Quelle alimentation adopter après un infarctus?

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Après un infarctus, la prise en charge nutritionnelle et l’attention portée aux victimes doivent être intensifiées. En effet, les risques de récidives ou de complications sont importants. Cette complication constitue un tournant, un élément qui brusquement force le changement des habitudes hygiéno-diététique. Quelle alimentation adopter après un infarctus ? Toutes les réponses dans cet article !

Présentation

Définition

Homme souffrant d'un infarctus: alimentation à adopter.

L’infarctus du myocarde est une complication de l’angine de poitrine. C'est le muscle cardiaque qui se nécrose par un manque d’irrigation sanguine par les artères coronaires, qui lui apportent normalement l’oxygène. L’infarctus survient à l’issu d’un caillot qui obstrue les artères et coupe le trajet habituel du sang.

Il faut savoir que la maladie représente la deuxième cause de mortalité après les cancers. Elle touche le plus souvent les hommes que les femmes. L'alimentation fait partie des stratégies de prise en charge dans le but de retrouver la santé et surtout d'éviter les récidives pouvant avoir de graves conséquences.

Les grands principes

L'alimentation après un infarctus, ça consiste en quoi exactement ? Ci-dessous retrouvez les grands principes :

  • La consommation quotidienne de fruits et légumes, de produits céréaliers complets pour un apport en fibres optimal.
  • Une consommation moindre de viandes et notamment de viandes rouges et de charcuterie.
  • Favoriser les volailles dégraissées.
  • Privilégier les poissons blancs et gras (saumon, thon, sardines, maquereau…).
  • Introduire la consommation de "bon gras" comme les fruits à coques et les huiles végétales (hormis le beurre de coco). Avec notamment l’huile d’olive en cuisson et l’huile de noix, l’huile de lin ou encore l’huile de colza à cru en assaisonnement.

Après un infarctus, l'alimentation doit être riche en végétaux:
chaque repas principal doit contenir des légumes cuits ou crus, des féculents de préférence complets et une protéine maigre, qui est présente dans le poisson, les œufs ou les volailles.

Les légumes surgelés nature constituent une bonne alternative aux légumes frais. Lorsqu’il s’agit de l’hydratation, l’eau reste la seule boisson essentielle.12

Le pouvoir des Omégas-3

Après un infarctus, la consommation de matières grasses doit être rééquilibrée. Car en effet les graisses saturées ou trans issues des graisses animales, des charcuteries, des produits industriels ou frits sont nocives pour la santé du cœur.

Elles accentuent les risques d’accidents cardiovasculaires.
En revanche, après un infarctus, l'alimentation doit être riche en oméga-3. En effet, la consommation de bonnes graisses telles que les omégas-3 réduit les chances de souffrir d’une maladie cardiaque et protège les fonctions cardio-vasculaires.345

Les sources

En pratique, on recommande la consommation d’huiles riches en oméga-3 crues, en assaisonnement. Il est question de l’huile de noix, l’huile de colza, l’huile de lin ou l’huile de poisson.

Les fruits oléagineux comme les noix ou les amandes, sont des aliments particulièrement riches en oméga-3, qui peuvent être consommés dans des salades, en poignées ou dans des gâteaux.

Pour compléter, il est conseillé de consommer au moins une portion de poisson gras par semaine type saumon, truite, sardines, maquereau, thon pour leurs bonnes graisses. Avec ces derniers, il est possible de se complémenter en oméga-3 via les algues6, les graines de chanvre et les graines de lin. Les omégas-3 sont des armes massives permettant de lutter contre les maladies cardio-vasculaires, suite à un infarctus, l'attention doit obligatoirement être portée sur ces aliments.7

Choisir les bonnes méthodes de cuisson

Les méthodes de cuisson sont importantes et peuvent augmenter ou diminuer la consommation de matières grasses. En effet une cuisson comme la friture implique davantage de gras qu’une cuisson au four par exemple.

