SIBO (small intestinal bacterial overgrowth) : symptômes, approche naturelle

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Le SIBO (ou Small Intestinal Bacterial Overgrowth) est une maladie, qui se caractérise par une prolifération excessive de bactéries au niveau de l'intestin grêle, ce qui peut causer d'importants troubles digestifs.
Quels sont les symptômes, causes et traitements naturels de ce trouble?

Définition

Le SIBO ou Small Intestinal Bacterial Overgrowth se caractérise par une prolifération importante de bactéries dans l'intestin grèle.

SIBO est un acronyme anglo-saxon qui signifie « Small Intestinal Bacterial Overgrowth » ou« surpopulation bactérienne de l’intestin grêle ». En français, il est également appelé « Colonisation Bactérienne Chronique de l’Intestin Grêle » (CBCG) ou «prolifération bactérienne de l’intestin grêle» (PBIG).

Le SIBO (small intestinal bacterial overgrowth) est défini comme une prolifération excessive et pathologique de bactéries au niveau de l’intestin grêle.

Il est surtout connu et étudié dans les pays anglo-saxons depuis une quinzaine d’années.

Symptômes

Les troubles digestifs

Le SIBO (small intestinal bacterial overgrowth) se manifeste en premier lieu par des troubles digestifs1, comme des ballonnements, des flatulences, des douleurs abdominales, des spasmes digestifs, des reflux gastro-œsophagiens, des éructations, des nausées, des diarrhées ou de la constipation, ou une alternance diarrhée-constipation.

Les symptômes les plus couramment associés aux troubles digestifs sont une fatigue chronique, des intolérances alimentaires, de la dépression, des angoisses, un brouillard cérébral, des difficultés de concentration, parfois une perte de poids.

L’intestin grêle est un organe dévolu à l’absorption des nutriments issus de la dégradation des aliments. En situation normale, peu de bactéries colonisent l’intestin grêle.

Le colon, quant à lui, héberge un très grand nombre de bactéries et est une véritable usine à fermentation.

Dans le SIBO, des bactéries intestinales se trouvent en excès dans l’intestin grêle. Il existe alors une véritable compétition pour les nutriments entre l’hôte et ses bactéries intestinales.

Les bactéries sont à l’origine de fermentations des aliments non digérés, d’où la production de gaz.

La pression des gaz dans l’intestin grêle pourrait aussi expliquer une mauvaise vidange de l’estomac et donc, dans certains cas, des reflux gastro-œsophagiens.

Les carences

Par ailleurs, le SIBO est associé à des carences nutritionnelles.

Ces carences concernent les acides gras et les vitamines liposolubles (vitamines A,D,E, K). En effet, les bactéries en excès vont « déconjuguer », c’est-à-dire inactiver les sels biliaires, qui permettent l’émulsion des graisses alimentaires et sans cette étape, les acides gras et les vitamines associées ne peuvent pas être absorbés. La carence en oméga-3, acides gras aux propriétés anti-inflammatoires, est aggravée, ce qui augmente le niveau d’inflammation du corps.

La vitamine B12 est également déficitaire, car il se produit, pour l’utilisation de cette vitamine, une compétition entre les bactéries, qui la consomment pour leurs besoins, et l’absorption intestinale. Les carences en B12 se manifestent par de la fatigue, de la dépression, des troubles cognitifs, de l’anémie mégaloblastique.

La carence en fer, détourné par certaines bactéries, peut générer une anémie microcytaire.

En fait, de nombreuses carences sont fréquentes en cas de small intestinal bacterial overgrowth (SIBO) car, d’une part, les bactéries « se servent » en premier et d’autre part, la muqueuse intestinale est enflammée et endommagée et l’absorption des nutriments n’est pas optimale.

L’altération de la muqueuse du grêle

En cas de SIBO (small intestinal bacterial overgrowth), le microbiote sain est remplacé par des bactéries pathogènes provenant principalement du colon, ce qui s’appelle la dysbiose2. Celle-ci est corrélée avec de l’inflammation. L’inflammation interfère avec l’expression des gènes responsables de la sécrétion de mucus.

L’hyperperméabilité intestinale

Le lien entre SIBO et hyper-perméabilité intestinale est clairement établi.

