Autisme (TSA): hygiène de vie, traitement naturel et alimentation

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Trouble du développement neurologique, il se caractérise par des interactions sociales et une communication altérées. Comment atténuer naturellement ses symptômes ? Sur ce sujet, la littérature scientifique est prolifique. Quel traitement naturel ou alimentation envisager en cas d'autisme ? Quelle hygiène de vie recommander ?

Hygiène de vie

Outre un traitement naturel adapté, une bonne hygiène de vie est indispensable pour les personnes concernées par l'autisme.

L’entourage

Image représentant l'autisme : traitement naturel et alimentation.

Les enfants et adolescents autistes et leurs proches présentent un niveau de stress élevé et davantage de problèmes familiaux, ce qui a un impact sur la qualité de vie des parents et des aidants. Les parents ou les soignants d'enfants atteints de TSA, diagnostiqués depuis plus de trois ans, sont en meilleure santé mentale et physique que ceux récemment diagnostiqués (jusqu'à 1 an).

De la même manière, les personnes consommant des anti-dépresseurs ont de moins bons scores dans ces questionnaires, concernant la perception et le bien-être, que celles qui n’en consomment pas 1.

Les niveaux de dépression ont été évalués chez des mères, dont les enfants présentent des troubles du spectre autistique. Près d'une mère sur deux souffre de dépression majeure. Accompagner les difficultés psychiques de l’entourage est nécessaire 2.

Autisme et alimentation

Des anomalies du microbiote intestinal, une inflammation, le stress oxydatif, et des dysfonctionnements mitochondriaux sont impliqués dans ce trouble. Une bonne hygiène de vie peut potentiellement permettre d’améliorer des symptômes. Une alimentation adéquate, de l’exercice physique et une correction des carences nutritionnelles permettent une meilleure évacuation des toxines dans l’organisme, abaissant ou évitant une augmentation du stress oxydatif et de l’inflammation.

Une nutrition ciblée individualisée, un bilan lipidique ou d'un déficit immunitaire sont bénéfiques pour les adolescents et les adultes diagnostiqués avec un TSA 3. Dépister les déficiences en vitamines et minéraux est aussi essentiel.

Alimentation infantile

Dans le cadre du traitement naturel de l'autisme, quelle alimentation infantile adopter ?

Allaitement

L'état nutritionnel des nouveau-nés, en particulier la durée de l'allaitement, joue un rôle clé dans sa pathogenèse. Une revue d’études à montré une diminution de 58 % du risque de troubles du spectre autistique avec un allaitement maternel, et une diminution de 76 % du risque avec un allaitement exclusif. Un allaitement, de 12 à 24 mois, était associé à la réduction la plus importante 4.

Il existe une corrélation entre le temps passé à nourrir le nourrisson au lait maternel, la prévalence de l'autisme, les convulsions néonatales, les problèmes gastro-intestinaux et les allergies. Cependant, le lait maternel est associé au développement plus précoce de problèmes gastro-intestinaux et d'allergies 5.

Soja

La consommation de préparations à base de soja, pendant la petite enfance, chez les personnes atteintes du syndrome de l'X fragile sont déconseillées.

L'alimentation précoce, avec des préparations pour nourrissons à base de soja, est associée au développement de plusieurs comorbidités de la maladie dans le FXS 6.

Caractéristiques alimentaires

La nutrition et la micronutrition sont largement étudiées depuis quelques années, les études cliniques se multiplient. Les ajustements alimentaires peuvent permettre d'améliorer certains symptômes.

Comportement alimentaire et risque de malnutrition

Les enfants atteints de TSA s'agitent plus fréquemment pendant les repas, ils ont besoin de se divertir et de détourner leur attention. Ils peuvent être nourris par les parents et ne pas consommer leur repas à table. La sélectivité alimentaire est également plus fréquente7 8 9. Elle est souvent basée sur le goût, la texture et la présentation des aliments.

Les enfants autistes ont en moyenne une alimentation moins diversifiée que ceux au développement normal. Ils sont plus à risque de développer une carence nutritionnelle grave10 11.

