocoli, chou, épinards, navet, rutabaga, chou-fleur, chou de Bruxelles...

  • 1Lomaestro BM, Malone M (1995). Glutathione in health and disease: pharmacotherapeutic issues. Ann Pharmacother. 29:1263-73.
  • 2Anderson ME (1998). Glutathione: an overview of biosynthesis and modulation. Chem Biol Interact. 24;111-112:1-14.
  • 3Hong SY, Gil HW, Yang JO, Lee EY, Kim HK, Kim SH, Chung YH, Hwang SK, Lee ZW (2005). Pharmacokinetics of glutathione and its metabolites in normal subjects. J Korean Med Sci. 20(5):721-6.
  • 4Martin HL, Teismann P (2009). Glutathione--a review on its role and significance in Parkinson's disease. FASEB J. 23(10):3263-72.
  • 5Kretschmar M, Klinger W (1990). The hepatic glutathione system-influences of xenobiotics. Exp Pathol. 38:145-164.
  • 6: Corcoran GB, Wong BK (1986). Role of glutathione in prevention of acetaminophen-induced hepatotoxicity by N-acetyl-l-cysteine in vivo. J Pharmacol Exp Ther 238:54-61.
  • 7Biaglow JE, Varnes ME, Epp ER, et al (1989). Role of glutathione and other thiols in cellular response to radiation and drugs. Drug Metab Rev. 20:1-12.
  • 8Ketterer B, Coles B, Meyer DJ (1983). The role of glutathione in detoxication. Environ Health Perspect. 49:59-60.
  • 9Lang CA, Naryshkin S, Schneider DL, et al (1992). Low blood glutathione in healthy aging adults. J Lab Clin Med. 120:720-725.
  • 10Julius M, Lang CA, Glieberman L, et al (1994). Glutathione and morbidity in a community based sample of elderly. J Clin Epidemiol 47:1021-1026
  • 11Abdalla DSP, Monteiro HP, Oliveira JAC, et al (1986). Activities of superoxide dismutase and glutathione peroxidase in schizophrenic and manic-depressive patients. Clin Chem. 32:805-807.
  • 12Marshall KA, Reist M, Jenner P, el al (1999). The neuronal toxicity of sulfite plus peroxynitrite is enhanced by glutathione depletion: implications for Parkinson's disease. Free Radic Biol Med. 27:515-20.
  • 13Jenner P, Olanow CW (1998). Understanding cell death in Parkinson's disease. Ann Neurol. 44(3 Suppl 1):S72-84.
  • 14Merad-Boudia M, Nicole A, Santiard-Baron D, et al. Mitochondrial impairment as an early event in the process of apoptosis induced by glutathione depletion in neuronal cells: relevance to Parkinson's disease. Biochem Pharmacol 1998;56:645-55.
  • 15Pearce RK, Owen A, Daniel S, et al. Alterations in the distribution of glutathione in the substantia nigra in Parkinson's disease. J Neural Transm 1997;104:661-77.
  • 16Samiec PS, Drews-Botsch C, Flagg EW, et al (1998). Glutathione in human plasma: decline in association with aging, age-related macular degeneration, and diabetes. Free Radic Biol Med. 24:699-704.
  • 1717 : Adams JD Jr, Klaidman LK, Odunze IN, Shen HC, Miller CA (1991). Alzheimer’s and Parkinson’s Disease. Brain levels of glutathione, glutathione disulfide, and vitamin E. Mol Clin Neuropathol. 14:213-226.
  • 18Bains JS, Shaw CA (1997). Neurodegenerative disorders in humans: the role of glutathione in oxidative stress-mediated neuronal death. Brain Res Brain Res Rev. 25:335-58.
  • 19Chiang GC, Mao X, Kang G, Chang E, Pandya S, Vallabhajosula S, Isaacson R, Ravdin LD (2017). Alzheimer's Disease Neuroimaging Initiative, Shungu DC2. Relationships among Cortical Glutathione Levels, Brain Amyloidosis, and Memory in Healthy Older Adults Investigated In Vivo with 1H-MRS and Pittsburgh Compound-B PET. AJNR Am J Neuroradiol. 38(6):1130-1137.
  • 20Lands LC, Grey V, Smountas AA, Kramer VG, McKenna D (1999). Lymphocyte glutathione levels in children with cystic fibrosis. Chest. 116(1):201-5.
  • 21Fidelus RK, Tsan MF. Glutathione and lymphocyte activation: a function of aging and auto-immune disease. Immunology 1987; 61:503-50.