La pullulation bactérienne endommage la muqueuse du grêle, le mucus protecteur et augmente la perméabilité. Ainsi, des molécules d’origine alimentaire (des peptides) et des fragments bactériens (les LPS ou lipopolysaccharides) peuvent passer de l’intestin grêle vers le sang et provoquer une réaction du système immunitaire.

Une cinquantaine de maladies sont mises en relation directement avec l’hyperperméabilité intestinale : hypersensibilités alimentaires (communément appelées « intolérances »), intolérance à l’histamine, fatigue chronique, migraines, douleurs articulaires, diabète3, obésité, syndrome métabolique, maladies cardiovasculaires, maladies cutanées comme l’acné ou la rosacée4, fibromyalgie5, dépression, autisme, maladies auto-immunes etc6.

Prévalence

Dans le monde, la prévalence du SIBO est inconnue.

Le nombre de données est limité. Cette maladie est probablement sous-diagnostiquée pour plusieurs raisons : les personnes atteintes ne consultent pas forcément, les symptômes sont peu spécifiques et les tests existants insuffisamment uniformisés et/ou fiables.

Son incidence est réputée faible chez les sujets jeunes et d’âge moyen, mais serait de l’ordre de 15% chez les sujets âgés.

Le SIBO ou small intestinal bacterial overgrowth est souvent associé avec certaines pathologies. Ainsi, selon les tests utilisés, jusqu’à 78% des personnes atteintes du syndrome du côlon irritable seraient atteintes de SIBO7, ainsi que 66% des personnes atteintes de la maladie cœliaque et 43% des personnes diabétiques souffrant de diarrhées chroniques.

En France, les plaintes digestives sont surtout diagnostiquées sous la terminologie « syndrome de l’intestin irritable ». La prévalence du syndrome de l’intestin irritable en France est de l’ordre de 10% de la population, soit 6 millions de français, ce qui, en retenant le pourcentage de 78%, porterait le nombre de cas de SIBO à plus de 4 millions de personnes.

Causes médicales

L’altération de la motricité intestinale

Dans le SIBO, la motricité de l’intestin grêle est altérée. Les médecins parlent d’altération du complexe moteur migrant (CMM), ce dernier étant un réflexe qui permet la vidange de l’intestin grêle vers le colon à intervalles réguliers, toutes les 90 à 120 minutes.

Cette perturbation du CMM a plusieurs causes possibles, dont les principales sont8 :

  • une infection intestinale, les bactéries pathogènes secrétant des toxines qui altèrent le CMM
  • le diabète : le nerf vague est abîmé par une neuropathie diabétique
  • l’hypothyroïdie provoque un ralentissement du transit intestinal

L’hypochlorhydrie

Une diminution de l’acidité de l’estomac, ou hypochlorhydrie, peut être à l’origine d’une pullulation bactérienne dans l’intestin grêle. En effet, l’acidité prédigère les aliments et tue une grande partie des bactéries contenues dans les aliments. L’hypochlorhydrie peut être consécutive à la prise prolongée de certains médicaments comme les IPP (inhibiteurs de la pompe à protons), médicaments prescrits en cas de reflux gastro-œsophagiens9.

Le reflux iléo-caecal ou la dysfonction de la valve iléo-caecale

La valve iléo-caecale est la jonction entre l’intestin grêle et le gros intestin ou colon. Elle empêche les matières du colon de remonter dans le grêle. Si la pression de la valve est insuffisante, il peut se produire un reflux10.

L’insuffisance de production d’enzymes pancréatiques

Les aliments sont insuffisamment découpés, surtout les aliments glucidiques.

L’insuffisance biliaire

La bile contribue au transit intestinal et un déficit en bile ralentit le transit11.

L’hypersensibilité au gluten

En cas de "small intestinal bacterial overgrowth", une hypersensibilité au gluten semble souvent associée. Bien que tous les mécanismes ne soient pas compris, l'hypersensibilité au gluten semble altérer la structure de la muqueuse intestinale.

Des suites d’opérations chirurgicales

Des opérations de la sphère gastro-intestinale ou de la sphère gynécologique peuvent provoquer des adhérences et modifier la motricité de l’intestin.

L’utilisation excessive ou abusive de certains médicaments

L’utilisation récurrente des antibiotiques à large spectre favorise un appauvrissement et un déséquilibre du microbiote12 et peut provoquer l'apparition de ce trouble (small intestinal bacterial overgrowth).

