Bains de Salmanoff: bienfaits, applications

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Les bains de Salmanoff, élaborés par le docteur Salmanoff, présentent des propriétés thérapeutiques intéressantes. Peu pratiqués de nos jours, ils étaient utilisés pour soulager et traiter un nombre important de pathologies. Quels sont les bienfaits et applications des bains de Salmanoff?

Présentation

Baignoire représentant les bains de Salmanoff: bienfaits et applications de cette méthode.

Le Docteur Alexander Salmanoff (1875-1965) fut le médecin personnel de Lénine et l’inventeur de la « capillothérapie » ou médecine des capillaires.
Titulaire de trois diplômes de médicine, directeur de cliniques en Europe, il développa et utilisa avec succès ses méthodes sur des milliers de personnes en Suisse, Allemagne, Italie et France. En 1952, le Ministère français de la Santé approuva officiellement les bains de Salmanoff.

Salmanoff considérait que l’humain était pourvu d’immenses capacités d’auto-guérison. Dans son livre « La médecine des profondeurs », il écrivit : « Dans le plan finaliste, tout est prévu. L’organisme humain, dès sa naissance, est bien armé contre chaque agression thermique, chimique, microbienne».

Pour l’anecdote, le docteur Salmanoff utilisa ses bains pour lui-même. Il vécut en bonne santé et travailla jusqu’à l’âge de 90 ans.

Les capillaires sont les très fins et très nombreux vaisseaux sanguins et lymphatiques, qui irriguent chaque cellule de notre corps : leur réseau représente au total plus de 100 000 km chez un humain adulte. Les capillaires sont si fins, qu’un seul globule rouge peut y passer à la fois, à condition de se plier. Le cœur assure la circulation du sang dans les artères et les veines mais c’est un mécanisme péristaltique, sous contrôle du système nerveux parasympathique, qui assure la circulation du sang dans les capillaires.

Les capillaires apportent à toutes les cellules oxygène et micro-nutriments, évacuent dioxyde de carbone et déchets métaboliques.

Le réseau capillaire est celui qui assure le fonctionnement de toutes les cellules et de tous les organes. Il représente 80% du réseau circulatoire et son importance est vitale.

Pour le Dr Salmanoff, chez une personne jeune et en bonne santé, tous les capillaires sont parfaitement fonctionnels. Le maximum de capillaires ouverts se situe dans le cerveau, dans le foie et dans la peau. Puis avec le temps, la microcirculation se fait de moins en moins bien et les cellules non irriguées meurent. Salmanoff considérait qu’une personne âgée n’avait plus, en moyenne, que 40% de son réseau capillaire fonctionnel.

Il pensait qu’en améliorant la circulation sanguine et lymphatique par la capillothérapie, il était possible de restaurer des tissus endommagés, de ralentir les effets du vieillissement, et même de guérir de nombreuses pathologies. Il écrivit : « Si vous augmentez le volume respiratoire, le débit d’oxygène au cerveau et à tous les organes, par l’ouverture des capillaires, alors vous ne trouverez pas une maladie qui n’est pas guérie ». 

Le Dr Salmanoff considérait que la stagnation capillaire était à l’origine de toute maladie, par nécrose d’îlots de cellules non irriguées. Il existait pour lui un lien évident entre stase veineuse et infection, les îlots de cellules nécrosées créant des conditions favorables à l’invasion et à la prolifération des microbes.

Ses bains reposaient sur les principes suivants : « La chaleur apportée par les bains organise l’ouverture des innombrables capillaires cutanés fermés, libère l’organisme malade de la stase veineuse, détruit la flore microbienne, désagrège et élimine les foyers nécrotiques. »

Sur ces principes, le Docteur Salmanoff mit au point des bains hyperthermiques (à 39°C - 40°C), additionnés d’huile de térébenthine extraite de l’oléorésine de Mélèze de Sibérie.

