Mercuriale annuelle (Mercurialis annua): propriétés et utilisation

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La mercuriale, plante annuelle, est considérée comme une "mauvaise herbe". Originaire d'Europe, elle est très répandue en Asie, en Afrique du Nord et pousse dans des sols secs et argileux. La plante est employée depuis l'Antiquité pour ses propriétés laxatives.  

Présentation

Mercuriale annuelle (Mercurialis annua): plante utilisée en phytothérapie pour ses propriétés médicinales.

Nom commun : Mercuriale
Nom latin : Mercurialis Annua
Noms populaires : Mercuriale officinale, foirole, caquenlit, chiole, ortie bâtarde, ortie morte, herbe foireuse.
Famille botanique : Euphorbiacées

Propriétés thérapeutiques

  • Purgatif et laxatif

Usages populaires

Reins : hydropisie, goutte, rhumatismes
Digestif : inappétence, laxatif, traitement contre la constipation, purgatif
Génital : aménorrhée
Poumon : tuberculose pulmonaire
Fébrifuge

Utilisation et posologie

A l'exception de la racine, l'ensemble de la plante est utilisé en phytothérapie.

  • Décoction : 40 à 100 g de mercuriale annuelle par litre d'eau.
  • Lavements : dans un litre d'eau, faire bouillir 125 g de mercuriale. Ajouter 100 g de miel.
  • Sirop purgatif :
    • 500 g de suc frais de mercuriale
    • 25 g de Gentiane
    • 15 g de Bourrache
    • 10 g de Buglosse
  • Ajouter 2 kg de miel. Faire bouillir jusqu’à l'obtention d'un sirop. Prendre 3 à 4 cuillères à soupe le matin pendant quelques jours.

Précautions et toxicité

A l'état frais, la mercuriale annuelle est toxique. En effet, la plante peut provoquer des intoxications graves, qui se manifestent par des douleurs intestinales, des nausées, des diarrhées et des maux de tête importants.

Le principe toxique est détruit par la dessiccation et par la cuisson. Ainsi, la plante séchée peut être consommée sans danger. Après cuisson, il est également possible de la consommer comme un légume.

Principes chimiques actifs

La mercuriale annuelle renferme une huile essentielle, un principe amer, un colorant bleu (hermidine), de la gomme, de l'amidon, des matières grasses, de la méthylamine et de la triméthylamine.

La plante contient également des polysaccharides, des alcaloïdes, des flavonoïdes, des tanins, du mucilage, du nitrate de potassium, ainsi que des saponines hémolytiques.

Bibliographie

Secrets d’une herboriste. Marie-Antoinette Mulot, éditions du Dauphin, 2015
Dictionnaire des plantes médicinales et vénéneuses de France. Paul Fournier, éditions Omnibus, 2010
Livre des bonnes herbes. Pierre Lieutaghi, Actes Sud, 1999
Précis de phytothérapie : Essai de thérapeutique par les plantes françaises. Henri Leclerc, Masson et Cie Editeurs, 1935
La phytothérapie : Se soigner par les plantes. Docteur Jean Valnet, Hachette, 1968
La santé à la pharmacie du Bon Dieu. Maria Trében, Ennsthaler, 2000

Collectif thérapeute

Un ensemble de thérapeutes ont participé à cet article.