Les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), pris sur le long terme, engendrent une hypochlorhydrie et une pullulation bactérienne. Les traitements par IPP sont normalement de courte durée mais certaines personnes en prennent sur le long terme.

Les traitements du cancer :  chimiothérapie et radiothérapie sont aussi en cause.

L’âge

L’âge de la personne est aussi un facteur qui aggrave le SIBO.

Autres causes

Une mastication insuffisante

Une mauvaise mastication peut être un facteur favorisant du SIBO13 (small intestinal bacterial overgrowth), car elle provoque l’arrivée dans l’intestin grêle d’aliments insuffisamment découpés, donc insuffisamment accessibles à l’action des enzymes digestives. Ces aliments insuffisamment dégradés ne seront pas assimilables par l’intestin mais pourront servir de substrat aux bactéries présentes.

Une alimentation riche en glucides fermentescibles

Les bactéries intestinales se nourrissent des aliments fermentescibles apportés par le bol alimentaire. Ainsi, elles peuvent fermenter :

  • les sucres simples, à une molécule de sucre, appelés monosaccharides, comme le fructose, contenu dans le sucre de table, le sirop de glucose-fructose (très présent dans les produits transformés), le miel, les fruits,
  • les sucres à 2 molécules appelés disaccharides, comme le lactose, sucre du lait contenu dans le lait, le yaourt, les fromages peu fermentés.
  • les sucres contenant un petit nombre de molécules appelés oligosaccharides (Fructo-oligosaccharides et Galacto-oligosaccharides), contenus dans les céréales comme le blé, l’orge, le seigle, les légumineuses (petits pois, lentilles, pois chiches, haricots blancs et rouges, cacahuètes) certains légumes (poireaux, ail, oignon, échalote, betterave etc).
  • les polyols (mannitol, maltitol, xylitol, sorbitol) contenus dans certains fruits (pommes, poires, mangue etc) et légumes (champignons, chou-fleur) et dans les sucreries et chewing-gums.

Une alimentation riche en glucides favorisera donc le SIBO. Et l’alimentation moderne est particulièrement riche en glucides fermentescibles.

Les toxines contenues dans les aliments

Les aliments conventionnels et transformés peuvent contenir des pesticides, des additifs alimentaires (conservateurs, émulsifiants), des micropolluants divers qui sont susceptibles d’endommager à la fois le microbiote, le mucus digestif et la paroi digestive.

L’alcool

Consommé de manière excessive, c’est un facteur causal ou aggravant car il irrite les parois intestinales14.

Le café

C’est un excitant qui accélère le transit, et de ce fait diminue l’absorption des sucres au niveau du grêle. Ceci favorise dans un premier temps la pullulation au niveau du colon, et dans un deuxième temps au niveau du grêle. Dans cette catégorie on trouve aussi les sodas type Coca Cola et les boissons énergétiques type Redbull.

Chez les enfants

La naissance par césarienne15, l’utilisation des laits infantiles versus allaitement maternel16 sont des facteurs prédisposants au SIBO.

Le stress

Le stress agit défavorablement de différentes manières.

Il réduit l’afflux sanguin au niveau de l’intestin : celui-ci, moins bien oxygéné, fonctionne et se répare moins bien. Les cellules se contractent ce qui élargit les lésions existantes.

Il réduit la production d’acide chlorhydrique dans l’estomac, ce qui ne permet plus de détruire aussi efficacement les bactéries du bol alimentaire.

Il modifie la motilité intestinale, en agissant sur le nerf vague et provoque l’arrivée dans l’intestin d’aliments insuffisamment digérés, qui vont favoriser la pullulation bactérienne.

Il affecte la croissance des bactéries bénéfiques, Lactobacilles et Bifidobactéries et favorise le développement de bactéries pathogènes. En effet, il diminue la production de mucus protecteur qui empêche l’adhésion des microorganismes pathogènes. De plus, il diminue l’immunité intestinale (diminution des immunoglobulines de type IgA). Et enfin, sous stress, sont produites des substances neurochimiques comme la norépinéphine, qui stimule la croissance de pathogènes (souches pathogènes d’E. Coli, Y. Enterocolitica, P. Aeruginosa)

Diagnostic

Devant des symptômes digestifs évocateurs, un gastro-entérologue fera un diagnostic différentiel, pour écarter certaines pathologies digestives : candidose, maladie cœliaque, pancréatite, maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) comme la maladie de Crohn, la recto-colite hémorragique, etc…

Le diagnostic du SIBO repose sur 2 méthodes possibles17 18:

  • L’aspiration et l’analyse bactériologique du liquide contenu dans le jéjunum,partie médiane de l’intestin grêle. Ce test a pour inconvénient d’être invasif.
  • Les tests respiratoires ou « breath tests »sont encore peu connus et utilisés en France mais ils le sont dans les pays anglo-saxons ou d’autres pays européens. En Europe, les normes du « consensus de Rome»19 sont utilisées pour leur mise en œuvre et leur interprétation.

