Burn-out : causes, accompagnement naturel

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L'épuisement professionnel ou "burn-out" est un phénomène lié au travail. En effet, le burn-out est un syndrome résultant d'un stress chronique relatif au contexte professionnel. En France en 2012, il concernait 3,4% des femmes et 1,4% des hommes. Ces chiffres sont en constante augmentation. Quels sont les symptômes et les causes du burn-out? Comment le diagnostiquer? Quel traitement naturel pour faire face au burn-out?

Définition

Femme soufrant de burn-out : causes et traitement naturel.

Selon l’OMS, le « burn-out » ou épuisement professionnel, est un phénomène lié au travail. Il n’est pas considéré comme une maladie. «Le burn-out, ou épuisement professionnel, est un syndrome conceptualisé comme résultant d'un stress chronique au travail qui n'a pas été correctement géré».

Trois dimensions le caractérisent :

  • un sentiment de manque d'énergie ou d'épuisement ;
  • un retrait vis-à-vis du travail ou des sentiments de négativisme ou de cynisme liés au travail ;
  • une perte d’efficacité professionnelle.

Toujours selon l’OMS, « le terme de burn-out ou d’épuisement professionnel désigne spécifiquement des phénomènes relatifs au contexte professionnel et ne doit pas être utilisé pour décrire des expériences dans d'autres domaines de la vie».

En France, la Haute Autorité de Santé désigne le burn-out comme « un état d’épuisement physique, émotionnel et mental qui résulte d’un investissement prolongé dans des situations de travail exigeantes sur le plan émotionnel », selon la définition proposée par Schaufeli et al. en 20011 .

Le burn-out n’est pas reconnu comme une maladie, ni comme une maladie professionnelle en France.

Enfin, la notion de « burn-out » a récemment été étendue au-delà de la dimension professionnelle.

Il a ainsi été reconnu et étudié chez :

  • les sportifs2 ;
  • les soldats3 ;
  • les étudiants4 ;
  • les proches aidants d’une personne atteinte d’une maladie grave5 ;
  • les parents6.

Prévalence

Selon une étude réalisée par l’Institut National de Veille Sanitaire (INVS) entre 2007 et 20127, le nombre de salariés en souffrance psychologique, liée au travail, était estimé en 2012 à 480 000 et 7% de ces salariés étaient en burn-out, soit
30 000 personnes
.

Le burn-out touchait en 2012 en France 3,4% des femmes et 1,4% des hommes, ces chiffres étant en constante augmentation.

En 2014, un cabinet spécialisé dans la prévention des risques professionnels8, annonçait le chiffre de 3,2 millions de personnes en risque élevé de burn-out en France, soit plus de 12% de la population active.

En 2016, l’Académie Nationale de Médecine, en extrapolant les résultats d’une étude belge à la population active de la France, estimait que 100 000 personnes environ seraient touchées par le burn-out9.

Enfin, les professions les plus exposées sont les soignants, les enseignants, les étudiants, en particulier les étudiants des professions médicales, les cadres, les commerçants et artisans, les agriculteurs, les soldats.

Selon l’étude du Cabinet spécialisé dans la prévention des risques professionnels, en 2014, 23% des agriculteurs exploitants, 20% des artisans, commerçants et chefs d’entreprises et 19% des cadres et professions intellectuelles étaient à risque élevé de burn-out.

Au Luxembourg, en 2019, selon la « 7ème enquête nationale Quality of Work Index Luxembourg 2019» de la Chambre des Salariés au Luxembourg, 35% des salariés seraient en situation de burn-out.

Les symptômes

Ils s’installent progressivement, insidieusement et sont à la fois d’ordre psychologique et d’ordre physique.

Les symptômes psychologiques peuvent être très nombreux:

  • Démotivation, désengagement
  • Cynisme
  • Perte d’empathie
  • Irritabilité
  • Frustration
  • Colère
  • Hostilité, agressivité
  • Dévalorisation, sentiment d’incompétence
  • Sentiment d’échec
  • Baisse de la confiance en soi
  • Repli sur soi, isolement
  • Hypersensibilité
  • Anhédonie (perte d’anticipation du plaisir ou du plaisir à faire les choses autrefois appréciées)
  • Tristesse, pleurs
  • Altération du jugement
  • Anxiété
  • Comportements addictifs : caféine (café, sodas), sucre, alcool,tabac, drogues comme les amphétamines ou la cocaïne.
  • Difficultés de concentration
  • Difficulté à réaliser plusieurs tâches à la fois
  • Difficulté à prendre des décisions
  • Confusion
  • Fautes, erreurs, oublis
  • Pertes de mémoire
  • Pensées suicidaires
  • Suicide, dans les cas les plus graves

Des symptômes physiques accompagnent le plus souvent les symptômes psychologiques :

  • Fatigue, asthénie
  • Tensions ou douleurs musculaires, le plus souvent au niveau du dos : lombalgies, cervicalgies
  • Crampes
  • Maux de tête, migraines
  • Vertiges
  • Troubles digestifs : ulcères d’estomac, reflux, troubles intestinaux fonctionnels
  • Insomnie, réveils nocturnes et/ou difficultés d’endormissement
  • Problèmes cutanés
  • Anorexie
  • Perte ou gain de poids
  • Diminution ou perte de la libido
  • Diabète de type 2
  • Maladies cardiaques : tachycardie, hypertension, augmentation du risque coronarien
  • Sensibilité aux infections (rhume, grippe, otite, sinusite, etc.)

