Achillée millefeuille: vertus et utilisations

-

L'Achillée millefeuille aime la clarté, le sec, l'altitude, dont elle exprime les forces par son apparence. Dans ce milieu, elle développe sa puissante vitalité, en se défendant contre la chaleur, la sécheresse et le froid. Dans les pâtures, elle repousse vite après avoir été broutée. Cette plante dispose également de nombreux bienfaits pour l'organisme. Découvrez l'ensemble de ses caractéristiques.

Présentation

L'achillée millefeuille est utilisée en phytothérapie.

Nom commun : Achillée millefeuille
Nom latin : Achillea millefollium
Noms populaires : Herbe aux coupures, Herbe au soldat, Herbe au charpentier, Saigne-nez, Herbe aux rochers, Herbe aux militaires, Herbe de Saint Jean, Herbe de Saint Joseph, Sourcils de Vénus
Famille botanique : Composées, Astéracées

Propriétés thérapeutiques

L'achillée millefeuille dispose de nombreux bienfaits.

  • Réchauffante, tonique, stimulante
  • Rétablit les cycles (emménagogue, antispasmodique utérin, dysménorrhées, métrorragies, congestion du petit bassin)
  • Digestive (eupeptique, insuffisance hépatique, spasmes et ulcères gastriques)
  • Circulatoire et sang (hémostatique, varices, hémorroïdes, stimulante des globules rouges, leucémie)
  • Parasympatholytique, stimule la sécrétion de progestérone

Usages populaires

Stomachique : spasmes gastriques et intestinaux, atonie digestive avec fermentations, gastrites aiguës ou chroniques, pyrosis, active la sécrétion du sucre gastrique
Tonique : asthénie, maladies d'épuisement avec tendances adynamiques Hémostatique : saignements de nez, les plaies, hématurie, hémoptysie, hémorragies utérines, métrorragie, règles trop abondantes
Antispasmodique : convulsions de la variole, l'hystérie, l'épilepsie, coliques spasmodiques
Circulation sanguine : hémorroïdes, abaisse la pression sanguine
Emménagogue : règles douloureuses, insuffisantes ou supprimées par une cause accidentelle passagère (froid, émotion, etc.) ou même plus profonde (anémie, affaiblissement, etc.)
Foie : insomnie, fièvre tierce, troubles visuels comme les mouches volantes, nausées, congestion de la rate consécutive au paludisme, l'hypertrophie du foie, l'insuffisance biliaire
Rein : diurèse, expulsion des petits calculs, incontinence d'urine nocturne, les maux de reins et de vessie, coliques néphrétiques et pour prévenir la formation des calculs
Dépurative : purifiant le sang
Cœur : menaces de paralysie cardiaque et de collapsus : péricardite, endocardite, typhus, pneumonie, pleurésie crampes car­diaques, angine de poitrine, aux douleurs irradiantes avec engourdissement des mains, aux boiteries intermittentes

Utilisations et dosages

  • Infusion : 10 à 20 g de sommités fleuries ou de feuilles par demi-litre d'eau bouillante; 1 à 3 tasses par jour.
  • Vin : 40g/L de vin
  • Suc frais : 50 à 100 g par jour
  • Teinture : 1 partie de feuilles hachées menu pour 5 parties d'alcool : 30 à 50 gouttes par jour.
  • Teinture mère : 30 gouttes 2 fois par jour
  • Infusion : une cuillère à soupe par tasse 

Alimentation

Les feuilles amères et aromatiques de l'achillée millefeuille ont été utilisées en Europe du Nord (en particulier en Suède) pour aromatiser la bière.
On s'en est également servi comme condiment.
Elles ont même été utilisées comme légume, bouillies à l'eau pendant vingt minutes, égouttées et sautées au beurre.

On rapporte qu'en Allemagne au XVIème siècle, les « graines » jetées dans les tonneaux assuraient la conservation des vins.
Les fruits peuvent être consommés.

Précautions et contre-indications

L'huile essentielle peut être abortive à haute dose. Par ailleurs, elle est contre-indiquée pour les femmes enceintes et les enfants (neurotoxique et abortive).

La tisane d'Achillée Millefeuille peut être légèrement toxique.
Le suc peut provoquer des réactions inflammatoires sur certains épidermes sensibles, avec des réactions au soleil.

Principes chimiques actifs

Flavonoïdes, apigénine, lutéoline, glucosides (spasmolytiques).
Tanins (dont une petite partie astringente), acides phénols, dérivés poly-acétylénique, coumarines

Bibliographie

Secrets d’une herboriste. Marie-Antoinette Mulot, éditions du Dauphin, 2015
Dictionnaire des plantes médicinales et vénéneuses de France. Paul Fournier, éditions Omnibus, 2010
Livre des bonnes herbes. Pierre Lieutaghi, Actes Sud, 1999
Précis de phytothérapie : Essai de thérapeutique par les plantes françaises. Henri Leclerc, Masson et Cie Editeurs, 1935
La phytothérapie : Se soigner par les plantes. Docteur Jean Valnet, Hachette, 1968
La santé à la pharmacie du Bon Dieu. Maria Trében, Ennsthaler, 2000

Collectif thérapeute

Un ensemble de thérapeutes ont participé à cet article.