Fatigue chronique: causes et traitement naturel

-

La fatigue chronique est un trouble fréquemment exprimé. Généralement, aucune cause pathologique ou physique précise y est associée. L'état de fatigue n'est pas amélioré par le repos. Il est le plus souvent transitoire et sans conséquence notable, mais il peut se prolonger amenant alors à définir la fatigue comme étant chronique. Ce trouble est notamment d’actualité, avec des observations rapportées dans les suites de l’infection au COVID-19.
La fatigue chronique et le syndrome de fatigue chronique font partie des «syndromes somatiques fonctionnels», tout comme la fibromyalgie et le syndrome du colon irritable. Quel traitement naturel privilégier, en cas de fatigue chronique?

Définition

Jeune fille souffrant de fatigue chronique: quel traitement naturel adopter?

La fatigue chronique se définit comme une fatigue inexpliquée par une maladie ou par des circonstances particulières d’efforts physiques ou intellectuels, évoluant depuis plus de 6 mois. Sa fréquence est estimée entre 5 et 15% des motifs de consultation en médecine générale1.

Il existe une prédominance féminine (75%). Les adolescents (10-19 ans) n’en sont pas exclus2 3‌‌.

Un tiers des patients présente une fatigue chronique particulièrement invalidante et prononcée et remplit alors les critères du «syndrome de fatigue chronique».

Signes et symptômes

Le syndrome de fatigue chronique, ou encéphalomyélite myalgique, se définit par l’association d’une fatigue particulièrement invalidante et de symptômes multiples:

  • Douleurs diffuses.
  • Difficultés cognitives: troubles de la concentration, difficultés de mémoire.
  • Courbatures.
  • Petits signes infectieux (fébricule).
  • Symptômes de détresse psychique: anxiété, inquiétude, signes dépressifs.
  • Réduction objective des activités du sujet atteint, avec résistance limitée à l’effort.

Diagnostic

Pour le syndrome de fatigue chronique, cet état est inexpliqué sur le plan médical: ni l’examen clinique ni les explorations complémentaires ne retrouvent de cause précise à cet état de fatigue prolongée.

L’origine psychique de ce trouble n'est pas non plus privilégiée: pas de dépression, pas de pathologie psychiatrique, pas de démence ni de prise de drogues ou d’abus d’alcool.

Contrairement à la fatigue passagère fréquemment ressentie par tous, le repos n’entraîne pas sa disparition.

Dans le cadre de ce trouble, on constate4:

  • Une fatigue intense (épuisement).
  • Une sensation de malaise après les efforts (malaise post-exercice).
  • Des troubles de la mémoire.
  • Des douleurs ganglionnaires, musculaires ou des articulations.
  • Des maux de tête.
  • Une hypersensibilité à la lumière et au bruit.
  • Parfois une fébricule sans infection patente.

S’y associent des répercussions psychiques et sociales, qui génèrent un handicap souvent notable:

  • Difficultés ou incapacité à travailler, pouvant aller jusqu’à la mise en invalidité et pouvant accélérer la survenue d’un burn-out.
  • Augmentation d’environ 50% de la fréquence des consultations, par rapport à des sujets témoins, en raison de besoin de soins pour les douleurs, le moral, etc5.
  • Perte de l’estime de soi, syndrome dépressif.

Certains éléments prédisposants ou déclenchants ont été identifiés et peuvent être retrouvés:

  • Une vie hyperactive.
  • Un traumatisme de vie récent ou dans l’enfance (deuil, accident, abus sexuel).
  • Un stress récent.
  • Une infection virale récente.

Expliquer et comprendre est primordial

Le premier temps des soins et traitements dans la fatigue chronique et dans le syndrome de fatigue chronique est d’expliquer que, même si aucune cause précise n’est retrouvée, il ne s’agit pas d’une maladie psychiatrique, ce n’est pas «dans la tête».

Il importe également de rassurer le patient, quant à l’existence d’une maladie grave cachée, laquelle aurait été dépistée lors du bilan initial.

La chronicité de la fatigue peut ainsi être expliquée par:

  • Le déconditionnement musculaire, engendré par la persistance de la fatigue.
  • L’impact du stress sur le système nerveux.
  • Des anomalies neuro-endocrines, avec une hypo-régulation des sécrétions de cortisol et d’autres hormones6.
  • Des anomalies de la substance blanche cérébrale, pouvant être à l’origine de réponses anormales, dans le traitement des informations sensorielles ou mnésiques7.
  • Un état neuro-inflammatoire diffus, dont l’intensité est corrélée avec l’intensité de la fatigue.
  • Un état global d’hypométabolisme, qui a pu être comparé à un état d’hibernation. Cette altération métabolique pourrait être liée à des anomalies de la réponse immunitaire, à un agent infectieux ou au stress8.
  • Une hypersensibilité des petites fibres nerveuses, dans la survenue des douleurs diffuses.