Les bains combinant la chaleur et l’oléorésine stimulent l’ouverture des anses artérielles et veineuses des capillaires. La chaleur seule (par exemple dans les bains de boue) ne stimule que les anses veineuses des capillaires, les anses artérielles étant en état de constriction. (les anses sont les parties des capillaires où ont lieu les échanges métaboliques).

Trois sortes de bains furent créés sur ce principe, bien que Salmanoff utilisât par ailleurs de nombreuses autres techniques d’hydrothérapie :

  • Le bain jaune, mélange d’essence de térébenthine, huile de ricin 50%, acide oléique 20%, soude caustique 13,4%, eau 15%.

Le bain jaune est utilisé chez les personnes, dont la tension artérielle dépasse 140 mm Hg et est hypotensif. Il a une action analgésique (contre la douleur).

  • Le bain blanc, réputé hypertensif, composé de térébenthine 45%, savon, acide salicylique, alcool de camphre, extrait d’écorce de saule.

Le bain blanc augmente la tension artérielle et a une action analgésique.

  • Le bain mixte, mélange à 50%-50% des deux précédents, réputé sans effet sur la tension artérielle. En pratique, c’est celui qui a la gamme d’actions la plus large et s’adapte à toute situation pathologique.

Propriétés et vertus, à la lumière du XXIème Siècle

Les bains de Salmanoff combinent l’action de la chaleur et les propriétés de l’oléorésine de Mélèze de Sibérie (Larix sibirica). Quels sont les bienfaits des bains de Salmanoff?

Pour Salmanoff, la chaleur dynamise la circulation dans les capillaires, l’hyperthermie créé une « fièvre artificielle », qui ne nécessite pas de dépense d’énergie par l’organisme. L’huile de térébenthine de l’oléorésine pénètre dans la peau, stimule de nombreux récepteurs et favorise l’ouverture et la dilatation des capillaires et des vaisseaux sanguins, augmentant le flux sanguin coronaire, cérébral et rénal.

Deux bioflavonoïdes très puissants sont présents dans l’oléorésine de mélèze de Sibérie : la dihydroquercétine ou taxifoline et le dihydrokaempférol.

La taxifoline possède des propriétés antibactériennes et antivirales documentées. Elle a des propriétés antioxydantes et possède une action dynamisante sur la micro-circulation. Elle est préconisée dans l’insuffisance veineuse.

Les bains de Salmanoff sont réputés analgésiques.

La transpiration occasionnée par la chaleur du bain permet l’élimination de déchets et toxines.

Utilisation

Bain mixte: comment le mettre en pratique1 2?

Il faut tout d’abord se munir d’un thermomètre de bain, pour contrôler la température de l’eau.

Mettre 20 ml du produit pour bain de Salmanoff « mixte jaune + blanc », en proportion 50%-50% dans une grande bouteille pleine aux 2/3 d’eau très chaude à 60°C.

Agiter fortement la bouteille remplie du mélange et la verser dans la baignoire remplie d’eau à 37°C.

Penser avant de rentrer dans le bain, à se protéger les parties intimes avec de la vaseline. Ce point est important car la térébenthine peut brûler la peau des organes génitaux.

Rentrer dans le bain en s’immergeant le corps entier mais pas la tête. Les yeux ne doivent pas être en contact avec l’eau du bain.

Verser de l’eau très chaude dans la baignoire, pour atteindre une température de 39 à 40°C.

Rester 20 minutes dans le bain.

Sortir sans se rincer, se couvrir d’un peignoir et se mettre sous la couette pour transpirer.

Il est important de bien s’hydrater, en buvant de l’eau avant et après le bain.

Indications

Les indications des bains telles que décrites par le Dr Salmanoff et qu’il expérimenta sur de nombreux patients pendant près de 60 ans étaient très nombreuses: maladies cardiovasculaires, articulaires, métaboliques, dermatologiques, respiratoires, maladies infectieuses, maladies du système nerveux, en urologie, en gynécologie, et enfin en prévention. Les affections prises en charge sont si nombreuses que seules les principales sont citées ci-après.

Il reporte dans ses écrits que les bains amélioraient toujours et guérissaient souvent les personnes, atteintes de ces diverses affections.

