Surpoids

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Loin de tous les clichés, nous vous proposons un point complet sur le poids. Nous vous expliquons les différentes composantes qui entrent dans la prise de poids, et les différentes manières de s’en occuper.

Dans la course aux kilos superflus, l’histoire se répète sans fin. Les magazines font la part belle au nouveau régime à la mode, les commerciaux nous proposent leurs produits miraculeux.

Et pourtant, l’envers du décor est moins glorieux :

  • Ceux qui ont expérimenté les régimes savent qu’ils reprennent leur poids initial en moins d’un an, voire des kilos en plus*. Sans compter le stress qu’ils impliquent pour l’organisme, mentalement et physiquement.
  • Les produits miracles sont toujours décevants. Qu’on soit clair, aucun produit ne fait perdre du poids. Ceux qui vous diront le contraire sont mal intentionnés.

En réalité, tout cela est de la cuisine de fabricants et de communicants. Ils suscitent l’espoir avec de la nouveauté, alors qu’en réalité tout cela est du réchauffé mis dans un nouveau papier bonbon. La fin de la campagne minceur aboutit (presque) toujours au même résultat décevant, mais nous pouvons compter sur eux pour nous trouver la solution l’année prochaine !

Certains se tournent vers les médicaments :

  • Alli, aujourd'hui mise en question pour ses effets secondaires
  • Mediator hier
  • Obefix, nouvellement sortie

Les causes de surpoids

Pourquoi est-on en surpoids ? Plutôt qu’appliquer des principes ancrés dans le savoir collectif ou d’attendre des découvertes scientifiques, il est bon de faire appel à son bon sens !

Les causes peuvent se résumer ainsi :

  • Alimentation : qu’est ce que vous ingérez et comment ?
  • Métabolisme digestif : comment vous digérez et éliminez ?
  • Facteurs environnementaux et habitudes de vie
  • Système hormonal

Prenons l’analogie avec une usine :

La matière première : c’est notre alimentation. Plus la matière première est noble, plus le produit fini sera de qualité.

La transformation : l’étape de transformation nécessite

  • des machines : c’est notre système digestif qui digère et assimile
  • de l’énergie : produite par notre système digestif, aidé par le système nerveux et hormonal

Les déchets : c’est nos émonctoires, côlon et vessie. Si les poubelles ne sont pas vidées, alors cela congestionne toute la partie amont de la chaîne.

L’organisation : c’est notre mode de vie

L’environnement et le transport: c’est notre interaction avec le monde, notre vie de relation, bref notre vécu psycho-émotionnel.

C'est une prise en compte globale de ces facteurs qui permet de comprendre et donc d'aider les personnes en surpoids.

L’alimentation

Trop manger

Il est certain que la ration calorique journalière est souvent trop élevée. En clair, que les repas sont souvent trop copieux. Nous devrions manger le nécessaire pour assurer nos activités du quotidien. Or l’activité physique manque cruellement dans notre société, la nourriture est proposée en abondance.

Les aliments les plus caloriques sont :

  • Les viandes, charcuteries, sauces
  • Les produits sucrés, desserts
  • Les produits industriels : gâteaux, biscuits apéritifs, snacks…
  • Les fruits oléagineux : amandes, noisettes…

Il convient donc de limiter ces aliments et les adapter à nos besoins du quotidien. Les sédentaires ne devraient pas en consommer plusieurs par jour.

Grignoter

Le grignotage engendre une sécrétion d’enzymes par le pancréas et l’estomac. Vous salivez et l’estomac enregistre qu’il y a quelque chose à digérer. C’est pareil pour les chewing-gums ou les sucettes ! Grignoter c’est solliciter l’estomac et le pancréas plusieurs fois dans la journée. Leur demandez de travailler de manière répétée, c’est les exposer à la fatigue et à la moindre efficacité lorsqu’il s’agit d’assurer leur fonction primaire : digérer les repas.

Les graisses et les idées reçues

Les graisses sont souvent montrées du doigt pour leur rôle dans l’obésité, le diabète et les maladies  cardiovasculaires.