  • 22Wu D. Meydani SN, Sastre J, et al (1994). In vitro glutathione supplementation enhances interleukin-2 production and mitogenic response of peripheral blood mononuclear cells from young and old subjects. J Nutr. 124:655-663.
  • 23Droge W, Holm E (1997). Role of cysteine and glutathione in HIV infection and other diseases associated with muscle wasting and immunological dysfunction. FASEB J. 11:1077-89.
  • 24Herzenberg LA, De Rosa SC, Dubs JG, et al (1997). Glutathione deficiency is associated with impaired survival in HIV disease. Proc Natl Acad Sci USA. 94:1967-72.
  • 25Bounous G, Batist G, Gold P (1991). Whey proteins in cancer prevention. Cancer Lett. 57(2):91-4.
  • 26Flagg EW, Coates RJ, Jones DP, et al (1994). Dietary glutathione intake and the risk of oral and pharyngeal cancer. Am J Epidemiol. 139:453-65.
  • 27Flagg EW, Coates RJ, Jones DP, et al (1994). Dietary glutathione intake and the risk of oral and pharyngeal cancer. Am J Epidemiol. 139:453-65.
  • 28The lancet 344 :796-798,1994
  • 29Nutrition reviews 54 :1-30,1996
  • 30clinical science 91 :575-582, 1996
  • 31Clinical science 91 :575-582, 1996
  • 32Hong SY, Gil HW, Yang JO, Lee EY, Kim HK, Kim SH, Chung YH, Hwang SK, Lee ZW (2005). Pharmacokinetics of glutathione and its metabolites in normal subjects. J Korean Med Sci. 20(5):721-6.
  • 33Witschi A, Reddy S, Stofer B, et al (1992). The systemic availability of oral glutathione. Eur J Clin Pharmacol. 43:667-9.
  • 34Hunjan MK, Evered DF. Absorption of glutathione from the gastrointestinal tract. Biochim Biophys Acta 1985;815:184-188.
  • 35Amores-Sanchez MI, Medina MA (1999). Glutamine, as a precursor of glutathione, and oxidative stress. Mol Genet Metab. 67:100-5.
  • 36Ruffmann R, Wendel A (1991). GSH rescue by N-acetylcysteine. Klin Wochenschr. 69:857-62.
  • 37Meister A (1992). On the antioxidant effects of ascorbic acid and glutathione. Biochem Pharmacol. 1992. 44(10):1905-15.
  • 38Meister A (1994). Glutathione, ascorbate, and cellular protection. Cancer Res (Suppl). 54:1969S-1975S.
  • 39Meister A (1994). Glutathione, ascorbate, and cellular protection. Cancer Res (Suppl). 54:1969S-1975S.
  • 40Niki, E., Tsuchiya. J., Tanimura, R and Kamiya. Y (1982). Regeneration of vitamin E from a-chromanoyl radical by glutathione and vitamin C. Chem. Lett. Jpn., 23: 789-792, 41.
  • 41Reddy, C. C., Scholz. R. W. Thomas, C. E.. and Massaro, E. J (1982). Vitamin E dependent reduced glutathione inhibition of rat liver microsomal lipid peroxidation. Life Sci. 31: 571-576.
  • 42Wefers H. and Sics. H (1988). The protection by ascorbate and glulathione against microsomal lipid peroxidation is dependent on vitamin E. Eur. J. Biochem. 174: 353-357.
  • 43Lecdlc R. A., and Aust, S. D (1990). The effect of glutathione on the vitamin E requirement for inhibition of liver chromosomal lipid peroxidation. Lipids, 25: 241-245.
  • 44Datta K, Roy SK, Mitra AK, Kulkarni AP (1994). Glutathione S-transferase mediated detoxification and bioactivation of xenobiotics during early human pregnancy. Early Hum Dev. 37(3):167-74.
  • 45Marrades RM, Roca J, Barbera JA, et al. (1997). Nebulized glutathione induces bronchoconstriction in patients with mild asthma. Am J Respir Crit Care Med. 156(2 Pt 1):425-30.
  • 46Kern JK, Geier DA, Adams JB, Garver CR, Audhya T, Geier MR (2011). A clinical trial of glutathione supplementation in autism spectrum disorders. Med Sci Monit. 17(12):CR677-82.
  • 47Clinical science 91 :575-582, 1996
Mounir Belkouch
Mounir Belkouch, Auteur

Rédacteur scientifique nutrition et santé – Biochimiste de formation et Doctorat en neurosciences – Chercheur pendant 11 ans ayant publié plusieurs études.