Passiflore (Passiflora incarnata): bienfaits et vertus

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Plante originaire du Brésil, la passiflore (Passiflora incarnata) est très répandue en région méditerranéenne et en Bretagne. Reconnue pour ses propriétés ornementales, elle présente néanmoins des vertus médicinales intéressantes. La plante est indiquée dans le traitement de l'anxiété et des insomnies : elle favorise l'endormissement et la relaxation.

Présentation

Passiflore (Passiflora incarnata) : plante médicinale utilisée en phytothérapie pour ses bienfaits et vertus.

Nom commun : Passiflore
Nom latin : Passiflora incarnata
Noms populaires : Fleur de la passion, Genadille, Passiflore purpurine.
Famille botanique : passifloracées

Propriétés thérapeutiques

  • Système nerveux - hypnotique, sédatif : insomnie (intoxication alcoolique)/ favorise le sommeil, neurasthénie, anxiété, hypertension nerveuse
  • Génital : ménopause
  • Stimulant respiratoire

Usages populaires

Sédatif nerveux : angoisses, insomnies, surmenage
Antispasmodique : spasmes, convulsions
Analgésique : migraines, névralgies
Hypotensif

Utilisation et posologie

En phytothérapie, ce sont les parties aériennes de la plante qui sont utilisées (feuilles et fleurs).

  • Infusion/tisane : pas plus de 2 cuillerées à soupe par jour.
    • 1 cuillerée à soupe de feuilles et de fleurs de passiflore pour 1 tasse d'eau bouillante. Laisser infuser 10 minutes. Prendre une tasse le matin et une tasse au coucher.

Précautions et contre-indications

A forte dose, la passiflore peut provoquer des migraines importantes et des troubles de la vue. Il est recommandé de respecter la posologie indiquée.

En raison de son effet sédatif, il est conseillé de ne pas conduire de véhicule, dans les heures qui suivent la prise de passiflore.
Par principe de précaution, la plante est déconseillée pour les femmes enceintes, allaitantes et les jeunes enfants.

Principes chimiques actifs

La passiflore renferme des alcaloïdes (béta-carbolines : harmaline, harmane, harmine), de nombreux flavonoïdes (kaempférol, quercétol, vitexine, isovitexine, isoorientine, vicénine et shaftoside), des pyrones (maltol), des acides phénols, des coumarines et des phytostérols.

Elle contient également de la vitamine C et des tanins.

Bibliographie

Secrets d’une herboriste. Marie-Antoinette Mulot, éditions du Dauphin, 2015
Dictionnaire des plantes médicinales et vénéneuses de France. Paul Fournier, éditions Omnibus, 2010
Livre des bonnes herbes. Pierre Lieutaghi, Actes Sud, 1999
Précis de phytothérapie : Essai de thérapeutique par les plantes françaises. Henri Leclerc, Masson et Cie Editeurs, 1935
La phytothérapie : Se soigner par les plantes. Docteur Jean Valnet, Hachette, 1968
La santé à la pharmacie du Bon Dieu. Maria Trében, Ennsthaler, 2000

Collectif thérapeute

Un ensemble de thérapeutes ont participé à cet article.