Genévrier commun (Juniperus communis): bienfaits et utilisation

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Le genévrier commun, arbuste de la famille des Cupressacées, est utilisé depuis l'Antiquité pour ses nombreuses propriétés médicinales. Diurétique, puissant antiseptique des voies digestives, urinaires et pulmonaires, il est largement utilisé en phytothérapie. Les baies du genévrier, comestibles, entrent dans la composition de nombreux plats.

Présentation

Genévrier commun : plante reconnue pour ses nombreux bienfaits.

Nom commun : Genévrier commun
Nom latin : Juniperus communis
Noms populaires : genièvre, thériaque des paysans, cade.
Famille botanique : Cupressacées

Propriétés thérapeutiques

  • Antiseptique urinaire : prostatisme
  • Antiseptique pulmonaire : bronchite chronique
  • Diurétique et antalgique : arthritisme, goutte, lithiase rénale
  • Apéritif, stomachique et stimulant des sécrétions digestives : anorexies, digestions lentes, dyspepsies
  • Emménagogue : règles insuffisantes

Usages populaires

Tonique, puissant antiseptique
Tonique du système nerveux : hystérie
Tonique des voies digestives : facilite la digestion
Antiseptique des voies digestives et urinaires
Antiseptique pulmonaire, sédatif et expectorant : catarrhes pulmonaires, tuberculose pulmonaire
Diurétique et antiseptique urinaire : élimination de l'acide urique et des toxines, cystite chronique, lithiase urinaire, goutte
Cholagogue : catarrhes vésicaux, cirrhose hépatique, foie défaillant
Emménagogue : aménorrhée, règles douloureuses, leucorrhée
Sudorifique : maladies de peau, rhumatismes, goutte
Dépuratif : épure le sang

Utilisations

Infusion : 20 à 30 g de baies concassées par litre d'eau bouillante. Laisser infuser pendant 10 minutes. Prendre 2 à 3 tasses par jour, avant les repas.
Décoction de sommités et de feuilles : 40 g. par litre d'eau. A boire en trois ou quatre jours.
Vin : 20 g de baies concassées et 20 g de jeunes rameaux dans 1 litre de vin. Laisser macérer 4 jours ; passer et ajouter 30 g de sucre. Prendre 1 verre à liqueur ou 1 verre à vin par jour.
Consommation des baies sèches : 5 à 15 baies par jour, pendant 20 jours.
Poudre de baies séchées : 2 à 8 g dans une tisane.
Teinture mère de baies : 15 gouttes dans une infusion.
Décoction du bois réduit en copeaux : 30 à 60 g par litre d'eau. 
Vin de cendres : faire infuser à froid 150 g de cendres dans 1 litre de vin blanc, filtrer. Prendre un verre à bordeaux,  2 à 4 fois par jour.
Thé de jeunes pousses séchées : 5 grammes par tasse.
Baies pilées : 2 g de baies vertes, pilées avec du beurre. Prendre le matin à jeun.

Alimentation

Les baies de Genévrier sont utilisées dans la choucroute, les salaisons, les marinades, les courts-bouillons. Elles permettent d’accommoder toute sorte de plats (viande, poissons grillés) et peuvent être ajoutées dans des sauces.

Elles relèvent la saveur de certaines confitures douceâtres, mais également les soupes de légumes et le pot-au-feu.
Torréfiées, les baies de Genévrier ont servi de succédané du café.

Il est possible d’utiliser les jeunes pousses séchées, pour faire du thé. Fraîches, elles peuvent être incorporées dans des salades.

Les baies parfument certains alcools, notamment le gin.

Précautions et contre-indications

Tonique de l'utérus, le genévrier commun est à proscrire pendant la grossesse.
Son usage est déconseillé pour les personnes souffrant d'insuffisance rénale.

Principes chimiques actifs

Les feuilles du genévrier commun sont riches en vitamine C. Les fruits contiennent de l’essence, des sucres, de la résine, de l’acide formique, acétique et malique, de l’huile grasse, de la gomme, un colorant ainsi qu’un principe amer.

Autres usages

Le genévrier commun est également employé en aromathérapie (Huile essentielle de Genévrier) et en gemmothérapie (Bourgeon de Genévrier).

Bibliographie

Secrets d’une herboriste. Marie-Antoinette Mulot, éditions du Dauphin, 2015
Dictionnaire des plantes médicinales et vénéneuses de France. Paul Fournier, éditions Omnibus, 2010
Livre des bonnes herbes. Pierre Lieutaghi, Actes Sud, 1999
Précis de phytothérapie : Essai de thérapeutique par les plantes françaises. Henri Leclerc, Masson et Cie Editeurs, 1935
La phytothérapie : Se soigner par les plantes. Docteur Jean Valnet, Hachette, 1968
La santé à la pharmacie du Bon Dieu. Maria Trében, Ennsthaler, 2000

Collectif thérapeute

Un ensemble de thérapeutes ont participé à cet article.