Or il faut dissocier les graisses, il y en a de 2 types :

  • Les graisses insaturées, issues des huiles végétales (olive, colza, noix…), des fruits oléagineux (amandes, noisettes…) et les graines (tournesol, courge…).
  • Les graisses saturées, issues majoritairement des produits animaux : viandes, œufs, produits laitiers, l’huile de palme. On les retrouve dans les charcuteries, pâtisseries, sauces et produits industriels (plats préparés, biscuites…)

Les premières sont essentielles pour la santé. Elles contiennent notamment des oméga 3 qui jouent un rôle protecteur et antioxydant. Elles ne font pas grossir. Certaines personnes témoignent que les amandes les font grossir, mais c’est ailleurs qu’il faut concentrer le changement de ses habitudes alimentaires.

Pour les graisses saturées, aucun lien scientifique n’a été établi entre leur consommation et les maladies cardiovasculaires1. Il faut donc se déculpabiliser quand on mange du chocolat ou du beurre sur sa tartine !

Ces graisses ne poseraient alors pas de problème pour la santé. Elles le sont lorsque l’on en consomme trop. Elles demandent beaucoup d’enzymes pancréatiques et de bile pour être digérées, leur dose doit donc être réduite mais pas abolie.

Il est intéressant de constater que les régimes pauvres en graisse ne permettent pas de perdre durablement du poids.

Le sucre, le réel ennemi

Les différentes études mettent en évidence le rôle déterminant du sucre sur la prise de poids. L’organisme doit en permanence maintenir un taux de sucre constant dans le sang (glycémie).

Prendre du sucre de manière répétée a pour conséquence :

  • Une sollicitation importante de l’insuline du pancréas. Avec le temps, le pancréas fatigue.
  • Les excès de sucre sont transformés en graisse qui est stockée, d’abord dans la ceinture abdominale, les cuisses et les bras, puis au reste du corps.

On a donc longtemps incriminé les graisses, alors que ce sont plus vraisemblablement les glucides et leur régulation par le pancréas qui jouent un rôle majeur dans la prise de poids.

Les produits laitiers, les oubliés du surpoids

Les produits laitiers contiennent naturellement du sucre, c’est le fameux lactose. Par ailleurs, ils sont souvent enrichis en sucre (yaourts aux fruits, sucrés…). La réponse des industriels et certains diététiciens, c’est le yaourt à 0% de matière grasse. Là encore, on se trompe de cible, car c’est les sucres que l’on doit éviter.

Mais l’impact des produits laitiers ne se limite pas seulement au sucre. En effet, la Médecine Chinoise explique depuis des années que les produits laitiers sont générateurs de glaires. Cela paraît évident quant à leur impact sur la sphère ORL : les rhumes, bronchites, bronchiolites disparaissent quelques jours/semaines après l’éviction des produits laitiers. Mais ceci est la partie émergée de l’iceberg, car les produits laitiers favorisent aussi les glaires au niveau digestif. Les naturopathes savent que le lait et dérivés « encrassent » le tube digestif, le rendant moins opérationnel dans sa fonction de digestion, favorisant donc le stockage des différents nutriments.

Les produits laitiers sont aussi des pourvoyeurs de probiotiques, des bactéries colonisant ponctuellement les intestins. Les probiotiques participent au bon fonctionnement de la flore intestinale. Mais chaque espèce a ses propres répercussions sur la flore et sur l’organisme. En 2009, le Pr Raoult a publié dans « Science » une étude sur le Lactobacillus Caséi, utilisé notamment dans les produits Danone (Actimel®, Activia®). Il a démontré que cette bactérie probiotique favorise l’obésité. C’est  d’ailleurs la même espèce que celle utilisées depuis longtemps dans les élevages industriels comme activateurs de croissance pour faire grossir plus rapidement les animaux…

Par contre, il est vraisemblable que les bactéries de type Bifidus et L.Gasseri soit bénéfiques pour le surpoids.

Le mirage des régimes

En novembre 2010, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) a publié une étude à propos de quinze régimes médiatisés2. Le résultat est que ces pratiques :

  • pouvaient exposer a de graves carences en micronutriments essentiels (vitamines, minéraux, antioxydants, acides gras essentiels…)
  • engendrent des troubles du comportement alimentaire avec alternance d'épisodes d'anorexie et de boulimie
  • induisent un surpoids après l’arrêt du régime

D’autre part, les régimes hypocaloriques ont leurs limites. L’organisme s’adapte à ce qu’il vit comme un stress. Il économise les pertes, rationne sa biologie en ce temps de diète. Lorsque l’abondance revient de nouveau, il stocke au maximum : c’est comme cela que ça se passe en temps de guerre… De plus, la vision calorique ne prend pas en compte la qualité de l’aliment : concevez que 400 kCal  de légumes n’ont pas la même incidence que 400 kCal de chips.