Maladies cardiovasculaires

Salmanoff constata que les bains hyperthermiques à la térébenthine favorisaient la circulation capillaire et sanguine, au niveau coronarien, et amélioraient le fonctionnement du muscle cardiaque.

Il réduisait le risque d’infarctus aigu du myocarde de 30% chez ces patients coronariens.

Chez les personnes ayant subi un AVC, les bains permettaient d’irriguer à nouveau les zones du cerveau lésées et de récupérer plus rapidement, et même d’éliminer la paralysie et la parésie (perte d’une partie de la motricité d’un ou plusieurs muscles du corps).

Les bains étaient aussi utilisés pour améliorer la circulation artérielle et veineuse dans les membres inférieurs, dans l’athérosclérose, les varices et varicosités, la maladie de Raynaud.

Les bains jaunes étaient utilisés dans les cardiopathies ischémiques, l’hypertension et les artérites.

Maladies du système digestif

Les bains étaient préconisés dans la cholangite, la cholécystite chronique, l’ulcère de l’estomac et du duodénum, la gastrite, la pancréatite chronique, la dyskinésie biliaire, l’hépatite chronique, la colite ulcéreuse, la colite chronique.

Maladies ostéo-articulaires

Les bains étaient utilisés dans les maladies ostéo-articulaires : arthrite, arthrose, fractures osseuses, ostéochondrose, ostéomalacie, ostéoporose, polyarthrite infectieuse, polyarthrite rhumatoïde, rhumatismes.

Dans la polyarthrite rhumatoïde, la mobilité de l’articulation était améliorée et dans l’arthrite et l’arthrose déformante, la douleur était réduite au bout de quelques séances.

Les bains étaient aussi utilisés chez les athlètes pour la préparation et la récupération, en cas de blessure.

Dans les pathologies de la colonne vertébrale et des articulations, ils amélioraient l’irrigation du cartilage des disques inter-vertébraux et du cartilage articulaire, participant ainsi à leur restauration.

Maladies métaboliques

Diabète

Salmanoff expérimenta ses bains dans la prévention et le traitement des complications sévères du diabète : neuropathies périphériques, nécrose et gangrène. Les bains jaunes auraient permis une meilleure cicatrisation par restauration de la microcirculation. Ils auraient eu un effet positif sur la glycémie, par amélioration de la perméabilité vasculaire et par l’amélioration de l’irrigation musculaire.

Surpoids

Salmanoff écrivit que ses bains permettaient, par une meilleure microcirculation, la normalisation du métabolisme des lipides. Il faisait état de pertes de poids de 15 à 20 kg en 2 à 6 mois. L’hygiène alimentaire et l’activité physique faisaient partie de ses prescriptions, mais même sans modification significative de régime alimentaire, une perte de poids importante se produisait. Les patients ne reprenaient pas les kilos perdus.

Maladies du sang

L’anémie, la leucémie, le lymphome faisaient partie des indications des bains.

Dermatologie

Les bains blancs étaient utilisés dans la furonculose, le psoriasis et la sclérodermie. Ils accéléraient la cicatrisation interne et externe et aidaient à la résorption des adhérences du tissu conjonctif, qui se forment après des blessures, des brûlures, etc.

Ils favorisaient le lissage de la peau, réduisant la profondeur des rides, des cicatrices et des vergetures.

Maladies respiratoires

La térébenthine a un effet bactéricide, qui bénéficie aux infections pulmonaires.

Les bains étaient utilisés dans la bronchite chronique, la pneumonie chronique. Chez les personnes tabagiques, ils amélioraient la microcirculation pulmonaire, l’élimination des substances toxiques et la capacité respiratoire.

Maladies infectieuses

Le Dr Salmanoff considérait que dans l’expression de la maladie infectieuse: « la présence d’un nombre imposant de microbes devrait être considérée comme une formation biologique secondaire, qui se développe sur les tissus et les cellules dont la dégénérescence a été provoquée par d’autres facteurs ». Parlant de la grippe, il écrit : « Pour nous ces virus sont des fossoyeurs ». Il met en parallèle la stase veineuse et les complications sévères de la grippe espagnole de 1918.