Dépistage

Le dépistage doit être fait par le médecin du travail ou, en l’absence de médecin du travail, par le Centre de consultation des pathologies professionnelles.

Un examen des conditions de travail doit être réalisé dans un premier temps. Puis un examen médical a pour but d’évaluer la sévérité du trouble, d’éventuels états sous-jacents (trouble de l’adaptation, trouble anxieux, trouble dépressif ou état post-traumatique).

Le MBI (Maslach Burnout Inventory)10 est un questionnaire qui permet d’évaluer la sévérité du burn-out. Il a d’abord été conçu pour les professionnels de la relation d’aide, puis d’autres versions ont été créées pour les enseignants et pour la population générale. Ce questionnaire n’est pas un outil de diagnostic mais d’évaluation qui interroge 3 dimensions : l’épuisement, la dépersonnalisation, la réduction du sentiment d’accomplissement de soi.

D’autres questionnaires du même style existent : le Oldenbourg Burnout Inventory (OLBI), le Copenhagen Burnout Inventory (CBI), le ShiromMelamed Burn-out Measure (SMBM) et le Burnout Measure de Pines (BM) : aucun de ces outils ne permet de poser un diagnostic, qui doit être complété par un examen clinique.        

Quels sont les facteurs de risque?

Certains risques sont liés directement à la nature du travail et aux conditions de travail, d’autres sont liés à la personnalité de l’individu11.

Conditions de travail

  • les exigences du travail : changements d’organisation, surcharge de travail, management inadapté, inadéquation des moyens et des objectifs, activités demandant une attention soutenue ;
  • les exigences émotionnelles : relation d’aide, confrontation avec la mort :
  • le manque d’autonomie ;
  • le manque de soutien de la direction et/ou des collègues ;
  • le manque de reconnaissance ;
  • les conflits de valeur ;
  • l’insécurité de l’emploi, la peur du chômage.

Les personnes à risque

Certains traits de personnalité caractérisent les personnes à risque de burn-out :

  • l’idéalisme ;
  • un engagement important dans le travail, qui devient le centre de l’existence ;
  • une conscience professionnelle élevée ;
  • le perfectionnisme ;
  • l’oubli de soi et de ses besoins ;
  • l’incapacité de se reposer ;
  • l’hyperactivité.

Les autres traits de personnalité comprennent :

  • l’anxiété ;
  • l’incapacité à déléguer ;
  • la peur de dépendre des autres ;
  • le manque d’estime de soi ;
  • le désir de plaire à tout le monde ;
  • la peur de déplaire ou de déranger ;
  • l’incapacité à dire non ;
  • l’incapacité à demander de l’aide.   

Les explications physiologiques

Les explications suivantes sont globales et simplifiées, elles ne traitent que des mécanismes principaux. Le burn-out est la résultante d’une exposition chronique à des stress répétés dans le temps.

Du point de vue de l’évolution et de la physiologie, l’humain est adapté à subir des stress aigus et à y répondre, soit par la fuite, soit par le combat. C’est un mécanisme ancestral qui a permis la survie de l’espèce humaine.

La réaction physiologique à cette angoisse se déroule en trois temps :

La phase d'alarme

Elle met en œuvre l’axe « hypothalamo-sympatico-adrénergique », dans lequel interviennent l’hypothalamus (une zone du cerveau), le système nerveux sympathique (ou activateur) et les glandes médullo-surrénales.

Les organes des sens (vue, ouïe, odorat, toucher) perçoivent l’agent stressant et transmettent l’information au système limbique du cerveau. L’hypothalamus, une zone spécifique du cerveau reçoit ces informations et déclenche toute une série de réactions qui vont faciliter la fuite ou le combat. La première réponse est immédiate et emprunte la voie du système nerveux autonome : elle se fait de façon automatique, non consciente.

Le système nerveux dit « sympathique » ou « orthosympathique », composante du système nerveux autonome, produit de la noradrénaline et active les glandes médullo-surrénales (parties centrales des surrénales, glandes situées au-dessus des reins), qui à leur tour, produisent de l’adrénaline et de la noradrénaline.