Enfin, les régimes se trompent souvent de cible.  Ils proscrivent les graisses et autorisent les glucides : pain, pâtes, céréales blanches, pommes de terre… Le pancréas fait le yoyo, engendrant des fluctuations émotionnelles, frustrations et une certitude de reprise de poids rapide après arrêt du régime.

Le métabolisme digestif

Le surpoids est toujours considéré sous l’angle d’une alimentation mal adaptée. Or, dans bien des cas, c’est notre usine métabolique qui ne fonctionne pas de manière opérationnelle et qui engendre du surpoids. Beaucoup de personnes témoignent qu’en mangeant peu/correctement, elles ont malgré tout tendance au surpoids.

Vous digérez moins bien et/ou vous éliminez moins, alors vous stockez plus !

La fonction de digestion

La fonction digestive décompose les aliments, les transforme, les assimile. Lorsque celle-ci ne s’opère pas correctement, le stockage et le surpoids sont favorisés.

Plusieurs organes participent à la digestion et donnent des signes qui témoignent de l’insuffisance de leur fonction :

  • L’estomac doit avoir suffisamment d’acide pour décomposer les aliments. Les ballonnements, pesanteurs, indigestions, somnolences après les repas témoignent de sa difficulté à bien digérer les aliments. La mastication et les aliments consommés chauds sont essentiels pour qu’il effectue correctement sa fonction.
  • Le foie produit la bile qui décompose les aliments et qui est le moteur des contractions intestinales. Sa déficience participe à la constipation et à la difficulté à digérer les graisses et l’alcool.
  • Le pancréas secrète des enzymes digestives qui décomposent protéines, lipides et glucides. Si ce travail ne se fait pas correctement, les molécules ne seront pas suffisamment petites pour être absorbées dans l’intestin et y stagneront ou seront évacuées.
  • L’intestin grêle absorbe les nutriments. Il peut en absorber trop ou pas assez si sa muqueuse est déséquilibrée. Cela engendre des allergies et intolérances alimentaires, des boulimies ou anorexies, une tendance aux infections et aux réactions inflammatoires. Voir à ce sujet le dossier sur la flore intestinale, au paragraphe perméabilité intestinale.

La fonction d’élimination

Un surpoids peut s'installer insidieusement avec l'âge, au fur et à mesure que l'organisme s'encrasse.

Le côlon élimine ce qui n’a pas été absorbé par l’organisme. Si sa fonction ne s’opère par correctement, on aura tendance à stocker, car les poubelles ne sont pas évacuées.

Plusieurs signes témoignent sa perturbation :

  • Constipation
  • Selles trop dures ou trop liquides
  • Ballonnements du bas ventre, gaz
  • Spasmes, douleurs

La vessie quant à elle élimine l’eau et les déchets cellulaires essentiellement minéraux, dont le fameux acide urique.
Plusieurs signes témoignent sa perturbation :

  • Stockage de l’eau et œdèmes
  • Engorgement lymphatique, cellulite

La flore intestinale

La flore intestinale composée de bactéries contribue à la bonne digestion et à l’assimilation des nutriments. Il est tout à fait concevable donc que son déséquilibre aboutirait au surpoids. En effet, la flore intestinale intervient à la fois sur la digestion, mais aussi sur l’élimination en favorisant le transit.

Deux études3 publiées en 2013 démontrent l’impact d’une flore intestinale déséquilibrée sur le surpoids et le diabète. Il apparaît aussi qu’un régime alimentaire riche en protéines et fibres, mais pauvre en calories, conduit en seulement six semaines à une amélioration des paramètres métaboliques, une perte de poids et un enrichissement des communautés bactériennes intestinales.