Le principe des tests respiratoires est le suivant :

Les bactéries qui fermentent produisent des gaz, principalement dihydrogène et méthane, plus rarement du dihydrogène sulfureux.
Ces gaz traversent la paroi intestinale, passent dans le sang et sont évacués au niveau des poumons, pour être finalement expirés.

Le protocole des tests consiste à faire ingérer au patient des sucres simples (lactulose, glucose) et de mesurer les gaz expirés à intervalles réguliers pendant les 2 heures qui suivent l’ingestion des sucres. Les courbes obtenues sont interprétées et vont définir si les fermentations excessives se produisent au niveau de l’intestin grêle ou du colon, ainsi que le type de fermentation.

Qu’il s’agisse majoritairement d’hydrogène ou de méthane, ce sont des populations bactériennes différentes qui sont responsables : les Bactéroïdetes en excès pour l’hydrogène, des Archeae en excès pour le méthane.
Selon le type de bactéries en excès, les traitements ne sont pas les mêmes.

Il n’existe pas de test normé pour la détection du H2S mais ce type de fermentation produit des gaz à odeur caractéristique d’œuf pourri.

En France, les examens des gaz respiratoires sont disponibles dans certains CHU, sur prescription d’un gastro-entérologue.

Certains laboratoires proposent des tests de détection des fermentations à H2S, par exemple RED LABS, en Belgique.

Enfin, les thérapeutes formés par le Docteur DONATINI, gastro-entérologue français, précurseur dans le domaine du diagnostic du SIBO et de la mycothérapie, utilisent un appareil appelé le « Gazdetect ».

Médicaments

Des antibiotiques comme la rifamixine20,21 la néomycine22,23 ou le métronidazole sont utilisés.

Dans les pays anglo-saxons, c’est surtout la rifamixine qui est prescrite car elle est bien tolérée, ne pénètre pas dans le sang et n’augmente pas le risque de candidose.

Ces traitements antibiotiques sont réputés efficaces à court terme. Cependant, leur utilisation est controversée car ils ont un effet globalement délétère sur le microbiote et à terme, le taux de récidive est élevé24.

Les traitements naturels et alimentation

Les méthodes naturelles combinent plusieurs mesures relatives à l’hygiène de vie globale. Pour traiter ce trouble (small intestinal bacterial overgrowth), l’alimentation est la toute première de ces mesures, avec une phase d’attaque drastique et limitée dans le temps, suivie d’aménagements alimentaires à individualiser et à maintenir dans la durée. Vous pouvez en apprendre davantage à ce sujet au sein de cet article: SIBO: quel régime alimentaire adopter?

La micronutrition, la phytothérapie, la mycothérapie complètent l’approche alimentaire. L’utilisation des probiotiques est discutée.

Si besoin, la gestion du stress, l’exercice, le sommeil sont pris en compte.

La micronutrition

Une fois les proliférations endiguées, il est nécessaire de combler les carences, de réparer l’intestin, de réparer le mucus, les jonctions serrées. Les micronutriments conseillés pour cela sont :

Le magnésium et les vitamines B6, B9, B12

Ils sont recommandés afin de lutter contre les carences en vitamines du groupe B, en particulier B12 liées au SIBO. Le magnésium agit sur le stress et la motricité de l’intestin25.

Les vitamines A et D, les oméga-3

Etant donné que le SIBO favorise les carences en acides gras et vitamines liposolubles, il est nécessaire de se complémenter26. Les carences en acides gras oméga-3 peuvent être améliorées en consommant des petits poissons gras, des huiles de lin, cameline, colza, des graines de lin broyées, des noix diverses. Les graines de chia contiennent des oméga-3 mais ne conviennent pas en cas de pathologie auto-immune.