Ces deux substances, que l’on appelle des catécholamines, augmentent la fréquence cardiaque, la ventilation pulmonaire, la vigilance, l’acuité des sens (dilatation de la pupille), la glycémie (taux de sucre sanguin). Les muscles sont mis en tension, les cellules musculaires lisses des parois artérielles aussi, d’où l’augmentation de la pression artérielle.

Les mouvements intestinaux ralentissent et les sphincters des organes digestifs se ferment : la fonction de digestion n’est pas prioritaire. Tout le corps est prêt à se battre ou à fuir, et ce de façon quasi-immédiate.Tout le monde connaît l’expression « avoir une poussée d’adrénaline » et la sensation associée.

Par ailleurs, deux autres zones du cerveau sont activées sous l’action de la noradrénaline : l’amygdale et l’hippocampe. L’amygdale analyse et quantifie la gravité de la situation par rapport aux expériences passées. L’hippocampe est responsable de la mémorisation des événements vécus, il mémorise les nouvelles informations.

La phase de résistance

Elle concerne « l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénal » ou « axe corticotrope », dans lequel interviennent l’hypothalamus, l’hypophyse et les glandes cortico-surrénales.

Si l’agent stressant persiste, l’hypothalamus active l’hypophyse via la production de CRH (Corticotropin Releasing Hormone) ou corticolibérine. L’hypophyse, à son tour, active les glandes cortico-surrénales, qui produisent du cortisol, aussi appelé hydrocortisone.

Le cortisol sert à libérer de l’énergie des graisses et des glucides, pour alimenter le fonctionnement des muscles. De plus, le cortisol, tout comme le médicament « cortisone », a un effet anti-inflammatoire : la personne peut courir très vite ou être blessée, elle ne ressent pas de douleur dans le feu de l’action

Le cortisol a aussi comme propriété d’entrer dans le cerveau et d’activer l’hippocampe, zone du cerveau impliquée dans la mémorisation et l’apprentissage. L’hippocampe va, en situation physiologique, freiner l’hypothalamus. Il s’agit d’un rétrocontrôle négatif de la réaction de stress.

Dans la phase de résistance, l’axe corticotrope reste actif, avec des taux de CRH et de cortisol qui augmentent et restent élevés. Ce phénomène s’appelle la phase de « burn-in ».

La CRH a un effet dépresseur et anxiogène, ce qui explique les symptômes des personnes en situation de stress chronique : dépression, anxiété.

L’élévation du cortisol est toxique pour l’hippocampe, qui perd progressivement sa capacité à freiner l’hypothalamus et sa faculté de mémorisation des événements vécus. Ceci explique une dégradation de la mémoire immédiate et des capacités d’apprentissage.

De plus, au niveau système nerveux central (cerveau et moëlle épinière), les taux de certains neurotransmetteurs chutent. Ces neurotransmetteurs sont :

  • la dopamine, hormone « du bonheur » associée à l’attention, l’initiative, le plaisir
  • la sérotonine, hormone « du bien-être » associée à la sensation de plénitude et de contentement.

La phase d'épuisement

En situation de stress professionnel chronique, l’homme moderne ne peut, la plupart du temps, ni fuir, ni se battre. Il subit des stress répétés, parfois sur de longues périodes.

Quand l’état de « burn-in » perdure, les glandes corticosurrénales finissent par être épuisées et la production de cortisol chute. L’hypotension peut être un signe associé à un épuisement des surrénales.

La personne n’a plus d’énergie. Elle est en situation d’épuisement physique, psychique et émotionnel. Elle est déprimée, avec un déficit en dopamine et en sérotonine. Ce phénomène s’appelle la phase de « burn-out ».

La personne devient sensible aux infections. Chez les personnes en burn-out, on observe une activité réduite de certaines cellules de défense immunitaire, les cellules Natural Killer, un ratio CD4+/ CD8+ diminué. Les lymphocytes T CD4+ sont des lymphocytes (globules blancs) qui amplifient la réponse immune.

Les CD8 sont des lymphocytes suppresseurs ou cytotoxiques : ils sont capables d’empêcher certaines réactions et de tuer des cellules anormales. Un ratio normal est de 2 :1. Un ratio CD4+/ CD8+ diminué suggère une anomalie de fonctionnement du système immunitaire, avec une possible immunodéficience12.

Le burn-out est associé à une élévation des taux de cytokines pro-inflammatoires, médiateurs chimiques de l’inflammation et de protéine-C réactive, autre marqueur de l’inflammation, aussi bien dans le cerveau qu’au niveau systémique.

Le VEGF (Vascular-Endothelial Growth Factor) a des taux circulants augmentés chez les personnes en situation de burn-out. Le VEGF déclenche la formation de nouveaux vaisseaux sanguins (ce qui n’est pas favorable en cas de cancer) et augmente la perméabilité des micro-vaisseaux.