Apporter ces explications est important, pour éviter une errance des sujets atteints, entre différents médecins et thérapeutes à la recherche d’une cause ce qui entraîne surmédicalisation, multiplications des examens inutiles et retard à une prise en charge efficiente.

L’importance de l’hygiène de vie

L’hygiène de vie et en particulier, le maintien d’une activité physique et d’un sommeil de qualité, sont indispensables pour sortir au plus vite de cet état d'épuisement.

Les stress, le surmenage doivent également être évités.

Les seules améliorations de l’hygiène et de la qualité de vie, associées à la relaxation, peuvent suffire dans les formes légères peu invalidantes de fatigue chronique.

Régime alimentaire

Il importe d’équilibrer son alimentation, afin d’éviter toute carence. Vous pouvez en apprendre davantage, sur le régime alimentaire à adopter, en cas de fatigue chronique: Syndrome de fatigue chronique et alimentation.

Activité physique

L’inactivité à laquelle mène la fatigue chronique, est un facteur important de maintien de la fatigue, en raison du déconditionnement musculaire induit.

La fatigue liée à l’activité physique n’est pas la même fatigue que la fatigue chronique, elle ne la renforce pas et, au contraire, vient s’y opposer.

La reprise des activités physiques se fait au mieux et avec efficacité grâce aux thérapies par exercice gradué (TEG).

Ces exercices gradués reposent sur le principe de la réhabilitation à l’effort, selon des programmes progressifs spécifiquement adaptés à chaque sujet, sous la direction d’un kinésithérapeute.

La marche est l’exercice principal de ces programmes, à raison de 30 minutes 5 fois par semaine. Peu à peu, la marche s’améliore en rapidité et en distance parcourue, avec parallèlement une diminution de la survenue de sensations de malaise après l’exercice.

Cette reprise progressive de l’exercice physique s’accompagne également d’une amélioration des troubles du sommeil et des symptômes anxieux ou dépressifs. Le sujet reprend confiance en lui et sa capacité de maîtrise et de contrôle de ses symptômes.

Respect de son sommeil

Il est particulièrement important, s’agissant de fatigue, d’avoir une parfaite hygiène de sommeil dans ses deux dimensions:

  • Respect de son propre rythme: horaires de coucher et de lever, durée de sommeil.
  • Qualité de son sommeil: conditions d’endormissement et de sa nuit (obscurité, silence, température de la chambre), caractère récupérateur du sommeil.

Les recommandations élémentaires concernant le sommeil sont:

  • Respectez un rituel correspondant à vos besoins: heure de coucher physiologique (sensation de sommeil, bâillements), lever sans prolongation inutile.
  • Pièce calme sans stimuli sonores.
  • Obscurité.
  • Éviter la télévision dans la chambre, préférer la lecture et la musique douce.
  • Pas d’écrans numériques, dont la lumière bleue inhibe la sécrétion physiologique de mélatonine, hormone du sommeil.
  • Respect de votre durée normale de sommeil (7 à 8 heures en général), que vous pouvez déterminer, en repérant la durée au bout de laquelle vous vous levez sans ressentir de fatigue.

Médicaments

Aucun traitement médical médicamenteux n’a réellement fait la preuve d’une efficacité.

Néanmoins deux types de traitements médicamenteux ont une place dans la prise en charge:

  • Les médicaments antalgiques pour les maux de tête (céphalées), les douleurs musculaires ou articulaires du syndrome de fatigue chronique.
  • Les médicaments antidépresseurs indiqués en présence de symptômes anxieux ou dépressifs.

Fatigue chronique: quel traitement naturel?

Le peu de soulagement apporté par les traitements médicaux renforce l’intérêt des traitements naturels, et des prises en charge alternatives, pour améliorer le confort et la qualité de vie des sujets souffrant de ce trouble. Quel traitement naturel privilégier, en cas de fatigue chronique?

Homéopathie

L'homéopathie est un traitement naturel de premier choix, pour les personnes souffrant de fatigue chronique.

La prise en charge homéopathique de ce trouble est la suivante:

  • Fatigue surtout d’origine psychique (anxiété, dépression): Kalium phosphoricum 9 CH, 3 granules 3 fois par jour.
  • Fatigue, augmentant après un effort physique, ou sensation de malaise post-exercice: Arnica 9 CH et Rhustoxicodendron 9 CH, 3 granules 3 fois par jour.