Favoriser donc les cuissons vapeur, au four, en papillote, à l’étouffée, grillée ou à la poêle avec une quantité contrôlée de matières grasses. Éviter les fritures, les cuissons à base de beurre ou de crème fraiche. Si vous aimez les sauces, favoriser les bases de tomate avec une quantité moindre d’huile en cuisson. Pour augmenter le goût des plats et sustenter vos papilles gustatives, utiliser des épices, des herbes aromatiques ou encore du jus de citron.

Quel régime alimentaire privilégier?

Il est peut-être plus rassurant après un tel événement comme l’infarctus du myocarde, de suivre une diète bien structurée. Il existe plusieurs régimes célèbres qui correspondent à une alimentation après un infarctus. Dans tous les cas, l’avis de votre médecin traitant ou de votre cardiologue est à prendre en compte. Pour le suivi d’une diète en particulier, il est conseillé également de faire intervenir un diététicien pour une prise en charge nutritionnelle optimale.

Le régime méditerranéen ou crétois

Des bénéfices cardiovasculaires

Le régime méditerranéen semble correspondre à l’alimentation après un infarctus. De longues études le confirment en assurant que les bénéfices cardiovasculaires après avoir suivi ce type d’alimentation sont significatifs. En effet, les risques de récidives ou d’accident cardiovasculaire sont largement diminués suite à l’adoption de cette diète.

En pratique, ça donne quoi ?

Le régime méditerranéen considère la consommation de ces aliments au quotidien : les légumes, les fruits, le poisson, les légumes secs, les céréales complètes et les volailles. La viande rouge, les charcuteries ou les graisses animales sont autorisées de façon très occasionnelle.

La consommation des graisses est également contrôlée. En en effet, l’huile d’olive représente l’huile de cuisson par excellence, contrairement au beurre.

Les produits laitiers sont choisis aussi en fonction de leur teneur en matières grasses. Le lait demi-écrémé est à favoriser tout comme les yaourts, fromages blanc de préférence natures. Le but étant de réduire l’apport en matières grasses saturées responsables de déséquilibres lipidiques dans l’organisme et de maladies cardiovasculaires.

Le régime DASH

Le régime DASH est un régime plutôt similaire au régime crétois et qui peut correspondre à l’alimentation après un infarctus. En effet, il vise à une réduction de la consommation de sel, en vue de diminuer la pression sanguine, responsable également de maladies cardiovasculaires.8

Le régime méditerranéen ne recommande pas directement des apports en sels limités mais en conseillant l’augmentation de la consommation de végétaux, il implique des taux de sodium sanguins moindres.

Pour le régime DASH, il ne faut pas excéder 2,5g de sel par jour. En résumé, il tend à améliorer la pression artérielle et la santé du cœur en réduisant les taux de sodium dans le sang et rééquilibre le taux de bon cholestérol sanguin.

Le régime flexitarien efficace?

Le régime flexitarien consiste à alterner l’alimentation végétarienne et l’alimentation carnivore. Ce qui rejoint les précédents régimes où la consommation de viande et notamment de viandes rouges est diminuée.

Ces dernières étant riches en graisses saturées et en mauvais cholestérol, elles induisent des risques augmentés de maladies cardiovasculaires. Pour compenser, l’alimentation se concentre essentiellement sur les végétaux comme les fruits, les légumes, les légumes secs ou encore les produits céréaliers. Ce type d’alimentation induit une amélioration de la condition cardiaque et serait lié à la diminution du risque de cancer, d’AVC et même de diabète de type II.

Rééquilibrage alimentaire

À la suite d’un infarctus, le but reste avant tout de rééquilibrer son alimentation, manger « sain » comme on l’entend souvent. En effet, les habitudes alimentaires avant un infarctus ne correspondent pas généralement aux principes de l’équilibre alimentaire. Équilibrer son alimentation c’est manger de tout, en quantité adéquate et en fréquence adaptée.