Par ailleurs, ils consomment moins de fruits et légumes et ont un apport inférieur en calcium et en protéines. Ce type d'alimentation peut entraîner une élévation de la glycémie et des triglycérides, entraînant un surpoids et une obésité, du diabète ou des caries dentaires.

Ainsi, ils sont plus exposés à un risque accru de surpoids, d'obésité et de carences en micronutriments 12.

Une carence en vitamine C prolongée peut favoriser la survenue du scorbut, maladie mortelle, régulièrement citée dans la littérature médicale 13 14 15. Des carences sévères en vitamine A et D16 17 18 19 sont également citées.

Les filles, atteintes de troubles du spectre autistique, sont davantage concernées par des comportements de suralimentation émotionnelle que les garçons. La suralimentation émotionnelle est liée à une augmentation de la consommation d'aliments sucrés et à une diminution de la consommation de légumes 20 21.

Chez les adultes, la sélectivité alimentaire peut entraîner des apports nutritionnels inadéquats, notamment en fer, en vitamine B12, en protéines, minéraux et en fibres alimentaires 22.

Obésité

Les enfants d'âge scolaire, atteints de troubles du spectre autistique, sont davantage en surpoids/obèses. Le risque cardiovasculaire est également augmenté 23 24 25. Dans une étude américaine, ils présentent un risque accru de 41,1 % de développer une obésité 26.

Les déséquilibres en neurotransmetteurs peuvent induire des goûts plus prononcés pour certains aliments. La signalisation altérée de l'ocytocine contribue probablement à une surconsommation de sucre. Le sucre peut être alors remplacé par d'autres aliments plus sains 27.

Dans le cadre de l'autisme, outre un traitement naturel adapté, quel régime alimentaire privilégier ?

Régime alimentaire

Une alimentation anti-inflammatoire riche en fibres et en nutriments est nécessaire pour maintenir un état de santé optimal. Une alimentation équilibrée est indispensable à l’équilibre du microbiote, qui est un élément central de la santé, physique et psychique.

Cette alimentation anti-inflammatoire comprend : un apport important en fruits et légumes, avec au minimum 5 portions par jour, des céréales complètes ou semi-complètes, un apport quotidien en oléagineux et légumineuses.

Les aliments fermentés ont un impact très positif sur le microbiote, ils permettent sa régulation et la production de nombreuses bactéries, qui favorisent l’équilibre psychique. Ce sont des probiotiques naturels à intégrer dans l’alimentation.

Il est préférable de supprimer les produits laitiers de vache et de consommer de la viande issue d’élevage en plein air, car les produits issus d’animaux d’élevage sont pro-inflammatoires.

Consommer le moins possible de sucre permet également de prévenir l’inflammation. Par ailleurs, le sucre blanc peut être remplacé par du sucre complet non raffiné où les nutriments sont conservés. Nous vous conseillons de privilégier le sucre de canne complet, de coco, le miel, le sirop d'érable ou d'agave.

Les boissons sucrées (soda, jus de fruits) sont à éviter. La consommation d'eau est bénéfique afin d'éviter la déshydratation, un facteur d'inflammation.

Chez les adultes, l’alcool et le tabac sont à proscrire, mais aussi le café, le thé, le cacao, le maté et le guarana, car la caféine et/ou la théophylline qu’ils contiennent diminuent la présence d’adénosine dans le cerveau. L’adénosine protège de l’inflammation. Ainsi, plus son niveau est élevé plus le cerveau est protégé 28.

FODMAP

Dans le cadre de l'autisme, outre un traitement naturel adapté, le régime pauvre en FODMAP peut être intéressant.

Dans une étude, l'effet de ce régime pauvre en sucres fermentescibles (oligosaccharides, disaccharides, monosaccharides et polyols (FODMAP)) sur les problèmes gastro-intestinaux et comportementaux chez des enfants atteints de TSA a été évalué.

Le groupe ayant un régime pauvre en FODMAP présentait un soulagement significatif de certains problèmes gastro-intestinaux 29.

Cétogène ou Keto Diet

Le régime cétogène consiste en un apport très faible en glucides et un apport important en graisses. Il permet au corps de se nourrir en énergie à partir des lipides plutôt que des glucides. Ce fonctionnement énergétique est appelé "état de cétose". La dégradation des lipides par le foie génère des corps cétoniques, qui sont prioritairement utilisés pour alimenter le cerveau.