A contrario, le BDNF (Brain Derived Neurotrophic Factor) ou « facteur neurotrophique dérivé du cerveau », a des taux circulants diminués. Le BDNF favorise la survie des neurones existants et la formation de nouveaux neurones. Il est présent dans le système nerveux central et périphérique, avec une activité notable dans l’hippocampe et le cortex. Des taux diminués de BDNF suggèrent une capacité diminuée du cerveau à s’entretenir et à se réparer.

Les actions et traitements médicaux

L'arrêt de travail

Le médecin traitant qui constate un burn-out chez un salarié peut prescrire un arrêt de travail.

Adaptation du poste de travail

Au-delà de 3 mois d’arrêt de travail, une visite médicale de pré-reprise avec le médecin du travail est obligatoire. Lors de la reprise du travail, le médecin du travail peut préconiser une adaptation du poste de travail ou des formations pour faciliter le reclassement ou la réorientation professionnelle du salarié.

L’approche psychothérapeutique

Des thérapies cognitivo-comportementales (TCC) peuvent être conseillées. Elles visent à modifier les comportements face à une situation donnée, avec l’aide du thérapeute. Les TCC consistent à exposer le patient de façon graduée à des situations anxiogènes et à l’aider à modifier sa réponse comportementale.

Les médicaments

Des médicaments anti-dépresseurs sont prescrits en général.

Les classes d’antidépresseurs utilisés appartiennent à la catégorie des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine. Des inhibiteurs de la recapture de la dopamine et de la noradrénaline sont parfois associés.

Ces substances visent à augmenter la concentration en ces neurotransmetteurs dans les espaces inter-synaptiques, points de jonction entre 2 neurones.

Les anti-dépresseurs sont parfois associés à des anxiolytiques. Les anxiolytiques utilisés sont le plus souvent des benzodiazépines.

Burn-out : traitement naturel et solutions naturelles

Quel traitement naturel afin de prévenir et de traiter le burn-out? Découvrez l'ensemble des approches thérapeutiques naturelles.

Les techniques de relaxation

La cohérence cardiaque montre un impact bénéfique en cas de burn-out13.

Elle réduit l’incidence de ce syndrome et améliore la fonction cardiaque.

Elle peut être pratiquée trois fois 5 minutes par jour, de préférence avant les repas, ce qui sera bénéfique aux personnes présentant des symptômes digestifs.

L'hypnose

L’auto-hypnose est intéressante dans la prévention du burn-out chez les soignants14.

L’hypnose permettrait à la personne de mobiliser ses propres ressources pour faire face au burn-out15.

Les pratiques corps-esprit : le yoga et le taïchi

Leur pratique est associée à une augmentation du BDNF, facteur de construction et de plasticité neuronale. Ces découvertes confirment l’intérêt de ces pratiques corps-esprit dans la prévention et l’accompagnement du burn-out.

La méditation de pleine conscience

Une étude de 2012 réalisée sur des soignants montre l’efficacité de la méditation de pleine conscience sur le burn-out. Cette efficacité est mesurée par le questionnaire de Maslach mais les paramètres de santé physique ne montrent pas d’évolution dans cette étude.

Les effets de la méditation de pleine conscience sur le BDNF sont également documentés.

L'exercice

L’exercice physique, autre traitement naturel, est efficace en prévention du burn-out.

Il s’agit d’un exercice régulier, ludique si possible, adapté aux capacités physiques de la personne, pratiqué 30 minutes minimum, trois fois par semaine ou plus.

Les bains

La balnéothérapie, traitement naturel, combinant bains, massages et exercice pendant 3 semaines améliore certains symptômes du burn-out : fatigue, stress, baisse de la motivation et qualité du sommeil. Les améliorations sont maintenues pendant les 3 mois suivant la cure.

L'alimentation

Le premier conseil est d’adopter certains principes de la chrononutrition :

  • Adopter un petit déjeuner riche en protéines, donc en tyrosine, précurseur de la dopamine.
  • Ce petit déjeuner, bio de préférence, pourra contenir par exemple un à deux œufs (à la coque, au plat, en omelette) ou du jambon ou du saumon ou du blanc de poulet ou des légumineuses.
  • Consommer le midi un repas contenant à part égale des protéines et des glucides + des légumes.
  • Consommer le soir un repas à dominante glucidique, sans protéines mais riche en tryptophane, précurseur de la sérotonine. Le dîner pourra contenir par exemple du riz complet et des légumes.

Les sucres rapides (produits sucrés, céréales raffinées) sont à éviter et à remplacer par des sucres lents (céréales complètes, légumineuses).

Les aliments riches en oméga-3 sont à privilégier (petits poissons gras, huiles de colza, cameline, lin, graines de lin broyées, graines de chia, certaines noix). Les graisses saturées (fromage, beurre, charcuteries, viandes) et les graisses trans (margarines et produits transformés) sont à limiter.