Vérifier le statut en vitamine D, le dosage optimal étant 60 à 70 ng/ml de sang. Sinon, se supplémenter quotidiennement en vitamine D3.

La L-glutamine, la thréonine et le zinc

L-glutamine et thréonine sont des acides aminés présents principalement dans les aliments d’origine animale. Une supplémentation est possible.

Les carences en zinc sont fréquentes et une supplémentation est possible au cas par cas.

Les enzymes digestives

Chez les personnes dont la fonction enzymatique du pancréas est déficiente, la supplémentation en enzymes pancréatiques de synthèse (amylases, lipases, protéases) est recommandée.

La Fucosyl-transférase 2

L'enzyme est impliquée dans la qualité du mucus27. Il existe un polymorphisme génétique entre les individus, c’est-à-dire que certaines personnes produiront peu ou pas l’enzyme Fucosyl-transférase 2.

Des tests ont récemment été mis au point et permettent de savoir si l’on est déficient en cette enzyme (Laboratoire LIMS, Belgique), auquel cas il est possible de se supplémenter en Fut-2.

Les probiotiques

En cas de SIBO, il y a trop de bactéries dans l’intestin grêle et il n’est pas conseillé d’en ajouter en début de thérapie, même si ce sont des bactéries bénéfiques28.

Certaines publications démontrent l’efficacité des probiotiques Lactobacilles et Bifidobactéries dans le SIBO mais les protocoles utilisent d’abord des antibiotiques avant les probiotiques.

Les souches Saccharomyces boulardii et Lactobacillus rhamnosus GG sont documentés pour réparer l’intestin poreux.

Les probiotiques sont d’un réel intérêt mais leur efficacité a été démontrée seulement à la suite d’un traitement antibiotique et/ou phytothérapique d’une durée minimale d’un mois. Il est également conseillé de commencer par de faibles doses de probiotiques et d’augmenter en fonction de la tolérance.

La phytologie ou utilisation des plantes

Les plantes seraient aussi efficaces que les antibiotiques selon certains auteurs29.

Les plantes anti-microbiennes

Les plantes anti microbiennes luttent contre toutes les bactéries sans distinction, certaines sont davantage actives sur les souches pathogènes, d’autres enfin sont actives contre des bactéries et le Candidaalbicans, fréquemment associé au SIBO.

L’ail (allium Sativa)

L’allicine, substance contenue dans l’ail30 31‌‌, est conseillée en cas de SIBO, pour ses propriétés anti-bactériennes, antifongiques, antivirales et antioxydantes. Son action est sélective.

La dose recommandée est de 2, 75 g d’ail cru par jour ou 8,5 g de poudre d’ail séché par jour, de préférence cru.

Les huiles essentielles

Les huiles essentielles32 33 34 35 36 37 de coriandre, menthe poivrée, mélisse, origan vulgaire, origan compact, sarriette, thym, clou de girofle ont des propriétés anti bactériennes et souvent des propriétés antifongiques.

Les huiles essentielles de carvi (Carum carvi), d’Ajowan (Trachyspermumcopticum) et de Lavande vraie (Lavandulaangustifolia) ont une activité antibactérienne sélective contre certains pathogènes (Candida albicans, Clostridium spp., Bacteroidesfragilis) tout en préservant les « bonnes » bactéries (Lactobacilles et Bifidobactéries).

L’HE d’origan vulgaire a des propriétés antibactériennes, antifongiques, antioxydantes et est recommandée en cas de fermentations à méthane et de candidoses.

Cependant, les huiles essentielles peuvent être caustiques pour les muqueuses gastriques et intestinales fragilisées et ne doivent pas être ingérées pures. Les spécialistes recommandent à minima des gélules gastro-résistantes ou, mieux, des formes émulsifiées ou des huiles essentielles intégrées à certains compléments.

Les cures sont de courte durée : 15 jours à 3 semaines maximum. A renouveler éventuellement après une période d’arrêt. Les HE sont à choisir selon le type de fermentation. Les exemples suivants sont donnés à titre indicatif.

Exemples :

ADP, Laboratoire Biotics Research (huile d’origan micro-émulsionnée), 1 cp 2 à 3 fois par jour pendant 15 jours.