Ce régime alimentaire est particulièrement utilisé pour les sujets qui présentent une épilepsie résistante aux médicaments 30, et a prouvé son utilité dans les maladies neurodégénératives 31. L’état de cétose est celui du corps lors du jeûne, et le régime cétogène partage les bénéfices anti-inflammatoires de ce dernier.

Une revue de sept études a confirmé l'efficacité du régime cétogène dans le cadre des TSA 32. Il a permis d’améliorer les principales caractéristiques des troubles du spectre autistique chez 15 enfants 33.

Dans une étude, réalisée auprès 45 patients âgés de 3 à 8 ans, le régime cétogène a permis d'améliorer les capacités cognitives et sociales 34.

Par ailleurs, il ne semble pas entraîner d'effets secondaires néfastes.

Sans gluten et sans caséine

Dans le cadre du traitement naturel de l'autisme, qu'en est-il d'une alimentation sans gluten ou sans caséine ?

Les résultats d'études sur les régimes sans gluten et sans caséine pour les TSA sont contradictoires, apportant parfois des bénéfices 35, parfois non 36 37 38 39.

Ces résultats contradictoires peuvent s'expliquer. Ce type de régime est adapté aux personnes présentant une allergie ou une intolérance au gluten ou à la caséine. Or, les personnes concernées par les TSA ne présentent pas forcément d'allergie ou d'intolérance40.

Cependant, le lien entre gluten et maladies psychiatriques a été fermement démontré. La sensibilité au gluten non cœliaque est un syndrome diagnostiqué chez les patients répondant au régime sans gluten, après avoir exclu la maladie cœliaque et l'allergie au blé 41.

Les taux sériques de zonuline semblent plus élevés chez les enfants atteints d'autisme sévère que chez les enfants neurotypiques. La gliadine, que l’on trouve dans le gluten, est le déclencheur de la libération de zonuline, qui est facteur de l'augmentation de la perméabilité intestinale, affectant les voies neuronales, hormonales et immunologiques 42. La gravité de ce trouble pourrait être liée à une augmentation de la perméabilité intestinale chez les enfants atteints de TSA 43.

Un sous-type de ce trouble du développement est lié génétiquement au gluten, dont les symptômes peuvent donc être fortement modifiés par son éviction 44.

Le régime sans gluten et sans caséine peut donc être intéressant si une intolérance a été constatée.

Jeûne intermittent

Le jeûne intermittent contient le même nombre de calories qu’un régime alimentaire normal. C’est le temps de prise alimentaire au long de la journée qui est raccourci, afin de laisser un temps de repos plus important à l'organisme. Ce qui favorise une meilleure détoxication et régénération.

Le jeûne est un puissant anti-inflammatoire qui a fait ses preuves dans l’accompagnement de diverses affections psychiatriques. Ses effets bénéfiques sur le cerveau sont reconnus et de plus en plus étudiés.

C'est une solution à moyen et long terme pour lutter contre l’inflammation, ceci dans le cadre d’un régime alimentaire équilibré fournissant tous les nutriments et micronutriments nécessaires à l’organisme. Ce type de jeûne est adapté aux pathologies nécessitant une prise continue de médicaments.

Exercice physique

En plus d'un traitement naturel adapté, l'exercice physique peut être aussi recommandé en cas d'autisme.

Les processus d’inflammation sont dépendants de la bonne évacuation des toxines cellulaires. Une meilleure détoxification permet d'apaiser l’inflammation, qui peut impacter négativement la santé mentale. L’exercice physique favorise la détoxification, en faisant circuler les fluides et en augmentant l’excrétion.

L'exercice physique peut améliorer le fonctionnement exécutif chez les sujets atteints de TSA 45.

Sommeil

Les problèmes de sommeil sont fréquents chez les enfants atteints de troubles du spectre autistique. Les modifications du microbiote intestinal en sont la cause. Selon une étude, l'insomnie est très répandue 46 47.