Ainsi une flore intestinale déréglée donnera des signes de:

  • fatigue
  • sensibilité aux infections, aux coups de froid, allergies
  • sensations de ballonnements, ventre gonflé, maux de ventre, lourdeurs digestives, les dérangements intestinaux, colon irritable, mauvaise haleine
  • transit trop rapide ou lent
  • syndrome de l'intestin irritable
  • malabsorptions et carences en vitamines, minéraux, acides aminés
  • certains problèmes de peau (eczéma, allergies cutanées, dermatite atopique, psoriasis)
  • germes urinaires et génitaux, candidose

Le rythme de vie

La déstructuration des repas

La Médecine Chinoise enseigne que le rythme des repas est déterminant pour une digestion optimale, c'est-à-dire sans stockage. Pour que votre moteur ne s’encrasse pas, il est essentiel de veiller à respecter ce rythme. Retrouver le bon sens dans l'équilibre des trois repas principaux semble donc indispensable pour éviter le surpoids.

En effet :

  • Sauter des repas génère des compensations sur la journée : grignotage, repas suivant plus conséquent
  • Manger « sur le pouce » des repas de type fast food ou sandwichs engendrent des apports caloriques importants et des perturbations digestives
  • Un dîner pris tardivement induirait des modifications métaboliques susceptibles d'entrainer un diabète.

Le stress

Le stress est une difficulté à s’adapter aux évènements. Il engendre des perturbations nerveuses et hormonales. Lorsque l’on est soumis à un stress prolongé, l’organisme réagit en secrétant du cortisol (cortisone naturelle). Hors, tout le monde sait que la cortisone fait grossir, en plus de générer e la rétention d’eau. En plus, la sécrétion prolongée de cortisol va perturber l’équilibre d’autres glandes hormonales, notamment le pancréas. Le stress chronique participe à déréguler le pancréas, ce qui favorise la prise de poids (voir le paragraphe consacré aux sucres).

Dit simplement, beaucoup de personnes se reconnaîtront dans le besoin de manger, notamment du sucre, dans les périodes de stress.

Le manque de sommeil

Des chercheurs américains ont montré que moins on dort, plus l'indice de masse corporelle avait tendance a grimper. Ceux qui ne dorment que cinq heures ont un IMC plus élevé de 3,6% par rapport a ceux qui font des nuits de huit heures.

Il est aussi avéré que deux jours de réveil précoce ou d'endormissement tardif suffisent à dérégler notre système de régulation de la faim logé dans le cerveau.

Il est donc fondamental de dormir la nuit et de mettre tout en œuvre pour favoriser l’endormissement : activités calmes le soir à préférer aux écrans et stimulations en tout genre.

La pollution chimique et l’intoxication aux métaux lourds

Des études rassemblées par le Réseau Environnement Sante mettent en évidence le lien entre l'exposition aux polluants chimiques et les épidémies d'obésité et de diabète. Ces polluants sont le bisphénol, les phtalates, dioxines, pesticides… Ils sont présents en masse dans l’alimentation et tous les contenants (plastiques, emballages). Ils sont appelés les perturbateurs endocriniens. Ils sont stockés dans les graisses et perturbent l’efficacité de l’insuline, dont la résistance annonce le diabète de type 2.

Il y a suffisamment d’éléments démontrant l’impact de ces polluants sur le métabolisme des sucres et des graisses. Mais cela va plus loin : Génération future a mis en évidence l’impact de ces substances sur la fertilité, et donc sur les hormones sexuelles. Etant donné les interactions qu’il existe entre ces hormones et la prise de poids (prise de poids de la ménopause par exemple), il est évident que ces polluants ont un impact négatif sur le poids.

Signes avant-coureurs de l'empoisonnement aux métaux lourds :

  • Fatigue chronique qui augmente au fil du temps
  • Maux de tête
  • Allergies
  • Infections à répétition : angines, mycoses, herpès, candidoses, aphtes
  • Troubles digestifs : transit perturbé, douleurs abdominales, hypoglycémie, prise de poids
  • Troubles musculaires : dos tendu, spasmes, tremblements
  • Troubles de la peau : eczéma
  • Troubles nerveux : suées nocturnes, pieds et mains froids
  • Troubles du sommeil
  • Troubles émotionnels : instabilité de l'humeur, angoisse, dépression, irritabilité, nervosité
  • Troubles psychiques : mémoire, concentration