C’est consommer les aliments les plus naturels possibles, les moins transformés, ceux ayant un circuit et un processus de production les plus courts. Les conserves ou les surgelés nature représentent l’exception à cette règle. Les aliments naturels ne sont pas pour autant tous conseillés à la consommation. En effet, les excès de sel, de sucres et de mauvaises graisses ajoutés sont délétères pour la santé cardiaque.

Les effets du tabac et de l’alcool

En plus de l'alimentation, l'hygiène de vie doit être modifiée à la suite d'un infarctus.

Il est évident que l’arrêt du tabac et de l’alcool soit vivement recommandé.

En ce qui concerne le tabac

L’arrêt du tabac est une bonne initiative pour le maintien de sa santé après un infarctus. Il est important de consulter un addictologue ou tout du moins en parler à son médecin traitant, afin de programmer une stratégie pour arrêter de fumer. 910

Pour ce qui est de l’alcool

L’alcool pour ses interminables effets néfastes pour la santé, peut aggraver la condition cardiaque et engendrer la récidive de l’infarctus. S'alimenter après un infarctus c'est également retirer certains aliments de l'alimentation.

L'alcool par exemple, empêche l'absorption de certains nutriments essentiels défavorisant la rémission de la maladie. Les boissons alcoolisées sont donc déconseillées à la consommation après avoir subit ce traumatisme. Faites vous aider pour l’arrêt de ces boissons, s’il vous semble compliquer de totalement arrêter leur consommation.

La supplémentation, nécessaire ?

La supplémentation semble souvent être la "solution magique" à de nombreux dysfonctionnements physiologiques. Or l’organisme métabolise moins bien les nutriments issus des suppléments, que les nutriments issus des aliments eux-mêmes. La supplémentation constitue donc seulement une issue de secours en cas de carences graves et non une solution de première intention.

C’est le cas pour les végétariens ou végétaliens, ayant des apports insuffisants en vitamines B12 ou en fer héminique. Dans ce contexte ou dans un contexte de non restriction alimentaire, il est important de réaliser des bilans sanguins réguliers avant de se lancer dans une cure de compléments alimentaires. Ces prises de sang seront prescrites par votre médecin traitant, qui pourra analyser les résultats et vous orienter vers d’éventuelles supplémentations.

Se supplémenter en oméga-3 ?

Après un infarctus, comme évoqué précédemment, les bonnes graisses sont plus qu’essentielles dans ce contexte et protège des récidives. Si la consommation de ces dernières semble compliquée, il est alors possible de les apporter via des compléments alimentaires. Toujours sous la guidance d’un médecin nutritionniste ou d’un diététicien.

Précautions

En revanche, certaines complémentations peuvent aggraver considérablement les maladies cardiovasculaires. Le bêta-carotène par exemple, issu de la vitamine A, est accusé d’augmenter les chances de récidives de crise cardiaque. Il est donc vivement déconseillé de se supplémenter en bêta-carotène.

L’avis médical est à prendre en compte dans tous les cas. Par ailleurs, la supplémentation en vitamine C, en vitamine E ou vitamine B9 ne protège pas forcément d’une récidive d’infarctus. En effet, aucune étude ne montre à ce jour, les effets bénéfiques éventuels des supplémentations mises en place après une crise cardiaque. 11

L’importance de l’activité physique

L’activité physique est indissociable d’une alimentation équilibrée, surtout après un infarctus. L’association américaine du cœur recommande au moins une heure d’activité physique par semaine. Or suite à un infarctus, l’activité physique est très règlementée et peut se réaliser en autonomie, seulement après une rééducation à l’effort effectuée sous le contrôle d’un médecin, d’un professeur APA et éventuellement d’un kinésithérapeute.

Par la suite, il est conseillé de demander conseil systématiquement à son médecin traitant, afin d’évaluer les capacités cardiaques qui permettront de valider la pratique d’une activité physique.