En effet, dans une étude réalisée auprès de 120 enfants atteints de TSA et présentant des difficultés d'endormissement, les microorganismes intestinaux Faecalibacterium et Agathobacter sont surreprésentés. Une diminution des niveaux d'acide 3-hydroxybutyrique et de mélatonine, ainsi qu’une augmentation de la sérotonine ont été mises en évidence 48.

Les habitudes de coucher et de lever, une alimentation adaptée, ainsi qu'une supplémentation en nutriments peuvent améliorer les difficultés d'endormissement.

Supplémentation

Une supplémentation en nutriments peut être un traitement naturel intéressant en cas d'autisme.

Concernant la santé mentale, les chercheurs s’accordent aujourd’hui sur le fait que l’association de 40 à 50 nutriments dont 15 vitamines, 10 acides aminés et acides gras essentiels, sont nécessaires pour une amélioration de l’état des malades 49.

Une sélectivité alimentaire accrue chez les enfants atteints de TSA peut entraîner une insuffisance nutritionnelle. Ainsi, ils peuvent présenter diverses anomalies métaboliques et nutritionnelles, notamment des problèmes de sulfatation, de méthylation, des déséquilibres rédox du glutathion, un stress oxydatif et un dysfonctionnement mitochondrial. La supplémentation en vitamines et minéraux peut soutenir ces processus physiologiques 50 51. 

Une supplémentation en antioxydants, qui inhibe le déclin cognitif, peut également être utile pour améliorer les symptômes comportementaux 52 53. Des composés phytochimiques alimentaires tels que la curcumine, le resvératrol, la naringénine et le sulforaphane ont aussi montré leur efficacité dans ce domaine.

Les analyses des cheveux et ongles d’enfants TSA montrent des variations en différents oligo-éléments, qui pourraient être corrélées à la gravité des symptômes. Le cuivre, le mercure et le plomb apparaissent en trop grande quantité alors que le magnésium et le sélénium sont diminués 54 55. Les niveaux de folates et de vitamine D sont également inférieurs 56.

Dans une étude américaine menée auprès d'enfants TSA présentant des troubles du spectre autistique, une supplémentation n'a pas permis de corriger les déficits en micronutriments. Près d'un tiers des participants restaient carencés en vitamine D. Dans cette étude, la supplémentation a entraîné des apports excessifs en vitamine A, en folates et en zinc, ainsi qu’en vitamine C et en cuivre chez les enfants âgés de 2 à 3 ans, et en manganèse et en cuivre chez ceux âgés de 4 à 8 ans 57.

L’utilité d'une supplémentation à été démontrée. Cependant, des analyses doivent être réalisées au préalable.

Détoxification

Les métaux jouent un rôle particulièrement important dans les variations de l’humeur et ont un impact neurologique reconnu.

Les métaux lourds favorisent le développement des TSA. En combinaison avec un état nutritionnel inadéquat, leur toxicité augmente avec la gravité des symptômes 58. Le mercure et le plomb induisent une neuroinflammation 59 60.

Des concentrations capillaires élevées pour l'aluminium, l'arsenic, le cadmium, le mercure, l'antimoine, le nickel, le plomb et le vanadium ont été notées chez les enfants atteints de troubles du spectre autistique. Ils semblent aussi présenter des taux sanguins de mercure et de plomb accrus 61 62. Les mécanismes de détoxification et d'excrétion semblent altérés, ce qui entraînerait donc une accumulation de mercure dans l'organisme 63.

L'utilisation de chélateurs du mercure, d'antioxydants et de composés anti-inflammatoires, avant ou pendant la grossesse, pourrait avoir un effet bénéfique. Cependant, des études sont nécessaires, afin d’éviter tout effet néfaste sur la santé du fœtus en développement 64.

Autisme : quel traitement naturel privilégier ?

Le mauvais fonctionnement ou l'altération de certains processus physiologiques, chez les personnes atteintes de TSA, pourrait nécessiter un apport plus important en certains micro-nutriments.

Vitamines

Vitamine A

Les personnes autistes peuvent avoir un régime alimentaire restrictif. Ce qui peut induire une carence en vitamine A et entraîner des effets secondaires graves (perte de la vision) 65. Elles peuvent également présenter une dysbiose du microbiote. Les taux de vitamine A ingérés semblent avoir un impact sur le microbiote 66 67 68‌‌.

