Mousse de Corse (Alsidium helminthocorton): bienfaits et utilisation

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Très répandue en Méditerranée, la mousse de Corse ou Alsidium Helminthocorton désigne un ensemble d’algues rouges appartenant à la famille des Rhodomélacées. Vermifuge, elle permet d’éradiquer les vers ou parasites gastro-intestinaux. En phytothérapie, le thalle séché est utilisé.

Présentation

Mousse de Corse (Alsidium helminthocorton): algue marine utilisée pour son action vermifuge.

Nom commun : Mousse de Corse
Nom latin : Alsidium helminthocorton
Noms populaires : Mousse de mer, coraline de Corse, varech vermifuge, dentelle de Vénus.
Famille botanique : Rhodomélacées

Propriétés thérapeutiques

  • Digestif - vermifuge : contre les ascaris et les oxyures

Usages populaires

Vermifuge : destruction des parasites ou vers intestinaux
Cancer, engorgements mammaires, inflammation des ganglions lymphatiques

Utilisation et posologie

En phytothérapie, le thalle séché est utilisé.

  • Infusion - contre les vers intestinaux : 20 g de mousse de Corse pour 1 tasse d'eau bouillante. Laisser macérer pendant 3 heures. Passer, ajouter au miel. Prendre 3 tasses le matin à jeun avant le petit déjeuner.
  • Infusion - contre les glandes engorgées: 5 grammes pour une tasse d'eau bouillante. Faire macérer pendant 3 heures. Prendre trois tasses par jour : 1 tasse avant chaque repas.
  • Poudre:
    • Enfants de 2 à 5 ans : 1 à 2 g de poudre par jour.
    • Enfants de 5 à 10 ans : 2 à 5 g par jour. A prendre à jeun le matin avec du miel, du lait concentré ou de la confiture.
  • Cataplasmes - goutte, goitre : à appliquer, chauds, sur la peau pendant au moins 10 minutes.

Alimentation

Aucun usage alimentaire.

Précautions et contre-indications

Par principe de précaution, la mousse de Corse est contre-indiquée pour les femmes enceintes et allaitantes.

Principes chimiques actifs

La mousse de Corse est constituée d’une substance gélatineuse, de résine, elle renferme également des principes actifs, du mucilage et des sels minéraux (calcium, sodium, fer et iode).

Elle contient de l'acide kaïnique, présent aussi dans d'autres algues rouges.

Bibliographie

Secrets d’une herboriste. Marie-Antoinette Mulot, éditions du Dauphin, 2015
Dictionnaire des plantes médicinales et vénéneuses de France. Paul Fournier, éditions Omnibus, 2010
Livre des bonnes herbes. Pierre Lieutaghi, Actes Sud, 1999
Précis de phytothérapie : Essai de thérapeutique par les plantes françaises. Henri Leclerc, Masson et Cie Editeurs, 1935
La phytothérapie : Se soigner par les plantes. Docteur Jean Valnet, Hachette, 1968
La santé à la pharmacie du Bon Dieu. Maria Trében, Ennsthaler, 2000

Collectif thérapeute

Un ensemble de thérapeutes ont participé à cet article.