Idées de menu

Petit déjeuner (Thé ou café au choix sans sucre)

Tartines de ricotta, quartier d'avocat, brisures de noix et grenades fraiches.

Déjeuner

Salade mexicaine : Haricots rouges, maïs, thon, graines de lin et crudités, huile de colza / faisselle au coulis de fruits rouges.

Diner

Papillote de truite, pomme de terre et petits légumes à l'huile d'olive / verrine de fromage blanc, poire en morceaux et carré de chocolat noir cassé.

Les aliments en détails

Autorisés

Légumes - frais ou surgelés nature : artichauts, asperges, aubergines, avocats, betteraves, blettes, brocoli, carottes, céleri branche ou rave, choux (chou-fleur, choux de Bruxelles, Romanesco, choux vert, blanc, rouge), citrouille, concombres, courgettes, endives, épinards, fenouil, haricots vert/, plats d’Espagne, beurre, navets, oignons, oseille, poireaux, poivrons, radis, salsifis, tomates, petits pois, salades.
Aromates : aneth, basilic, cerfeuil, ciboulette, coriandre, estragon, menthe, origan, persil, romarin, sauge, thym.
Champignons frais ou surgelés non cuisinés : cèpes, shiitakes, girolles, mousserons… Fruits frais ou surgelés natures : abricots, ananas, banane, cassis, cerises, citrons, dattes, figues, fraise, framboises, grenades, groseilles, kaki, kiwi, mangue, melon, myrtilles, pamplemousse, pastèque, pêche pomme, raisins, tomate.
Fruits oléagineux (non salés) : amandes, noix (brésil, pécan, cajou…), noisettes, pistaches, arachides…
Légumes secs (frais, en conserve ou surgelés nature) : haricots (flageolet, azukis, bancs de Vendée, rouges), lentilles (vertes, corail), pois, fèves, pois cassés, pois chiche, soja.

Céréales avec gluten (complètes) : blé, seigle, orge, avoine, triticale, épeautre, kamut.
Céréales sans gluten : millet, amarante, quinoa, riz, sarrasin, sorgho, teff, maïs (farine, semoule, flocons).
Graines : Graines de lin, de chia, de sésame, de tournesol, de pavot, de courge, pignons de pin.
Produits laitiers à base de lait 1/2 Écrémé : lait de vache, de chèvre ou de brebis, yaourts, fromage blanc, petits suisses, faisselle, fromages frais nature, fromages affinés (30 g maximum par jour).
Boissons végétales (enrichies en calcium et vitamine D) : lait d’amande, d’avoine, de châtaignes, de coco, de chanvre, de graines de tournesol ou de sésame, lait d’épeautre, de kamut, de millet, de noisette, de noix, d’orge, de quinoa, de riz et de soja.
Crèmes végétales : avoine, amande, riz, soja, noix de coco.

Condiments : gomasio, vinaigre de cidre, levure de bière, épices, moutarde, cornichons, câpres.
Tubercules : Pomme de terre, patate douce.
Graines germées : de légumineuses, de céréales, alfalfa, radis, brocoli, poireaux, moutarde, courge, persil, cresson, roquette, chou chinois, navet.
Matières grasses : huile de noix, de chanvre, de colza, de lin, de cameline, de germe de blé, d'olive, de tournesol, de carthame, de sésame, de poisson.
Cacao

Protéines concentrées végétales : seitan, tofu, tempeh, humus.
Viandes blanches : veau, porc, lapin, volaille (poulet, poule, dinde, canard, pintade, pigeon), jambon blanc à la coupe.
Poissons maigres* : cabillaud, colin, églefin, limande, merlan, sole, thon en boîte.
Poissons gras (non fumés et natures) : hareng, maquereau, truite, sardine, saumon, thon.
Crustacés : huîtres, moules, Coquilles St Jacques, calamars, crevettes, langoustine, langouste, homard, œufs de poisson.
Œufs Algues : laitue de mer, kombu, haricot de mer, wakamé, dulse avec des crudités, nori sushis, spiruline.
Produits lactofermentés : choucroute, miso, tamari, kombucha, kéfir de fruits
Tofu

*Les poissons contenant trop de toxiques ne sont pas énumérés.