Troubles plus graves de l'intoxication chronique

  • Grande fatigue
  • Vertiges
  • Fièvres persistantes
  • Infections à répétition : angines, mycoses, herpès, candidoses, aphtes, mycoses
  • Troubles musculaires : Fourmillements, engourdissements, tremblements, tics, tétanie, fibromyalgie, problèmes de coordination
  • Troubles articulaires : douleurs
  • Troubles nerveux : sclérose en plaques, névralgies, Parkinson, Alzheimer
  • Troubles psychiques : mémoire, concentration
  • Troubles digestifs : diabète, cholestérol, douleurs abdominales, douleurs et maux d’estomac
  • Troubles de la vue : cataracte, DMLA, photophobie
  • Troubles de l’audition : acouphènes, hyperacousie
  • sensibilité aux Champs Electromagnétiques : téléphones portables, WIFI, lignes électriques
  • Perte de cheveux
  • Troubles cardiaques : arythmie, hypertension, plaques d’athérome
  • Troubles de la fécondité : avortement, enfant malformé
  • Cancer : lymphomes, foie, cerveau
  • Maladies auto-immunes
  • Troubles thyroïdiens : hyper/hypothyroïdie

Le système hormonal

La thyroïde

L’hypothyroïdie est une diminution des hormones thyroïdienne. Elle s’accompagne d’un gain de poids quelque soit la quantité/qualité de l’alimentation.

Elle entraîne aussi

  • manque d'énergie, fatigue, frilosité, constipation, augmentation des triglycérides
  • résistance à l'insuline, diabète
  • baisse de filtration des toxines par le foie, favorisant l’engorgement de l’organisme

La diminution de l’insuline par le pancréas ainsi que l’épuisement de la surrénale (fatigue chronique de type burn out) engendrent l’hypothyroïdie. La consommation de sucre en excès et le stress participent donc à la diminution de l’activité thyroïdienne. La diminution de la progestérone (période de pré ménopause ou femmes avec syndrome prémenstruel) implique aussi une diminution des hormones thyroïdiennes.

Le pancréas

Le pancréas intervient dans la digestion grâce à ses sucs digestifs comme nous l’avons vu précédemment. Mais il a secrète aussi l’insuline dans le sang pour contrôler la glycémie et les graisses de réserve. Par cette action, le pancréas contrôle aussi le poids du corps.

La dérégulation de l’insuline provoque :

  • mauvaise assimilation des sucres et des graisses
  • diabète et de l'obésité
  • Obésité abdominale, excès de graisse
  • Attirance pour le sucré, difficultés de satiété
  • Manque d’énergie à 11 h et à 16 h
  • Hypoglycémie (manque de sucre dans le sang)

Les surrénales

Le stress prolongé implique une sécrétion de cortisol par les surrénales.

Le cortisol en excès favorise :

  • Prise de poids avec des graisses qui viennent se répartir au niveau taille et abdomen
  • Rétention d’eau
  • Immunosuppression : sensibilité aux infections
  • Hypertension
  • Boulimie
  • Troubles sommeil
  • Asthénie, dépression
  • Fragilité vasculaire et tendance aux ecchymoses
  • Diminution de l’activité sexuelle chez l’homme
  • Perte de masse musculaire et de masse osseuse

Or, le cortisol :

  • Interfère sur la glycémie qui devient instable : phases d’hypo/hyper, chutes brutales du sucre sanguin. Le pancréas est obligé de compenser en secrétant de l’insuline et se fatigue et entraîne le surpoids et le diabète.
  • Elève la tension artérielle et favorise la rétention d’eau par les reins
  • Déséquilibre la progestérone en provoquant syndrome prémenstruels et ménopause précoce et inconforts.

Puis lorsque le cortisol s’effondre : 

  • Fatigue psychique et physique qui augmente avec la journée (améliorée par le repos
  • Lenteur digestive : digestion longue, difficile, accompagnée de nausées, de constipation
  • Manque d'appétit
  • Hypotension
  • Inflammation de tous les organes ou tissus,
  • Baisse immunitaire : infection virale surtout (grippe notamment) est un exemple de carence en cortisol. Pathologies chroniques de type dys-immunitaires
  • Allergies 

La progestérone et les œstrogènes

La progestérone et les œstrogènes influencent le poids, beaucoup de femmes s’en rendent compte notamment par les variations durant le cycle. Lorsque les hormones sont en cause, c’est le déficit de progestérone qu’il faut cibler.

Un déficit en progestérone s’observe par:

  • Sensation d’être gonflée, prise de poids
  • Syndrome prémenstruel accentué: gonflement et tension des seins et de l'utérus en fin de cycle, maux de tête, malaises, lourdeurs des jambes, pesanteur abdominale, perturbations de l'humeur. Amélioré quand les règles arrivent.