La micronutrition

Le magnésium

Le déficit en magnésium intervient dans de nombreux mécanismes liés au stress et au burn-out.

Le magnésium est un modulateur du stress, par les mécanismes suivants :

  • C’est un inhibiteur calcique naturel. Le calcium relaye l’action de la noradrénaline dans les cellules, car celle-ci ne peut pas traverser la bicouche lipidique des membranes cellulaires. Le calcium entre dans la cellule, ce qui provoque la contraction musculaire. L’entrée du calcium entraîne une sortie de magnésium. Le magnésium est réabsorbé secondairement par la cellule, mais pas totalement. Ce qui n’est pas réabsorbé est éliminé par voie urinaire. Le magnésium module la quantité de calcium qui rentre dans la cellule. Si son niveau baisse, plus de calcium rentre et le stress s’auto-amplifie.
  • Le magnésium intervient à de très nombreux niveaux (plus de 400 réactions biochimiques) dans la production d’énergie des mitochondries, petites « centrales énergétiques » de toutes nos cellules, qui transforment les glucides en énergie utilisable, l’ATP. Le magnésium permet ainsi une meilleure récupération et un meilleur fonctionnement de tous les organes.
  • Enfin, le magnésium agit contre la douleur, ce qui est intéressant en cas de troubles somatiques : maux de dos, migraines, etc.

Une personne stressée sur-utilise donc le magnésium et a des pertes magnésiennes accrues. Son déficit s’accroît au fil du temps. L’apport de magnésium contribue à prévenir le burn-out et à en sortir.

Aliments et absorption du magnésium

Certains aliments diminuent l’absorption du magnésium et augmentent son élimination urinaire :

  • la caféine, contenue dans le café, certains sodas et boissons énergisantes;
  • les excès de phosphore (produits laitiers, sodas enrichis en acide phosphorique);
  • l'alcool.

C’est aussi le cas de certains médicaments, comme des diurétiques ou des neuroleptiques. Les excès d’œstrogènes et bien sûr, le stress amplifient les pertes en magnésium.

Enfin, il existe une prédisposition génétique à moins bien fixer le magnésium.

Le déficit magnésien touche la presque totalité de la population de façon plus ou moins marquée et concerne toutes les personnes en burn-out.

Les aliments riches en magnésium sont les fruits de mer, les sardines, les noix du Brésil, les noix, noisettes, amandes, les légumes à feuille verte, le sarrasin, les légumineuses.

Supplémentation

La complémentation, en plus d’une alimentation riche en magnésium est recommandée.

La dose recommandée en cure d’attaque est de 400 mg à 600 mg par jour de magnésium-élément sous forme de citrate de magnésium ou de bisglycinate de magnésium ou deglycérophophate de magnésium, à prendre au cours d’un repas contenant des graisses pour le glycérophosphate.

Les personnes souffrant de troubles digestifs toléreront mieux les deux dernières formes.

La dose d’entretien est de 300 mg/ jour.

La durée du traitement varie de 1 mois en général et jusqu’à 6 mois, en fonction de l’amélioration des signes.

Le magnésium est bien toléré en général. Il est contre-indiqué dans de rares cas : myasthénie, bradycardie sévère.

Il doit être pris à distance de certains médicaments, dont il peut réduite l’absorption : L-thyroxine, quinolones, tétracyclines, nitrofurantoïne, biphosphonates.

La taurine, la vitamine B6 et l’arginine sont souvent associés au magnésium dans les compléments alimentaires car ils aident à la rétention intracellulaire du magnésium. Contrairement aux idées reçues, la taurine n’est pas un excitant.

La tyrosine

Acide aminé non-essentiel

La tyrosine est un acide aminé non essentiel. Elle est produite à partir de la phénylalanine. La tyrosine se transforme en dopamine, qui elle-même se transforme en noradrénaline.

Tyrosine et phénylalanine sont contenues dans les aliments mais les acides aminés sont en compétition pour l’entrée dans le cerveau. En cas de stress prolongé, il y a surutilisation de la tyrosine et les apports alimentaires ne suffisent plus.

Supplémentation

Il est possible de se supplémenter sous surveillance médicale.

Les doses habituellement conseillées sont de 150 mg à 300 mg, parfois davantage, à prendre le matin à jeun.

La tyrosine est contre-indiquée chez les femmes enceintes et allaitantes, en cas de mélanome malin, d’hyperthyroïdie, d’infarctus récent, de phéochrocytome.

Elle est à utiliser avec précaution en cas d’arythmie cardiaque, de schizophrénie, de manie, hypomanie, syndrome maniaco-dépressif, de prise d’IMAO.

Les oméga-3

Les oméga-3 jouent un rôle dans la fluidité des membranes cellulaires. Ils sont impliqués dans l’efficacité de la transmission de l’influx nerveux au niveau des synapses, zones de jonction entre deux neurones.