Compléments alimentaires

De multiples compléments alimentaires peuvent aider à lutter contre la fatigue ou les symptômes douloureux des syndromes somatiques fonctionnels.

La mélatonine peut améliorer les troubles du sommeil avec des doses débutées à 0,5 mg et augmentées progressivement, jusqu’à l’obtention de l’efficacité souhaitée entre 3 et 5 mg/j.

Une supplémentation en magnésium, à la dose de 300 à 600 mg/j, ou de malate de magnésium, à la dose de 1200 à 2400 mg/j, aidera à lutter contre la douleur, le stress et la fatigue. L’apport en magnésium peut être couplé avec un apport en chlorophylle, sous forme magnésienne (forme non oxydative mieux assimilée), laquelle a un effet favorable sur la fatigue à la dose de 1 à 2 g/j.

Le coenzyme Q10 a montré son efficacité sur les douleurs et sur la fatigue à des doses de 100 à 300 mg/j, vraisemblablement par son effet anti-oxydant.

La vitamine D, via ses multiples effets métaboliques bénéfiques, et en particulier au niveau du système nerveux, améliore la modulation de la perception de la douleur à la dose moyenne de 1000 UI/j.

Le L-tryptophane en prise de 1 g 20 minutes, avant le coucher, peut améliorer l’endormissement et le sommeil.

Phytothérapie

La phytothérapie est également un traitement naturel intéressant, en cas de fatigue chronique.

Le Ginseng (racine), plante chinoise au goût de réglisse, régule les grandes fonctions de l’organisme en favorisant la production d’énergie. On peut le faire cuire 3 heures puis le consommer en boisson, associé à du gingembre et de la vanille, à la dose de 2 g par jour en extrait alcoolique.

L’Angélique chinoise (racine) permet de stimuler les activités physiques et de lutter contre la fatigue chronique. Elle se consomme en capsules (1 à 2 g) ou en infusion, mais est le plus souvent associée à la racine d’Astragale dont les propriétés sont comparables.

La rhodiole améliore l’endurance physique, les facultés cognitives (attention, mémoire) et réduit la fatigue liée au stress. Elle se consomme à la dose de 100 à 300 mg prise en extrait 2 fois par jour.

Les graines de kola (plante africaine) ont un effet stimulant, dû à leur richesse en caféine. On les consomme en poudre séchée (2 à 6 g par jour en 3 prises), en décoctions (1 à 3 g de poudre séchée dans 150 ml d’eau, 2 à 3 fois par jour), en extrait ou en teinture dilué dans l’éthanol.

Les fleurs de Bach

Trois fleurs de Bach sont particulièrement indiquées dans les états de fatigue:

  • Mustard, qui est classiquement indiquée dans les dépressions et fatigues saisonnières (8 gouttes d’élixir dans une bouteille d’eau de 30 ml à consommer sur une journée).
  • Olive, qui est indiquée dans la fatigue physique et psychique (8 gouttes d’élixir dans une bouteille d’eau de 30 ml à consommer sur une journée).
  • Hornbeam, indiquée dans les états de lassitude, avec relâchement musculaire (8 gouttes d’élixir dans une bouteille d’eau de 30 ml à consommer sur une journée).

Traitements externes

Les traitements externes sont importants pour leur efficacité en termes de détente musculaire, de réduction de la douleur et de diminution de la fatigue ressentie.

Hydrothérapie, balnéothérapie

Sans que cela ait été prouvé par des études scientifiques, la balnéothérapie et l’hydrothérapie ont fait état de résultats favorables après 3 semaines de cure chez les sujets souffrant de fatigue chronique.

En éloignant les patients d’un environnement anxiogène, en leur permettant une parenthèse dans leurs habitudes de vie et en les prenant en charge sur le plan de l’hygiène de vie quotidienne (repos, sommeil, hygiène alimentaire), la cure permet un recentrage sur soi supporté par un accompagnement physique et psychologique qui s’avèrent constituer un complément positif aux autres prises en charge de la fatigue chronique.

Huiles essentielles

L'aromathérapie est un traitement externe à privilégier, en cas de fatigue chronique.

