Mycelis muralis (Laitue des murailles): bienfaits et utilisation

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Plante sauvage urbaine, le Mycelis muralis, pousse le long des murs ou dans des milieux ombragés. Elle est également très présente dans les forêts, les rocailles, les bois humides et le long des chemins. Sa floraison a lieu de mai à septembre.
Ce sont essentiellement les graines et les parties aériennes de la plante qui sont utilisées en phytothérapie.

Présentation

Mycelis muralis (Laitue des murailles): plante médicinale utilisée en phytothérapie.

Nom commun : Laitue des murailles
Nom latin : Mycelis muralis, Lactuca muralis
Noms populaires : Laitue des murs, phénope des murailles.
Famille botanique : Astéracées

Propriétés thérapeutiques

  • Expectorant : asthme spasmodique, toux sèche, hydrothorax
  • Sédatif léger : apaisement, relaxation
  • Traitement de la jaunisse

Usages populaires

Emollient, antispasmodique: toux spasmodique, douleurs à l'estomac
Calmant, hypnotique léger (suc) : états nerveux, neurasthénie, état dépressif, hypocondrie, dysménorrhée, hystérie, convulsions, insomnie
Diurétique : rétention d'eau, néphrite
Affections du foie : jaunisse
Erysipèle, inflammations superficielles de la peau

Utilisation et posologie

  • Décoction des feuilles et des tiges : 30 à 60 grammes par litre d'eau.
  • Teinture alcoolique : 1 partie de feuilles fraîches ou de suc frais pour 2 parties d'alcool à 36°. Prendre 0,50 g à 5 g par jour dans une potion appropriée.
  • Semences - en poudre - asthme, pleurésie : prendre 2 à 4 g par jour.

Alimentation

Les feuilles du Mycelis muralis, surtout jeunes, peuvent être consommées en salade.

Précautions et contre-indications

Aucune contre-indication connue.

Principes chimiques actifs

Les feuilles de Mycelis muralis renferment notamment de l’eau, des matières azotées et hydrocarbonées, des corps gras, de la cellulose, de la potasse, de la soude, du calcium et de la ma­gnésie.

Le suc laiteux contient des acides malique, oxalique, citrique et succinique, de l'albumine, de la mannite, de l'asparagine, du caoutchouc, du sucre et environ 0,001% d'hyoscyamine.

Il comporte également divers principes amers, de l'acide lac­tucique et de la lactucine.

Bibliographie

Secrets d’une herboriste. Marie-Antoinette Mulot, éditions du Dauphin, 2015
Dictionnaire des plantes médicinales et vénéneuses de France. Paul Fournier, éditions Omnibus, 2010
Livre des bonnes herbes. Pierre Lieutaghi, Actes Sud, 1999
Précis de phytothérapie : Essai de thérapeutique par les plantes françaises. Henri Leclerc, Masson et Cie Editeurs, 1935
La phytothérapie : Se soigner par les plantes. Docteur Jean Valnet, Hachette, 1968
La santé à la pharmacie du Bon Dieu. Maria Trében, Ennsthaler, 2000

Collectif thérapeute

Un ensemble de thérapeutes ont participé à cet article.