Les hématies ou globules rouges, responsables du transport de l’oxygène dans le sang, ont des membranes plus fluides si elles contiennent davantage d’acides gras insaturés, dont les oméga-3. De ce fait les globules rouges peuvent se plier plus facilement pour circuler dans les capillaires sanguins et alimenter correctement en oxygène tous les tissus. Ceci suggère un meilleur fonctionnement du cerveau et de l’organisme tout entier.

De plus, les oméga-3 sont une source d’énergie facilement combustible dans la cellule.

Et enfin, ils sont les précurseurs de prostaglandines anti-inflammatoires, molécules qui diminuent l’inflammation. Ils ont un rôle protecteur vis-à-vis de la neuro-inflammation.

La vitamine C

La vitamine C ou acide ascorbique est un cofacteur nécessaire à la biosynthèse des catécholamines et à la synthèse des corticostéroïdes dans les glandes surrénales26.

Or, la vitamine C n’est pas stockée par l’organisme.

Des apports réguliers d’aliments riches en vitamine C sont requis : persil, poivron rouge, chou cru, kiwi, agrumes etc.

La supplémentation peut être envisagée en situation de burn-out. Prendre 500 mg/ jour en plusieurs prises au cours des repas.

La phytothérapie

Plusieurs catégories de plantes peuvent être utilisées pour lutter contre le burn-out, que ce soit en prévention ou en accompagnement. Elles peuvent agir sur l’anxiété, la dépression, le niveau d’énergie, l’inflammation et l’immunité. La liste des plantes citées ci-après n’est pas exhaustive.

Les plantes adaptogènes sont définies comme « un groupe de plantes qui augmentent l’attention et l’endurance en cas de fatigue et qui préviennent et atténuent les méfaits et désordres induits par les stress liés aux systèmes neuro-endocrinien et immunitaire ». Les plantes adaptogènes doivent être dépourvues de toxicité aux doses couramment employées.

Les plantes de cette catégorie ont souvent plusieurs effets biologiques et leur classification n’est pas aisée. L’EMA (Agence Européenne du Médicament) a validé, totalement ou partiellement, plusieurs plantes de la liste suivante comme étant adaptogènes : la Rhodiole, l’Eleuthérocoque, l’Ashwaganda, le Ginseng.

La Rhodiole (Rhodiolarosea)

Aussi appelée « Orpin rose », cette plante adaptogène de haute montagne appartient à la famille des Crassulacées. Elle est utilisée de longue date par les peuples de Russie, de Chine, des pays nordiques et scandinaves pour lutter contre le stress et la fatigue.

Le rhizome de Rhodiolarosea contient plusieurs substances actives que sont les acides phénoliques, les triterpènes, les monoterpènes, les flavonoïdes,des dérivés du phényléthanol et des phénylpropanoïdes comme la rosavine, la rosine et la rosarine.

Dans des études récentes, la Rhodiole a prouvé son efficacité pour réduire certains symptômes liés au burn-out : anxiété, dépression, fatigue, irritabilité, difficultés de concentration, anhédonie et symptômes somatiques.

La posologie conseillée est de 400 mg/jour d’extrait de rhizome sous forme de gélules. La rhodiole est dépourvue de toxicité et est très bien tolérée.

Un risque d’excitation et d’irritabilité est signalé en cas de surdosage. Par mesure de précaution, son emploi est déconseillé chez les femmes enceintes et allaitantes. Enfin, la Rhodiole est contre-indiquée chez les personnes atteintes de troubles bipolaires.

L’Eleuthérocoque

L’Eleuthérocoque (Eleutherococcussenticosus), aussi surnommé « Ginseng de Sibérie » est un arbuste originaire de Russie et d’Extrême-Orient. Il est utilisé depuis l’antiquité comme plante adaptogène et stimulante. Il diminue le niveau des corticostéroïdes chez des animaux soumis à un stress. Il augmente la résistance à l’effort, a une action anti-fatigue, anti-stress, hypoglycémiante, neuroprotectrice, cardioprotectrice et immunostimulante.

Il peut être utilisé en prévention de l’épuisement nerveux en cas de stress chronique, en cas de palpitations ou de tachycardie, en prévention d’infections à répétition.

Les doses couramment utilisées sont de 0,5 à 4 g par jour de gélules de poudre de racine séchée, en plusieurs prises.

Il est à éviter chez les personnes atteintes de maladies auto-immunes, les femmes enceintes et allaitantes, les enfants de moins de 12 ans, en cas de tension artérielle élevée.

Le Ginseng (Panax ginseng)

Son nom signifie littéralement « remède pour tout », de la même étymologie que « panacée ».