Grâce à leurs propriétés anti-oxydantes et immunostimulantes, plusieurs huiles essentielles (HE) peuvent permettre d’aider à lutter contre la fatigue:

  • HE de monarde: riche en linalol (anti-oxydant) et en thymol (stimulant immunitaire).
  • HE de basilic grand vert: riche en acides rosmarinique, phénoliques et flavonoïdes (anti-oxydants) et en linalol (antalgique et anti-inflammatoire).
  • HE de giroflier: riche en eugénol (antalgique) et neurotonique.
  • HE de pin sylvestre: riche en pinènes (thermogènes et activité anti fatigue cortisone-like) et en acétate de bornyle (analgésique).

Elles s’utilisent, soit en application cutanée ou en massage, en dilution dans une huile végétale (reins, dos, plante des pieds) soit en diffusion.

Pratiques complémentaires

Les thérapies alternatives visent essentiellement à réduire les perceptions douloureuses et à positiver l’image corporelle, à reprendre confiance dans ses capacités corporelles en focalisant l’attention sur des sensations agréables et en positivant les progrès accomplis dans la reprise des activités physiques.

Acupuncture

L’acupuncture, autre traitement naturel, s’est montrée efficace en 8 séances, pour diminuer la fatigue chronique des patients atteints de fibromyalgie9.

Au vu du lien physiopathologique de parenté existant entre fatigue chronique et fibromyalgie, on peut concevoir que l’acupuncture pourrait constituer une pratique complémentaire efficace dans la prise en charge de la fatigue chronique et de ses douleurs.

Certains points d’acupuncture, comme le point crânien «Paé-Roé» seraient particulièrement impliqués dans le traitement chinois de la fatigue.

Massages

Les massages physiothérapiques doux peuvent atténuer les douleurs articulaires et musculaires, par l’effet de relâchement qu’ils induisent.

De fait, tous les massages à visée de relaxation peuvent également être bénéfiques, pour réduire les symptômes douloureux et redonner confiance dans le corps, via les perceptions agréables et positives engendrées par le massage.

Ils contribuent de façon notable à l’évacuation du stress et de la tension nerveuse qu’on sait inducteurs ou amplificateurs de fatigue.

Les techniques dites «corps-esprit»

Les techniques corps-esprit et les pratiques psychocorporelles occupent une place importante pour:

  • Réduire l’hypervigilance et l’hypersensibilité, envers les symptômes de fatigue ressentis.
  • Diminuer l’inquiétude et l’anxiété.
  • Lutter contre la sensation d’envahissement par la fatigue, et les autres symptômes.
  • Reprendre le contrôle sur son activité.
  • Appréhender la dimension psychosomatique.

Thérapies cognitivo-comportementales (TCC)

La thérapie cognitivo-comportementale, traitement naturel, a fait la preuve de son efficacité dans la fatigue chronique.

Elle permet au sujet d’affronter ses symptômes et son handicap, sans les considérer comme uniquement psychogènes ou somatiques.

Elle permet de corriger les facteurs cognitifs et comportementaux, perpétuant cette pathologie:

  • Croyance en l’existence d’une pathologie somatique, sans traitement existant.
  • Pensées négatives sur l’exercice physique, menant à son évitement.
  • Réponse systématique à la sensation de fatigue, par un repos excessif entretenant un cercle vicieux.

En reposant sur le principe d’une augmentation progressive du niveau d’activité, elle permet au sujet de percevoir peu à peu ses symptômes comme réversibles et s’améliorant avec le temps. Ainsi, c’est la fatigue qui progressivement s’adapte au niveau d’activité du sujet, et non le contraire.

Elle se pratique chez un psychiatre ou un psychologue, formé à ces techniques, avec un nombre de séances généralement compris entre 15 et 20. Elle peut aujourd’hui être réalisée via Internet.

Yoga

Le Yoga en position couchée (isométrique) a montré son efficacité pour réduire significativement la fatigue de sujets, souffrant de syndrome de fatigue chronique après 3 mois de pratique10.

Il a également démontré sa faisabilité, chez des sujets présentant des symptômes sévères.

Relaxation ou sophrologie

La sophrologie, autre traitement naturel, peut être également recommandée, pour les personnes souffrant de fatigue chronique.

Les techniques de relaxations permettent:

  • D’une part, grâce aux exercices sur la respiration, de réduire les tensions musculaires et donc la sensation de fatigue, qu’elles génèrent.
  • D’autre part de refocaliser l’attention du sujet, sur d’autres thématiques que la fatigue ressentie ou les douleurs, et l’aider à se représenter mentalement en activité. Ce qui permet ainsi, de réduire l’hypersensibilité envers les perceptions de fatigue.

En se focalisant sur le présent (ici et maintenant), la relaxation éloigne les anticipations anxieuses et réduit le stress.