Les œstrogènes favorisent la rétention d'eau dans les tissus et le développement de la graisse au niveau du ventre et des seins. Elles peuvent être élevées, notamment à cause de la pilule contraceptive. Mais leur taux peut être normal et générer ces troubles, par carence en progestérone (excès apparent d’œstrogènes par carence de progestérone). Il convient donc de rétablir la balance en faveur de la progestérone lorsque des signes de son déficit apparaissent.

Il est à noter que les pilules ou dispositifs contraceptifs majoritairement à base d’oestrogènes peuvent favoriser la prise de poids4. Ceci est encore plus vrai pour les dispositifs bloquants les règles : le corps ne s’épure pas, le foie se sature et le poids s’installe…

La testostérone

Cette hormone intervient aussi dans la régulation du poids et des graisses.

Sa carence provoque notamment:

  • élévation de la masse graisseuse, ventre relâché, prise de poids du ventre et des hanches, cellulite
  • muscles relâchés et mous
  • augmentation de la pression artérielle, hypertension, ostéoporose
  • perte de la libido
  • Fatigue permanente toute la journée, augmentée en cas d’activité physique

L’hormone de croissance

C'est une des hormones maitresses de notre corps, le chef d'orchestre de toutes les autres hormones, responsable d'effets profonds sur notre développement physique et mental, ainsi que sur la croissance et l'immunité.

Son déficit s’observe notamment lors :

  • augmentation de la masse grasse, gain de poids et obésité abdominale
  • muscles flasques : fesses, ventre, triceps, cuisses, cou, graisses
  • diminution de la résistance à l'effort et au froid
  • manifestations caractéristiques du vieillissement : rides, l'ostéoporose, les dysfonctionnements organiques
  • fatigue et épuisement nerveux
  • diminution des performances sexuelles et, en particulier, de la libido (pour les deux sexes)
  • altération de la qualité de la peau et des cheveux, qui deviennent à la fois plus fins et plus fragiles
  • sommeil est de très mauvaise qualité, trop superficiel 

Autres causes

  • Certains médicaments : antidépresseurs, corticoïdes, bêtabloquants, antipsychotiques, inhibiteurs de la pompe a protons (notamment quand ils sont prescrits en raison d'un reflux gastro-œsophagien), antihistaminiques utilises contre l'allergie.
  • Prédisposition à l’obésité : plusieurs gènes sont impliqués et rendent les personnes plus enclines à prendre du poids. Pourtant, la cause génétique de l'obésité pose question. L'etude de familles en surpoids a en effet révèle que des facteurs génétiques étaient bien présents chez certains obeses... mais absents dans la très grande majorité des cas. En clair, on prend bien plus souvent du poids a cause de facteurs environnementaux que par prédisposition génétique.
  • L’âge : quand on ne diminue pas son apport alimentaire, on gagne du poids quand on vieillit, les besoins caloriques étant moins importants.
  • Certaines maladies : boulimies, hypothyroïdie et beaucoup plus rarement maladie de Cushing  ou une tumeur de l’hypothalamus.

Les causes spécifiques de prise de poids

L’endroit où l’on stocke et la nature de ce qui est stocké renseignent sur la dysfonction métabolique. Ainsi :

Prise de poids abdominale, graisses abdominale :

  • Carence en hormone de croissance, testostérone, hormones thyroïdiennes
  • Insuffisance de la fonction intestinale : ballonnements, gonflements, gaz…
  • Insuffisance de la fonction hépatique qui digère les graisses et favorise l’activité intestinale

Prise de poids sur les hanches/fesses, graisse et cellulite :

  • Dérégulation du pancréas, insuffisance de l’hormone de croissance
  • Insuffisance de la fonction hépatique qui digère les graisses

Prise de poids, cellulite et rétention d’eau 

  • Dérégulation du pancréas, insuffisance de l’hormone de croissance, hormones thyroïdiennes
  • Insuffisance de la fonction drainante de l’eau
  • Insuffisance de la capacité digestive globale (enzymes notamment)

Prise de poids de la ménopause :

  • Insuffisance de progestérone, hormone de croissance, testostérone, hormones thyroïdiennes
  • Insuffisance de la fonction d’évacuation globale de l’organisme (intestins, foie notamment)

Prise de poids malgré l’alimentation correcte :

  • Insuffisance de progestérone, testostérone, hormones thyroïdiennes
  • Dérégulation de la flore intestinale
  • Carences en fer et/ou sélénium

Pulsions alimentaires :

  • Dérégulation du pancréas, insuffisance de la surrénale (stress répétés)
  • Anxiété, stress : perturbation de la sérotonine (anxiété, frustrations) et du GABA (agitation, nervosité, difficultés à débrancher).