À limiter

Viande rouge : bœuf, cheval, agneau, veau, porc (2x/semaine maximum).
Sel : sel fin, gros sel, fleur de sel …Viandes et poissons fumés, séchés
Pains blanc : pain, galettes turques, bagel, naan, baguette blanche, pain libanais, pain de mie… Boissons : Eaux gazeuses (Vichy Célestin), Boissons fruitées gazeuses

À éviter

Produits sucrés : miel, gelée, confiture, sirop d'agave, sirop d'érable. Matières grasses : crème fraîche, beurre.
Charcuterie : viande fumée, séchée ou salée, le jambon cru, le bacon, les lardons, les saucisses sèches, le saucisson, la viande des Grisons, ainsi que les hot-dogs et certaines saucisses.
Matières grasses : beurre demi-sel, beurre salé, olives, graines oléagineuses salées, fritures, huile d'arachide, huile de coco, huiles raffinées, graisses animales, margarine. Viennoiseries / Pâtisseries
Sucre
: sucre raffiné, biscuits, bonbons.
Céréales petit-déjeuner : Corn Flakes, riz soufflé, Cocoa Krispies…
Produits transformés et industriels : biscuits apéritifs, plats préparés, conserves, pain de mie, desserts, pizzas, sauces, mayonnaise et ketchup, chips, soupes, conserves, potages en sachet ou en brique.
Additifs alimentaires : édulcorants, conservateurs, exhausteurs de gout, parfums de synthèse, colorants.
Toutes les graisses et huiles chauffées à plus de 110 / 120 degrés.
Les aliments allégés.
Alcools
: vin, bières, alcools forts.

Questions fréquentes

Quel régime alimentaire adopter après un infarctus?

- Avoir un régime alimentaire riche en fibres: fruits, légumes et produits céréaliers
- Privilégier les volailles dégraissées et diminuer la consommation de viande rouge
- Consommer des poissons blancs et gras
- Plébisciter les huiles végétales: huiles d'olive, de noix, de lin et de colza

Quelles sont les autres recommandations?

- Limiter la consommation d'alcool
- Arrêt du tabac
- L'usage de certains compléments alimentaires, avec l'avis d'un médecin
- La pratique d'une activité physique

Quels sont les aliments interdits après un infarctus?

- Les produits sucrés
- Les matières grasses
- La charcuterie
- Les plats industriels et les aliments allégés


  • 1DASH Eating Plan - National Hurt, lung and blood institute.
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  • 3Secondary prevention for patients following a myocardial infarction: summary of NICE guidanceJ S Skinner, A Cooper, and G S Feder, on behalf of the Guideline Development GroupAuthor information Article notes Copyright and License information DisclaimerJ S Skinner, Department of Cardiology, Royal Victoria Infirmary, Newcastle upon Tyne, UKA Cooper, National Collaborating Centre for Primary Care, Royal College of General Practitioners, London, UKG S Feder, Centre for Health Sciences, Barts and the London Queen Mary's School of Medicine and Dentistry, London, UKCorrespondence to: Dr J S SkinnerConsultant Community Cardiologist, Department of Cardiology, Royal Victoria Infirmary, Queen Victoria Road, Newcastle upon Tyne NE1 4LP, UK; [email protected]
  • 4AMERICAN COLLEGE OF CARDIOLOGY - Diet Change to Reduce Residual Risk After Myocardial InfarctionJan 05, 2016   |  Karen E. Aspry, MD, MS, FACC ; Penny M. Kris-Etherton, PhD, RD
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Fedwa Ayachi
Fedwa Ayachi, Auteur

Diététicienne Nutritionniste diplômée.