Le ginseng issu de la médecine traditionnelle chinoise, dont on utilise la racine, a de nombreuses propriétés intéressantes dans la prévention du burn-out. Elle a une action antistress, anxiolytique, régule la sécrétion excessive de corticostéroïdes. Elle améliore les capacités intellectuelles et physiques, est immunomodulatrice et régule le métabolisme glucidique.

La posologie usuelle est de 800 mg à 2g/ jour sous forme de poudre de rhizome séché.

Le Ginseng est contre-indiqué en cas d’hypertension, de maladies cardiaques, de psychose.

Il interagit avec certains médicaments : antidiabétiques, anticoagulants, IMAO, triptans.

L’Ashwaganda (Whitania somnifera)

L’Ashwaganda est une plante de la médecine ayurvédique (Inde), réputée pour son action tonique, régénérante, adaptogène et anti-stress. Elle est aussi connue sous le nom de « Ginseng indien ».

La poudre de racines fraîches est traditionnellement utilisée.

L’Ashwaganda est recommandé aux personnes qui ont subi du stress et sont affaiblies depuis longtemps, qui n’ont plus de libido.

Elle a une action anti-stress, régulatrice de la production de cortisol surrénalien, des propriétés anxiolytiques, anti-inflammatoires, neuroprotectrices, immunomodulatrices et anti-cancer. Elle améliore la santé mitochondriale et les niveaux d’énergie.

Elle améliore les fonctions cognitives et comme son nom l’indique, elle améliore la qualité du sommeil. Elle a aussi des effets positifs sur la libido.

On la trouve en Occident le plus souvent sous forme de gélules de poudre de racines séchées. La posologie est de l’ordre de 3 gélules de 350 mg par jour, de préférence le soir. Il est conseillé de commencer par de petites doses et d’augmenter progressivement.

L’Ashwaganda est déconseillée aux femmes enceintes et en cas d’hyperthyroïdie. Trop fortement dosée, elle peut provoquer des troubles intestinaux et avoir des effets hypnotiques.

La réglisse (Glycyrrhizaglabra) - glandes surrénales

La réglisse de la famille des Fabacea est connue et utilisée à travers le monde dans différentes médecines traditionnelles. Son nom issu du grec signifie « racine douce/sucrée » Les parties utilisées sont la racine et les rhizomes.

La réglisse soutient les glandes surrénales en réduisant leur besoin de fabriquer du cortisol. En effet, elle contient de l’acide bêta-glycyrrhétinique, qui se comporte comme le cortisol. Ceci permet aux surrénales de se reposer et de récupérer. La réglisse aide donc à la relance de la production de cortisol, elle est parfaitement appropriée en situation de burn-out.

L’extrait de racine de réglisse a un effet anti-dépresseur et anti-stress chez les rongeurs. L’effet anti-dépresseur pourrait être dû à la restauration des niveaux de norépinephrine et de dopamine dans le cerveau. La glycyrrhizine a montré des activités inhibitrices de la monoamine oxydase (IMAO), enzyme qui dégrade les catécholamines (adrénaline, noradrénaline, sérotonine). Elle rend donc disponible une plus grande quantité d’adrénaline, noradrénaline, sérotonine.

Par ailleurs, la réglisse a un impact sur le système immunitaire : outre ses effets anti-inflammatoires, elle a une action anti-allergique, anti-virale, anti-microbienne, anti-fongique. Elle est intéressante pour les personnes dont l’immunité est affaiblie et dérégulée.

La réglisse est commercialisée sous différentes formes galéniques : tisane (2 tasses/ jour d’infusion à 4 g de racine séchée pour 150 ml d’eau bouillante), teinture-mère (15 gouttes 2 fois par jour), gélules (suivre la posologie du fabricant).

Enfin, elle est indiquée dans certains troubles digestifs, de l’estomac et de l’intestin.

La réglisse est contre-indiquée chez les femmes enceintes et allaitantes, les personnes hypertendues, les insuffisants rénaux. Elle peut réduire les taux de potassium.

Le Millepertuis (Hypericumperforatum) ou «herbe de la Saint Jean»

Le millepertuis, de la famille des Hyperacées, est connu et utilisé de longue date en Occident. Les sommités fleuries sont les parties utilisées.

Le millepertuis contient des acides phénoliques, des coumarines, des flavonoïdes, des tannins, des dérivés terpéniques, des huiles essentielles de pinène, carbures et sesquiterpènes. Les substances actives sont l’hypéricine et l’hyperforine.

Le millepertuis est un antidépresseur et anxiolytique, avec plusieurs mécanismes d’actions : inhibiteur de la recapture de la sérotonine, de la dopamine, de la noradrénaline, du GABA et du L-glutamate. Il agit sur les troubles du sommeil.

La posologie usuelle d’extrait sec standardisé est de 300 mg 3 fois par jour.

Les effets sont ressentis au bout de 2 à 4 semaines.