Les bains étaient utilisés dans la quasi-totalité des maladies infectieuses.

Ils furent aussi efficaces pour les séquelles du paludisme chronique.

La fièvre est cependant une contre-indication des bains.

Urologie

Les bains étaient utilisés, entre autres, dans la prostatite chronique et dans le traitement de l’impuissance.

Gynécologie

Les bains étaient utilisés pour rétablir la circulation au niveau du bassin, pour réguler le statut hormonal et le cycle menstruel.

Prévention

Chez les personnes saines, les bains furent utilisés pour ralentir les effets du vieillissement sur tous les systèmes et organes, augmenter la résistance et la vitalité.

Recherches récentes

Après la mort du Docteur Salmanoff, les bains tombèrent plus ou moins dans l’oubli. La médecine prenait le tournant des médicaments chimiques et l’hydrothérapie, en-dehors des cures thermales, tomba en désuétude.

Dans les années 2000, les bains de Salmanoff furent de nouveau plébiscités par des adeptes des approches naturelles, dont l’auteur et naturothérapeute Michel DOGNA, qui publia dans les années 2000 plusieurs livres sur les travaux du Dr Salmanoff et la médecine des capillaires3.

Il existe très peu de travaux scientifiques récents (en Occident du moins), au sujet des bains de Salmanoff. Quelques publications isolées semblent corroborer leur intérêt dans l’accompagnement de certaines pathologies. La recherche s’est focalisée sur les traitements hyperthermiques ou sur les propriétés de la dihydroquercétine.

Les bains hyperthermiques auraient une action sur l’immunité, avec une augmentation des Natural Killers et des lymphocytes CD8+.

En tant qu’approche complémentaire de certains cancers : ils diminueraient les cellules souches cancéreuses dans le cancer du colon4.

L’hyperthermie (en-dehors des bains) est utilisée comme traitement additionnel de cancers5.

Athérosclérose

Une étude ukrainienne de 2019 a testé l’efficacité de bains hyperthermiques à la térébenthine, sur le flux sanguin de patients atteints d’athérosclérose cérébrale, coronarienne ou périphérique, avec des résultats positifs6.

Dépression

Des bains hyperthermiques, sans adjonction de térébenthine, se sont montrés efficaces dans la dépression7 8.

Traitement des infections froides

Les infections froides sont définies comme des infections qui évoluent sans fièvre.

Parmi les infections froides, on cite :

  • la borréliose de Lyme et ses co-infections9 ;
  • les maladies causées par des champignons, comme le Candida albicans, Aspergillus niger ;
  • les maladies causées par des virus : herpès virus, cyto-mégalo-virus, virus d’Epstein-Barr, zona10 ;
  • les maladies parasitaires : amibiase, oxyures, ascaris, tænia, anguillulose, ankylostome, giardiase, babésiose, etc.

Les infections froides peuvent se manifester par des symptômes très variés : grande fatigue11 12‌‌, troubles intestinaux, compulsions sucrées, éruptions cutanées, douleurs articulaires13, musculaires, troubles neurologiques, troubles psychiques, troubles cardiaques14. Elles évoluent de façon chronique15.

La fréquence des infections froides est en nette augmentation ces dernières années en Occident16 17 18 19 20, ceci étant sans doute lié aux vecteurs de la maladie (les tiques pour le cas de la borréliose) ou au mode de vie (alimentation, exposition à des polluants environnementaux, stress pour les principaux facteurs).

Les traitements habituels des infections froides peuvent amener une aggravation temporaire des symptômes, appelée réaction de Jarisch-Herxheimer21 ou plus simplement « Herx ». Cette aggravation est liée au relargage massif de toxines par les agents infectieux ciblés par les traitements.

Dans le cas des infections froides, les bains de Salmanoff sont recommandés pour accompagner et atténuer les réactions d’Herxheimer, à raison de un bain tous les deux jours.

