Garance des teinturiers (Rubia Tinctorum): plante médicinale

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Plante vivace poussant en terrains calcaires, dans les sous-bois, le long des haies et en culture, la Garance des Teinturiers est présente dans l'est et le sud-est de France. Sa floraison a lieu de mai à juillet. En phytothérapie, la racine est utilisée.

Présentation

Garance des teinturiers : plante médicinale utilisée en phytothérapie.

Nom commun : Garance des teinturiers
Nom latin : Rubia Tinctorum
Noms populaires : Rouge des teinturiers.
Famille botanique : Rubiacées

Propriétés thérapeutiques

  • Circulation : hémorragies
  • Peau : dartres
  • Foie : ictère
  • Digestif : tonique et apéritif
  • Reins : diurétique, anti-inflammatoire, lithiase rénale, albuminurie, hyperazotémie, douleurs rhumatismales, néphrites, cystites
  • Rachitisme, affections osseuses, anémie

Usages populaires

Reins : rétention d'urine, congestion rénale, albuminurie, néphrite, gravelle, goutte, rhumatismes
Foie : cholémie, jaunisse
Digestif : constipation, diarrhées de la tuberculose intestinale
Peau : dermites cancéreuses, dartres
Système respiratoire : laryngites avec lésions graves,
phtisie
Système nerveux : hystérie
Circulation : hémorragies internes, chlorose
Rachitisme, fractures
Fièvres intermittentes

Utilisations et dosages

  • Décoction de racines concassées : 15 à 30 g. par litre d'eau.
  • Poudre de racines : 1 à 4 g. par jour dans une boisson appropriée.
  • Décoction de racines : 5 à 10 grammes par jour, soit 5 grammes pour une tasse à thé d'eau froide. Faire bouillir 2 à 3 minutes, laisser infuser 10 minutes. Boire deux tasses en dehors des repas.

Précautions et toxicité

A forte dose, la garance des teinturiers peut être toxique et peut notamment provoquer des troubles intestinaux.

Principes chimiques actifs

La Garance contient des dérivés de l'anthraquinone dans ses parties souterraines, des colorants (alizarine), de l'acide rubérythrique et de l'acide rubichlorique.

La garance des teinturiers comporte également 15% de sucres, des matières pectiques et résineuses, du camphre de Garance, un peu d'huile grasse, des enzymes, de l'acide citrique.

Les cendres sont constitués de 21 à 40% de chaux, 34 à 52% de potasse, 5 à 9% d'anhydride phosphorique, 2 à 3% d'acide sulfurique, 0,3 à 3,8% de soude, 0,3% de sesquioxyde de fer.

Bibliographie

Secrets d’une herboriste. Marie-Antoinette Mulot, éditions du Dauphin, 2015
Dictionnaire des plantes médicinales et vénéneuses de France. Paul Fournier, éditions Omnibus, 2010
Livre des bonnes herbes. Pierre Lieutaghi, Actes Sud, 1999
Précis de phytothérapie : Essai de thérapeutique par les plantes françaises. Henri Leclerc, Masson et Cie Editeurs, 1935
La phytothérapie : Se soigner par les plantes. Docteur Jean Valnet, Hachette, 1968
La santé à la pharmacie du Bon Dieu. Maria Trében, Ennsthaler, 2000

Collectif thérapeute

Un ensemble de thérapeutes ont participé à cet article.