Pariétaire (Parietaria officinalis): bienfaits et utilisation

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Plante vivace, appartenant à la famille des Urticacées, la pariétaire officinale pousse aux creux des rochers, dans les murs, dans les décombres et dans les haies. Plante allergène, elle bénéficie néanmoins de nombreuses vertus médicinales. Découverte.

Présentation

Pariétaire (Parietaria officinalis) : plante reconnue pour ses bienfaits et vertus médicinales.

Nom commun : Pariétaire
Nom latin : Parietaria officinalis
Noms populaires : casse-pierre, pariétaire officinale, épinard des murs, pariétaire des murailles.
Famille botanique : Urticacées

Propriétés thérapeutiques

Reins : diurétique, émollient, rétention d'eau, cystite, calculs rénaux et des voies urinaires, néphrite, rétention urinaire, lithiase urinaire, coliques hépatiques et néphrétiques
Génital : prostatite

Usages populaires

Reins : inflammation et spasmes des voies urinaires, coliques, calculs, oligurie, cystite, certaines néphrites,  rhumatismes, dysurie
Poumon : grippe, affections pulmonaires aiguës
Génital : gonorrhée, infection de la prostate 
Digestif : dysenterie, diarrhées

Utilisation et posologie

La plante entière est utilisée en phytothérapie.

  • Infusion - troubles rénaux: 20 à 30 g de plante sèche ou fraîche par litre d'eau. Faire bouillir pendant 1 minute. Laisser infuser pendant 10 minutes. Prendre 4 tasses par jour.
  • Infusion - diurétique: 1 cuillerée à soupe de feuilles de pariétaire pour 250 ml de litre d'eau bouillante. Boire 2 à 3 tasses par jour entre les repas.
  • Cataplasmes - hémorroïdes/cicatrisation des plaies: faire bouillir la plante et filtrer. Appliquer directement sur les plaies.

La pariétaire, une plante comestible?

De nos jours, la pariétaire officinale n'a plus d'usage culinaire. Cependant, à l'époque de la Grèce antique, la plante était consommée lors des disettes.

Précautions et contre-indications

Aucune contre-indication majeure n'a été signalée.

Principes chimiques actifs

La pariétaire officinale renferme du mucilage en abondance, des flavonoïdes, une forte proportion de nitrate de potassium et des tanins.

La plante est riche en minéraux, elle contient notamment du fer, du calcium, du magnésium, du cuivre et de la silice.

Bibliographie

Secrets d’une herboriste. Marie-Antoinette Mulot, éditions du Dauphin, 2015
Dictionnaire des plantes médicinales et vénéneuses de France. Paul Fournier, éditions Omnibus, 2010
Livre des bonnes herbes. Pierre Lieutaghi, Actes Sud, 1999
Précis de phytothérapie : Essai de thérapeutique par les plantes françaises. Henri Leclerc, Masson et Cie Editeurs, 1935
La phytothérapie : Se soigner par les plantes. Docteur Jean Valnet, Hachette, 1968
La santé à la pharmacie du Bon Dieu. Maria Trében, Ennsthaler, 2000

Collectif thérapeute

Un ensemble de thérapeutes ont participé à cet article.