Ils peuvent aussi être utilisés au long cours, en accompagnement des traitements habituels22, à raison de 3 bains par semaine pendant 6 mois à 2 ans. Puis, en entretien, un bain par semaine. En cas de traitement lourd, il est recommandé de demander un avis médical.

Précautions d'emploi

Contre-indications

Les bains de Salmanoff sont déconseillés dans les cas suivants:

  • femmes enceintes / allaitantes;
  • enfants de moins de 14 ans;
  • AVC ou infarctus en phase aigüe et récupération initiale;
  • insuffisance cardiaque importante;
  • hypertension en crise paroxystique;
  • tachycardie en période de crise;
  • maladie infectieuse en phase aigüe;
  • fièvre;
  • épilepsie;
  • psychose en phase aigüe;
  • cancer à un stade avancé;
  • cirrhose du foie;
  • intoxication alcoolique aigue;
  • asthme en période de crise;
  • ulcères trophiques;
  • plaie non cicatrisée;
  • allergie à l’un des constituants.

Les bains sont à utiliser avec de grandes précautions et sous surveillance médicale, pour les personnes sous traitement médicaux intensifs.

Précautions d’usage

Il convient d’éviter le contact avec les yeux.

La térébenthine peut causer des brûlures au niveau des muqueuses. Il est recommandé de se protéger les parties intimes, avec une couche de vaseline.

En cas de brûlure, procéder à un rinçage avec une solution composée d’eau (1 verre) et de bicarbonate de soude (1 cuillère à café).

Interactions médicamenteuses

Aucune interaction n’est documentée.

Cependant, il faut rappeler qu’à l’époque du Docteur Salmanoff, la plupart des médicaments utilisés de nos jours, dans les différentes maladies énoncées, précédemment n’existaient pas.

Il est recommandé aux personnes présentant des pathologies et prenant des médicaments, de ne pas arrêter ou modifier leur traitement sans avis médical. Il leur est également recommandé de prendre l’avis de leur médecin, avant d’essayer les bains de Salmanoff.

Où se procurer les bains de Salmanoff?

Ces bains sont importés de Russie, on les trouve en vente libre sur internet, par exemple auprès du distributeur VEDAMED/ VALEMIS.

Questions fréquentes

Bains de Salmanoff: qu'est-ce que c'est?

Il s'agit d'une méthode qui combine l’action de la chaleur et les propriétés de l’oléorésine de Mélèze de Sibérie. La chaleur de l'eau dynamise la circulation dans les capillaires.

Quels sont leurs bienfaits?

- Traitement de l'athérosclérose
- Traitement des infections froides
- Soulagement des symptômes de la dépression

Quelles sont les mises en garde?

Les bains sont préconisés chez l’adulte, en prévention, et pour retarder les effets du vieillissement. Cependant, il existe des contre-indications. Il est préférable de demander un avis médical, surtout en cas de pathologie sévère et/ou de prise de médicaments.


  • 1Salmanoff A., 1958, Secrets et sagesse du corps. Paris: La Table ronde.
  • 2Salmanoff A., 1960, Médecine des profondeurs: Le miracle de la vie.
  • 3Dogna M., 2018, L’hydrothérapie chez soi, troisième édition, Ed Trédaniel
  • 4Fei Gao, YanFen Ye, YuQin Zhang, JianQuan Yang, Water bath hyperthermia reduces stemness of colon cancer cells, Clinical Biochemistry, Volume 46, Issues 16–17, 2013, Pages 1747-1750, ISSN 0009-9120🔗 https://doi.org/10.1016/j.clinbiochem.2013.08.023
  • 5M. H. Falk, R. D. Issels (2001) Hyperthermia in oncology, International Journal of Hyperthermia, 17:1, 1-18
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sarah vandeweghe

Naturopathe agréé OMNES depuis 2017 à Metz. Diplôme d'ingénieur en agro-alimentaire. Master en toxicologie et génie de l'eau.