HE 3D Origan (Diluée à 10%, buvable Dispersée par des liposomes Dynamisée par des ions métalliques, et de l'eau de mer), Phytofrance, etc

L’extrait de pépins de pamplemousse

L’EPP38 a des effets antibiotiques à large spectre, antifongiques, anti-protozoaires. Il est réputé très efficace mais son utilisation en cas de SIBO est controversée par certains auteurs car il n’est pas spécifique. Il décime toutes les populations bactériennes, qu’elles soient pathogènes ou bénéfiques.

Dosage habituel : 10 à 30 gouttes, 3 fois par jour pendant 15 jours

Les plantes contenant de la berbérine

L’hydraste du Canada (Hydrastis canadensis), appelée Goldensealroot en anglais. La dose journalière doit être de 0,6 g/ jour minimum.

L’épine-vinette (Berberis vulgaris) ; Mahonia aquifolium, ou raisin des montagnes, Oregangrape root en anglais ; Yerbamensa (Anemopsiscalifornica) sont d’autres plantes riches en berbérine.

Ces plantes39 ont des vertus antiseptiques et agiraient contre la dysbiose et la candidose. Cependant, elles ont peu de sélectivité.

Le neem (Azadirachta indica)

Le neem40 est une plante de la médecine ayurvédique, qui a des propriétés anti-inflammatoires et antibactériennes.

La dose préconisée est de 900 à 1800 mg par jour répartie en 3 doses.

La propolis

Elle a des vertus antibactériennes, antifongiques, antivirales et immunostimulantes41 42. Elle est active contre E. Coli. Elle répare le mucus intestinal, régule positivement la composition du microbiote.

La grenade (Punicagranatum)

La peau de la grenade43 44 45 contient des substances actives antibactériennes, anti-parasitaires et anti-fongiques. De plus, elle n’affecte pas les bactéries commensales « amies », comme les Lactobacilles ou les Bifidobactéries.

A consommer sous forme de jus maison (laisser la peau blanche) ou sous forme de compléments alimentaires.

Le thé vert

Les polyphénols de thé vert46, en particulier l’épigallocatéchine gallate, ont des effets antibactériens, antifongiques (contre candida albicans), préviennent la formation des biofilms bactériens et fongiques et luttent de façon efficace contre les biofilms installés.

La dose efficace recommandée est de 300 mg de catéchine par jour, soit 5 à 6 tasses de thé vert par jour. Attention cependant à la chélation du fer et du magnésium à ces doses.

D’autres plantes viennent en complément des premières :

Les plantes anti-inflammatoires, comme le curcuma ou le gingembre, trouvent leur place dans le traitement naturel du "Small Intestinal Bacterial Overgrowth", en complément de plantes antibactériennes.

Les plantes amères, comme la feuille d’artichaut, la gentiane, la centaurée, la chicorée, agissent sur la tonicité des muscles lisses du système digestif et sur les secrétions enzymatiques et digestives : estomac, pancréas, foie, vésicule biliaire. Elles sont donc un bon complément à ajouter au besoin.

Les plantes drainantes du système hépato-biliaire, comme le chardon-Marie, l’artichaut, le radis noir, le Pissenlit, le Boldo, la fumeterre aident à réguler le fonctionnement de ces organes, souvent surchargés et fortement sollicités par le relargage des toxines bactériennes.

La mycothérapie

L’utilisation de certains champignons alimentaires47, sous forme de poudres ou d’extraits de mycélium (les filaments dans le substrat) ou de sporophores (la partie visible et comestible du champignon), représente une approche alternative et prometteuse à la phytothérapie. Elle est d’usage récent en Occident mais provient des médecines chinoise et japonaise, où son usage est millénaire.

Le Ganoderma lucidum, encore appelé « Reishi » ou« Champignon de l’Immortalité », contient plus de 400 substances chimiques différentes, dont des bêta-Glucans et de l’acide ganodérique. Il a des vertus anti-microbiennes, anti-virales, hépato-protectriceset anti-inflammatoires48.

Il agit sur la dysbiose, en diminuant le rapport Firmicutes / Bactéroïdetes et les niveaux de Protéobactéries porteuses d’endotoxines. Il maintient l’intégrité de la barrière intestinale et réduit le niveau d’endotoxémie (les lipopolysaccharides des bactéries gram- qui passent dans le sang)49.

Il est recommandé de le prendre 2 à 3 mois d’affilée à la dose de 200 à 400 mg de mycéliumpar jour, à jeun.