Reprise de poids suite à un régime :

  • Carence en oméga 6 (huile de bourrache)
  • Anxiété, stress : perturbation de la sérotonine (anxiété, frustrations) et du GABA (agitation, nervosité, difficultés à débrancher).
  • Insuffisance de la capacité digestive globale (enzymes notamment)

Hygiène de vie

Se préserver de la pollution chimique

Les différents polluants s’immiscent dans notre organisme par :

  • L’alimentation : consommez essentiellement des aliments bio. Vous aurez aussi plus de goût, de vitamines et de plaisir dans votre assiette. Vous éviterez aussi les polluants, OGM, conservateurs…
  • L’air : limitez l'exposition aux polluants aériens. Ouvrez les fenêtres dans votre logement deux fois par jour, pareil dans la voiture (la voiture concentre davantage de polluants que l’extérieur de l’habitacle !).
  • La peau : préférez les cosmétiques bio qui ne contiennent pas de conservateurs ni de résidus issus de la pétrochimie.

Sommeil

Veillez à dormir environ 7/8 heures par nuit. Evitez d’être tentés par l'hyperactivité nocturne, l’utilisation de la télévision ou de l’ordinateur le soir avant de se coucher. Retirez la télévision et l'ordinateur de la chambre à coucher.

Stress

Il est important de diminuer les sources de stress ou se trouver des outils pour mieux les gérer peut faire en sorte qu’on aura moins tendance à se calmer par la nourriture. De plus, le stress fait souvent en sorte que l’on mange plus vite et davantage que nécessaire.

Apprenez à gérer le stress quotidien avec :

  • Promenades dans la nature
  • cours de yoga, qi gong, pilates, stretching…
  • le massage qui a aussi l’avantage de drainer les toxines
  • méditation et relaxation
  • cohérence cardiaque

Gestion des émotions

Pour éviter que la nourriture soit le refuge de nos frustrations, la compensation à nos angoisses et le vide que l’on ressent, il est important de trouver du plaisir dans tous les autres aspects de sa vie. Avancer sur la route du poids juste, c'est aussi réaliser ses aspirations (si modestes soient-elles), remettre du plaisir dans sa vie.

Il est important de se demander ce que l’on veut faire, ce que l’on aurait voulu faire, comment on veut vivre sa vie. Entreprendre une démarche pour se réapproprier consciemment ses désirs et les voies de son épanouissement. Retrouver sa partie créative (théâtre, dessin, chant…), son émerveillement (envers la vie et la nature) sont essentiels dans la démarche de réappropriation de sa vie et donc de son corps.

Parfois, l'aide d'un psychothérapeute ou d'un coach peut être utile. Consulter un psychologue ou un psychothérapeute peut permettre de comprendre l’origine du surplus de poids, de changer certains comportements alimentaires, de mieux composer avec le stress et de retrouver son estime de soi, etc.

Mais l’idée est ici de trouver son autonomie avec son poids et le sens que l’on veut donner a sa vie.

Activité physique

Favorisez l'utilisation de l'énergie mise en réserve sous forme de graisses par une activité physique quotidienne adaptée à vos capacités. L'activité physique a pour effet d'activer la circulation sanguine et de favoriser l'élimination des toxines par la transpiration. Les avantages sont donc considérables.

Produisez un effort d'endurance qui entraîne si possible une transpiration, mais évitez l'essoufflement qui signale une intensité excessive. Parmi ces activités utiles, citons par exemple :

  • la marche, la danse, la randonnée, le jardinage,
  • les activités sportives (footing, vélo, fractionné...),
  • certaines activités familiales et professionnelles

Les compléments alimentaires

Les produits de santé naturels pour maigrir, obtenus en vente libre, sont inefficaces. Cela est encore apparu dans la dernière enquête de 60 Millions de consommateurs d’avril 2015.