Le millepertuis peut avoir des effets secondaires. Il est photosensibilisant. Il peut dans de rares cas provoquer des réactions allergiques, des troubles digestifs, des maux de tête, de l’anxiété, des insomnies.

Il est déconseillé chez les personnes atteintes de troubles bipolaires, les femmes enceintes et allaitantes et les enfants de moins de 6 ans.

Il interagit avec de nombreux médicaments : la pilule contraceptive (microdosée), les immunosuppresseurs, les antirétroviraux, les anticoagulants, les anticancéreux, les antidépresseurs, les antimigraineux, la digoxine, les bronchodilatateurs, les statines.

En cas de prise de médicaments, l’avis d’un médecin s’impose avant la prise de millepertuis.

Le Safran (Crocus sativus)

Le safran, de la famille des Iridacées, est connu et utilisé depuis 5000 ans en Inde dans la médecine ayurvédique, dans le pourtour méditerranéen (Maroc, Espagne, Grèce) et en Chine.

Les parties utilisées sont les stigmates de la fleur.

Les substances actives du safran sont les aldéhydes terpéniques (safranal), les glucosides (picrocrocine), descaroténoides (Crocine,  Crocétine).

Le Safran est documenté pour certains de ses bienfaits intéressants sur le burn-out : effets antidépresseurs, anti-inflammatoires et neuroprotecteurs.

Il augmente les niveaux de dopamine et de sérotonine. Son effet maximal est prouvé après 6 semaines de prise de 30 mg/ jour d’extrait éthanolique.

La crocine et la crocétine ont des actions anti-inflammatoires au niveau cérébral.

Le Safran se trouve sous forme de poudre de stigmates : prendre 200 mg/ jour ou sous forme d’extrait hydro-alcoolique de stigmates : prendre de 30 mg à 60 mg/jour selon les conseils du fabriquant.

Le Safran est déconseillé chez les femmes enceintes et allaitantes. Il interagit avec certains médicaments : antihypertenseurs, inhibiteurs calciques, anticoagulants, antidépresseurs, hypnotiques, antidiabétiques.

Le Griffonia (Griffonia simplicifolia)

Originaire d’Afrique, cette plante amène du 5-HTP, précurseur de la sérotonine.

Elle est intéressante pour gérer la dépression modérée, l’irritabilité, l’agressivité, les compulsions sucrées, les troubles du sommeil associés au burn-out. Elle existe sous différentes formes galéniques et est à prendre de préférence le soir, à raison de 50 à 100 mg de 5-HTP.

Elle est déconseillée aux femmes enceintes, allaitantes, aux enfants et aux personnes épileptiques.

Elle est à éviter en cas de prise d’IRS (inhibiteurs de la recapture de la sérotonine).

La Passiflore (Passiflora incarnata)

Originaire d’Amérique centrale, cette plante grimpante a des fleurs magnifiques, auquel fut donné le nom de « Fleur de la Passion » par les missionnaires Espagnols au Pérou. Ce sont les parties aériennes de la plante qui sont utilisées.

La passiflore est anxiolytique, antispasmodique. Elle est préconisée dans les états d’anxiété de l’adulte et de l’enfant avec manifestations cardiovasculaires ou digestives ou avec gêne respiratoire.

Elle améliore la qualité du sommeil en cas de difficultés d’endormissement, de sommeil agité. Elle est très bien tolérée, n’a pas d’interactions médicamenteuses connues.

La phytothérapie, traitement naturel, peut être intéressante pour soulager certains symptômes du burn-out. Il en est de même pour certains champignons thérapeutiques.

Les champignons thérapeutiques

Le Reishi ou Ganoderma lucidum a des effets antidépresseurs et anxiolytiques documentés.

Enfin, on peut citer le Gingko, l’Astragale, le Basilic sacré, la Valériane, le Cassis, le Bacopa Monnieri, etc., comme plantes ayant des propriétés intéressantes dans la prévention et l’accompagnement le burnout.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le burn-out?

Le burn-out est un épuisement professionnel qui se manifeste de la manière suivante :
- Un manque d'énergie
- Une perte d'efficacité
- Un retrait vis-à-vis du travail

Burn-out : quels traitements naturels?

- Les techniques de relaxation, la balnéothérapie ;
- L'hypnose ;
- La pratique du yoga et du tai-chi ;
- La méditation ;
- La phytothérapie et la micronutrition ;
- La pratique d'une activité physique régulière.

Les plantes sont-elles moins efficaces que les médicaments?

Contrairement aux médicaments, les plantes contiennent un grand nombre de substances actives. Leur champ d’action est plus vaste, mais moins étudié que celui des médicaments.
Les effets secondaires des plantes peuvent être moins présents, présentant une meilleure balance bénéfices/risques


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sarah vandeweghe

Naturopathe agréé OMNES depuis 2017 à Metz. Diplôme d'ingénieur en agro-alimentaire. Master en toxicologie et génie de l'eau.