Hypnose

L’hypnose ne peut à elle seule guérir la fatigue chronique, mais elle constitue un complément efficace et très apprécié par les patients. Elle peut les aider à reprendre le contrôle sur les symptômes, comme la sensation de fatigue, leur réactivité au stress, les troubles de la mémoire ou le manque de motivation qui les envahissent.

Quelques séances peuvent parfois suffire, pour accepter la fatigue chronique et en reprendre le contrôle sur ses perceptions et ses réactions.

Méditation de pleine conscience

La méditation de pleine conscience11 peut, au même titre que la relaxation, améliorer les patients atteints de fatigue chronique, en leur permettant de mieux gérer le stress, la douleur et les épisodes de fatigue par:

  • Une prise de conscience de leur capacité de contrôle de leurs pensées, et de leurs perceptions corporelles.
  • En abandonnant tout jugement, sur leurs pensées et sur leurs ressentis.

Que conclure?

  • La fatigue chronique est une plainte fréquente, le syndrome de fatigue chronique en est une forme particulièrement invalidante, du fait de symptômes associés à fort retentissement surajouté sur la qualité de vie.
  • Elle est apparentée à la fibromyalgie et à l’intestin irritable, tous regroupés au sein des syndromes somatiques fonctionnels.
  • Il s’agit d’une authentique maladie psychosomatique à part entière.
  • L’hygiène de vie avec ses 3 composantes que sont l’alimentation, le sommeil et l’activité physique, constitue un trépied thérapeutique fondamental de base, sur lequel viendront se greffer les autres choix de prise en charge.
  • Les traitements médicamenteux ne sont que peu efficaces isolément. Une prise en charge correcte de la fatigue chronique se doit d’associer un traitement naturel, et des pratiques complémentaires, selon les préférences des sujets et l’efficacité ressentie.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que la fatigue chronique?

Il s'agit d'une fatigue inexpliquée, qui n'est pas la conséquence d'une pathologie. Particulièrement invalidante, des traitements naturels peuvent être envisagés.

Fatigue chronique: quel traitement naturel privilégier?

- Homéopathie
- Phytothérapie
- Hydrothérapie
- Aromathérapie
- Utilisation de compléments alimentaires

Quelles sont les autres préconisations?

- Pratique de l'hypnose, de la méditation
- Acupuncture
- Yoga, relaxation
- Techniques "corps-esprit"
- Thérapies cognitivo-comportementales


  • 1Tolnon M, Cathébras P. Dossier Fatigue chronique. Rev. Prat., 2014 ; 28 : 549-554
  • 2Rowe PC et coll. Two-year follow-up of impaired range of motion in chronic fatigue syndrome. J Pediatr., 2018; 200: 249-253
  • 3Carruthers BM et coll. Myalgic encephalomyelitis: internationnal consensus criteria. JIM, 2001 ; 270 : 327-338
  • 4Stussman B et coll. Characterization of Post–exertional Malaise in Patients With Myalgic Encephalomyelitis. Front. Neurol., 18 September 2020. doi.org/10.3389/fneur.2020.01025
  • 5Collin S.M. et coll. Health care resource use by patients before and after a diagnosis of chronic fatigue syndrome (CFS/ME): a clinical practice research data link study. BMC Family Practice, 2017 ; 18: 60
  • 6Komaroff A L et coll. : Advances in Understanding the Pathophysiology of Chronic Fatigue Syndrome.JAMA, 2019 ; doi: 10.1001/jama.2019.8312
  • 7Des anomalies cérébrales ont été identifiées dans le syndrome de fatigue chronique. Quotidien du Médecin, 30/10/2014.
  • 8Mandarano AH et coll. Myalgic encephalomyelitis/chronic fatigue syndrome patients exhibitaltered T cell metabolism and cytokine associations. J Clin Invest. 2020;130(3):1491–1505
  • 9Harris RE et coll. Traditional Chinese acupuncture and placebo (sham) acupuncture are differentiated by their effects on μ-opioid receptors (MORs). NeuroImage, 2009 ; 47 : 1077-1085
  • 10Oka T et coll. Development of a recumbent isometric yoga program for patients with severe chronic fatigue syndrome/myalgic encephalomyelitis: A pilot study to assess feasibility and efficacy. Biopsychosoc Med., 2017 ; 11 : 5
  • 11La pleine conscience. Lettre d’information de l’Association française du syndrome de fatigue chronique. Newsletter n° 7, janvier 2019
Philippe Schwartz

Relaxologue et sexologue. Diplôme de docteur en médecine. Consulte à Paris.