Chélidoine (Chelidonium majus): vertus et utilisations

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La chélidoine ou Chelidonium majus est une plante reconnue pour soigner les verrues. Cependant, elle dispose également de nombreuses propriétés médicinales. Découverte.

Présentation

Chélidoine : plante médicinale utilisée pour traiter les verrues.

Nom commun : Chélidoine
Nom latin : Chelidonium majus
Noms populaires : Herbe aux verrues, Herbe aux Boucs, Herbe de l'Hirondelle, Grande éclaire, Felougne, Félongène, felougène, herbe à cors, herbe dentaire.
Famille botanique : Papavéracées

Propriétés thérapeutiques

  • Cholagogue, cholérétique (stimule la sécrétion de la bile) : lithiases biliaires, ictère, selles jaunes, migraines hépatiques, cholécystite, jaunisse, hépatite chronique, cirrhose, cancer du foie
  • Purgatif, dépuratif
  • Antiviral, antibactérien : herpès, influenza, verrues
  • Pouvoir cytotoxique (préventif anticancéreux)
  • Hypolipémiant
  • Sédatif central, tran­quillisant, analgésique, stimulant : insomnies des nerveux et anxieux
  • Antispasmodique : antitussif, spasmes gastro-intestinaux et bronchiques, angine de poitrine, asthme, angine de poitrine, asthme, artériosclérose, hypertension
  • Diurétique : rhumatisme, goutte
  • Circulation artérielle : en cas d'artériosclérose

Usages populaires

Contre les verrues
Maladies du foie
Affections respiratoires et digestives
Action sur le système lymphatique : dépuratif en cas d'engorgements des glandes
Cancers et fistules : freine la prolifération cellulaire
Narcotique, calmant : en cas de contractures musculaires, tachycardies, diminution de la pression artérielle, contre l'insomnie et l'anxiété
Vermifuge, purgatif
Diurétique : goutte, hydropisie
Antispasmodique : angine de poitrine, asthme, hypertonie gastrique

Utilisations

  • Infusion ou décoction de feuilles sèches : 15 g max. par litre d'eau soit 1 g au plus (une bonne pincée) pour une tasse de 100 g d'eau. Prendre une tasse avant chaque repas
  • Décoction de racines sèches : 10 à 15 g. par litre d'eau. A prendre par tasses espacées au cours des 24 heures
  • Suc frais : 0,5 g. à 4 g. dans du lait, de l'eau sucrée, de la tisane
  • Poudre de racines sèches : 2 à 4 gr. dans du miel
  • Vin diuré­tique et laxatif : 15 à 50 g. de racine infusée dans 1 litre de vin blanc. Prendre un verre à bordeaux le matin
  • Dépuratif : 5 à 6 gr. de suc frais dans 700 g. de petit-lait. A prendre une fois par jour. Ou bien 5 à 6 gr. de suc frais (augmenter graduellement jusqu'à 16 g.) dans du miel, à délayer dans un peu d'eau
  • Vermifuge - émulsion de suc frais dans un jaune d’œuf : à réaliser avec de l'eau et du sucre en quantité suffisante, pour obtenir un liquide très fluide. Une demi-cuillerée à soupe pour les adultes (le matin à jeun)
  • Collyre : 4 g. de suc dans 60 à 100 g. d'eau fraîche ou dans de l'eau de rose

Alimentation

Du fait de sa toxicité, il est conseillé de ne pas consommer la plante fraîche.

Précautions et contre-indications

La chélidoine est une plante toxique. Il est conseillé de respecter les dosages indiqués, et de demander conseil à un médecin avant de l'utiliser.
Son usage est déconseillé pour les femmes enceintes, allaitantes et pour les enfants.

Principes chimiques actifs

Les parties souterraines de Chelidonium majus contiennent 1,5 à 2% d'alcaloïdes. Parmi les principaux, nous citerons : la chélidoni­ne (qui est indi­quée dans les affections des voies biliaires et des bronches), la sanguinarine, l'homochélidonine, la chélilutine, la chélamine, de l'aporphine, mais aussi de la berbérine et de la spartéine.

La chélidoine contient également des enzymes (protéases) qui digèrent l'albumine. Les graines contiennent 50 % d'huiles grasses (acide linoléique).

La Chélidoine comporte également de la spartéine, des matières mucilagineu­ses, résineuses et pectiques, un colorant, de l'acide chélidonique et divers autres acides organiques et des sels minéraux.

Bibliographie

Secrets d’une herboriste. Marie-Antoinette Mulot, éditions du Dauphin, 2015
Dictionnaire des plantes médicinales et vénéneuses de France. Paul Fournier, éditions Omnibus, 2010
Livre des bonnes herbes. Pierre Lieutaghi, Actes Sud, 1999
Précis de phytothérapie : Essai de thérapeutique par les plantes françaises. Henri Leclerc, Masson et Cie Editeurs, 1935
La phytothérapie : Se soigner par les plantes. Docteur Jean Valnet, Hachette, 1968
La santé à la pharmacie du Bon Dieu. Maria Trében, Ennsthaler, 2000

Collectif thérapeute

Un ensemble de thérapeutes ont participé à cet article.