Capucine (Tropaeolum majus): plante médicinale

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Cette plante originaire des jungles tropicales montagneuses du Mexique et d'Amérique du Sud fut introduite en Europe au XVIIème siècle. Aujourd'hui très répandue dans nos jardins et appréciée pour sa floraison colorée, la capucine fleurit d'avril à septembre. Dans la capucine tout est utilisé, sauf la racine.

Présentation

Capucine : plante médicinale utilisée en phytothérapie.

Nom commun : Capucine
Nom latin : Tropaeolum majus
Noms populaires : Cresson du Pérou, cresson des Indes, plante pour cheveux, cresson du Mexique, fleur d'amour.
Famille botanique : Herbacées

Propriétés thérapeutiques

  • Poumon : antitussif, bronchites, emphysème pulmonaire
  • Digestif : laxative, constipation
  • Peau : dépurative, pellicules, pelade, tonique du cuir chevelu, alopécie
  • Emménagogue
  • Aphrodisiaque
  • Antibiotique, sans effets secondaires
  • Prévention des troubles liés à l'âge
  • Purgatif

Usages populaires

Antiscorbutique
Circulatoire : dépuratif du sang
Reins
Poumon : expectorant (catarrhe pulmonaire), bronchite chronique, emphysème
Purgatifs : fruits, mûrs et desséchés

Utilisations

  • Suc frais : 30 à 60 g. dans du lait, de la confiture de roses, etc. ; en 2 fois dans la journée.
  • Infusion ou décoction de feuilles : 15 à 30 g. par litre d'eau bouillante ; 2 a 3 tasses par jour.
  • Poudre de fruits : un demi-gramme dans de l'eau, du miel, un pruneau cuit, etc.
  • Décoction (semences) : 1 cuillerée a café pour 1 tasse d'eau froide, faire bouillir 3 minutes, laisser infuser 10 minutes, 3 tasses par jour en dehors des repas.
  • En infusion (fleurs ou feuilles) : 1 cuillerée à soupe pour la valeur d'une tasse à thé d'eau bouillante. Laisser infuser 10 minutes. 2 à 3 tasses par jour en dehors des repas.

Alimentation

L'ensemble de la plante est comestible, à l'exception des racines.

Précautions et contre-indications

Aucune contre-indication connue pour la capucine.

Principes chimiques actifs

La plante contient une essence sulfurée (sénevol benzylique, gluco-tropéoline), une enzyme appelée myrosinase, des sucres, de la résine et de la gomme.

Bibliographie

Secrets d’une herboriste. Marie-Antoinette Mulot, éditions du Dauphin, 2015
Dictionnaire des plantes médicinales et vénéneuses de France. Paul Fournier, éditions Omnibus, 2010
Livre des bonnes herbes. Pierre Lieutaghi, Actes Sud, 1999
Précis de phytothérapie : Essai de thérapeutique par les plantes françaises. Henri Leclerc, Masson et Cie Editeurs, 1935
La phytothérapie : Se soigner par les plantes. Docteur Jean Valnet, Hachette, 1968
La santé à la pharmacie du Bon Dieu. Maria Trében, Ennsthaler, 2000

Collectif thérapeute

Un ensemble de thérapeutes ont participé à cet article.