L’Hericium erinaceus, Hydne hérisson ou « crinière de Lion » est documenté pour restaurer la trophicité de l’intestin grêle et rétablir le lien cerveau-intestin, par la production de NeurotrophicGrowth Factor (NGF)50 ou facteur de croissance nerveux. Il a aussi des propriétés anti inflammatoires51, anti oxydantes, antibactériennes (agit sur Helicobacter Pylori)52.

Dose recommandée : 400 à 600 mg/jour pendant 2 à 3 mois, à jeun.

Ces 2 champignons en association sont préconisés en cas de SIBO.

Le Coriolus versicolor lutte contre les proliférations virales associées.

Les sociétés qui commercialisent les champignons sous forme de compléments alimentaires (carpophores ou mycélium) sont par exemple :

- Hifas da Terra, Forêt et Nature, La Royale, Dynveo, Nutrixeal, etc

Le Dr DONATINI préconise selon le type de fermentations, différents mélanges de mycélium de champignons et d’huiles essentielles.

L’exercice

L’activité physique agit sur la motilité du système gastro-intestinal. En particulier, elle facilite la vidange de l’estomac et permet de lutter contre la constipation.

La gestion du stress

Des techniques respiratoires comme la cohérence cardiaque sont bénéfiques.

L’acupuncture, la méditation, l’hypnose, l’EMDR, le yoga accompagnent efficacement les protocoles nutritionnels et phytothérapiques.

Exemple de protocole à suivre

Dès le début du protocole et pendant toute sa durée, gérer le stress par des techniques de relaxation et mettre en place une activité physique adaptée.

Première phase :

Retirer de l’alimentation les toxiques, additifs, médicaments non indispensables. Commencer à modifier son régime alimentaire en limitant les sucres rapides, le gluten, les laitages, les graisses saturées, les excès de viandes.

Apporter des aliments riches en acides gras polyinsaturés, en oméga-3, en polyphénols, en fruits et légumes les moins fermentescibles, cuits à la vapeur douce ou sous forme de jus de légumes et fruits. Au besoin, se supplémenter pour combler les carences induites par le SIBO (vitamine D3 entre autres).
1 mois au moins.

Deuxième phase :

Limiter les fermentations intestinales par un régime « adapté
Small Intestinal Bacterial Overgrowth », type FODMAP, et par l’utilisation de plantes ou champignons, à adapter en fonction du type de fermentation (par exemple ail + berbérine ou ail + origan ou huiles essentielles + champignons).

Cette phase dure environ 1 mois. Soutenir le foie par des plantes hépatoprotectrices. En cas de réaction de « die-off », réduire ou suspendre temporairement le traitement, prendre du charbon actif, prendre des bains de Salmanoff.

Troisième phase :

Réensemencer par des probiotiques adaptés pendant 1 mois. Ajouter des polyphénols sous forme alimentaire : thé vert, chocolat noir, grenade, curcuma ou sous forme de compléments.

Quatrième phase :

Réparer l’intestin par la micronutrition : glutamine, zinc, vitamines B. Réintroduction très progressive et individualisée des aliments glucidiques. Soutenir les fonctions enzymatiques si besoin.

Cinquième phase :

Drainage du foie par des plantes cholérétiques/ cholagogues.

Stabilisation :

Régime nutritionnel de croisière individualisé.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le SIBO?

Le SIBO (Small Intestinal Bacterial Overgrowth) est une pathologie, caractérisée par une prolifération excessive de bactéries au niveau de l'intestin grêle.

Quels traitements naturels privilégier?

1. Alimentation équilibrée et adaptée
2. Supplémentation en nutriments et vitamines
3. Phytothérapie (utilisation de plantes) ou mycothérapie (champignons alimentaires)
4. Huiles essentielles
5. Mode de vie sain (gestion du stress et activité physique)

Quelles sont les plantes efficaces?

1. L'ail, plante anti-bactérienne
2. Les plantes contenant de la berbérine, aux vertus antiseptiques
3. Le neem, plante médicinale
4. La propolis
5. Les plantes amères (gentiane, centaurée...)
6. Les plantes drainantes (radis noir, Chardon-Marie)
7. Les plantes anti-inflammatoires (curcuma, gingembre)


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sarah vandeweghe

Naturopathe agréé OMNES depuis 2017 à Metz. Diplôme d'ingénieur en agro-alimentaire. Master en toxicologie et génie de l'eau.