2 explications :

  • Les composants utilisés sont mal dosés, mal associés et de mauvaise qualité la plupart du temps
  • On utilise les compléments alimentaires comme des médicaments. Utiliser un produit pour une maladie ou un problème tel que le poids c’est exactement l’utiliser comme un médicament. Or cela est contraire à la notion d’alimentation ou de terrain. En effet, un produit est destiné à stimuler des fonctions, combler des carences, mais en aucun cas à traiter un problème. Lorsque l’on utilise des compléments alimentaires, il est nécessaire de comprendre pourquoi on prend du poids et quelles fonctions il est utile de renforcer.

Pour ceux qui souhaitent consommer un complexe global, agissant sur toutes les composantes, il existe quelques produits efficaces et de qualité. Néanmoins, il est plus efficace de cibler la cause comme expliqué plus haut dans cet article.

En plus des recommandations alimentaires et d’hygiène de vie, vous pouvez soutenir votre organisme pour l’aider à retrouver un poids et une silhouette conforme à ce qu’ils devraient être.
Nous vous proposons un protocole ciblé de 2 mois en fonction des causes de votre prise de poids, expliquées dans la première partie de ce dossier.

1ère étape : détoxifier l’organisme pendant 3 semaines

Le surpoids engendrant une accumulation de déchets et un ralentissement des fonctions d’élimination et de digestion, il est nécessaire de commencer par un drainage.

On choisira, selon ses besoins :

  • Une détox globale avec un draineur général
  • En cas de graisses, associer un brûleur au draineur général
  • En cas de cellulite, on axera plus le drainage sur la perte de l’eau
  • En cas de cellulite et de signes hormonaux chez la femme, préférez des complexes qui incluent la dynamique hormonale
  • En cas d’intoxication aux métaux lourds, faire cette cure de 2 mois (et non 3 semaines)

2ème étape : soutenir le métabolisme pendant 3 semaines

Favoriser une bonne digestion
Et soutenir la flore intestinale


3ème étape (facultative): consolider pendant 3 semaines

Favoriser une bonne digestion
Veillez à ne pas être carencés en vitamine D

Associer aux différentes étapes si besoin, un seul de ces 3 éléments :

  • Coupe faim
  • Pulsions sucrées
  • Capteurs de graisses: ils réduisent l’assimilation des graisses lors des repas. A utiliser lors des écarts, les repas riches, particulièrement en graisses.

Associer aux différentes étapes si besoin, un seul de ces 3 éléments :

  • Soutenir la glande thyroïde
  • Soutenir le pancréas
  • Soutenir la surrénale
  • Soutenir la progestérone ou un équilibrant féminin
  • Soutenir la testostérone
  • Soutenir l'hormone de croissance
  • Soutenir le moral, prévenir l’anxiété et la déprime

Après la fin de la cure

Ponctuellement soutenir le métabolisme :
Favoriser une bonne digestion
Et Soutenir la  flore intestinale

Et selon les besoins utiliser des compléments qui vont:

  • Agir en Coupe faim
  • Diminuer les pulsions sucrées
  • Agir en capteurs de graisses
  • Soutenir la glande thyroïde
  • Soutenir le moral, prévenir l’anxiété et la déprime
  • Soutenir la progestérone
  • Soutenir la surrénale

  • 1« Bien qu'il soit connu qu'il y ait une relation continue proportionnelle entre la concentration sérique de cholestérol et la maladie coronaire, et que la consommation de graisses saturées dans l'alimentation augmente le taux sérique de cholestérol, une méta-analyse d'études d'observations prospectives a trouvé qu'il n'y avait pas d'association entre la consommation de graisses saturées et le risque de maladie coronaire. »
  • 2L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a publié en 2010 une étude1 sur l’ensemble des régimes amaigrissants: au bout d’1 an, 80% des participants reprennent du poids, et au bout de 5 ans maximum, la quasi-totalité des personnes ayant suivi l’un de ces régimes a repris son poids initial, voire quelques kilos supplémentaires
  • 3https://www.e-sante.fr/flore-intestinale-nouvelle-bacterie-contre-obesite-diabete/actualite/1172
  • 4http://www.e-sante.fr/prise-poids-hormones-sont-elles-en-cause/2/actualite/840
Yann Poulhalec
Yann Poulhalec, Contributeur

Naturopathe et praticien en médecine traditionnelle chinoise de 2004 à 2018. Formateur en médecine chinoise depuis 10 ans.

https://www.linkedin.com/in/yann-poulhalec-2b5375172/