Dans une étude, 77,9% des enfants concernés présentaient une carence en vitamine A. Une supplémentation a permis une amélioration significative des symptômes 69 70.

Vitamines B

Le taux d'homocystéine, qui est un biomarqueur important de carences en certaines vitamines B, est plus élevé chez les enfants autistes. 71

B1

La vitamine B1, sous forme de disulfure de tétrahydrofurfuryle de thiamine, semble avoir un effet bénéfique 72.

B9 - Folates

Les taux de folates sont également inférieurs chez les enfants autistes. Les folates sont associés au développement neurologique (motricité globale, motricité fine, langage). Une supplémentation, dans le cadre du traitement naturel de l'autisme, peut être alors intéressante 73.

L'acide folinique, à haute dose, a permis aussi d'améliorer la communication verbale74.

B12

Les enfants atteints de TSA présentent des niveaux plus bas de folates, de vitamine B12 et des paramètres associés à ces vitamines dans l'apport alimentaire et les niveaux sériques 75.

Une étude a montré des taux de méthylcobalamine et d'adénosylcobalamine (deux formes de vitamine B12) 3 fois inférieurs chez les personnes atteintes de troubles du spectre autistique et de schizophrénie.

Une supplémentation en méthylcobalamine et acide folinique, pendant 3 mois, a entraîné des augmentations significatives des concentrations de cystéine, de cystéinylglycine (deux composés qui participent à la formation du glutathion) et de glutathion (un antioxydant majeur) 76.

Vitamine C

Des cas réguliers de scorbut ont été mis en évidence, en raison du manque de diversité alimentaire. Une supplémentation en vitamine C peut donc être un traitement naturel intéressant, en cas d'autisme. En effet, la vitamine C pourrait permettre de compenser certains dysfonctionnements oxydatifs.

Elle permettrait de soutenir le système immunitaire et de faire baisser l’inflammation, en particulier en cas d’alimentation peu équilibrée et/ou de surpoids 77.

Vitamine D

Un ajustement correct des taux de vitamine D et d’acides gras peut entraîner une amélioration de son évolution et pourrait également réduire le risque de son développement 78.

Chez des enfants atteints d'autisme, présentant une insuffisance ou une carence en vitamine D, une supplémentation en vitamine D3 pendant 3 mois a permis d'améliorer certains comportements (durée d'attention et contact visuel) 79 80 81 82 83 84. Elle pourrait aussi réduire les symptômes d'irritabilité et d’hyperactivité 85.

Oligo-éléments

Les taux d’oligo-éléments sont également altérés. Les mécanismes de ces déséquilibres ne sont aujourd’hui pas encore élucidés (alimentation déséquilibrée, mécanismes oxydatifs importants).

En effet, les taux sériques de magnésium, de cuivre et de zinc sont inférieurs 86.

Zinc

La concentration plasmatique de zinc est plus faible chez les personnes atteintes de troubles du spectre autistique 87. Il joue un rôle dans la régulation de l'expression du gène des métallothionéines, des protéines soufrées primordiales dans la régulation des teneurs internes en métaux essentiels, et dans la détoxication des métaux non-essentiels, indispensable à la neuroprotection 88.

Dans le cadre du traitement naturel de l'autisme, une supplémentation en zinc peut être intéressante ; une supplémentation de 3 mois a montré une amélioration des performances cognitivo-motrices, une concentration sérique de métallothionéines augmentée, ainsi qu'une diminution des taux sériques circulants de cuivre 89 90 91.

Fer

Le fer est un élément essentiel du métabolisme cérébral. Une carence en fer peut provoquer des changements dans l'homéostasie des neurotransmetteurs, diminuer la production de myéline, altérer la synaptogenèse et diminuer la fonction des noyaux gris centraux. Par conséquent, l'anémie ferriprive affecte négativement les fonctions cognitives et le développement psychomoteur 92. La carence en fer est une comorbidité fréquente dans le déficit de l'attention/hyperactivité (TDAH) et les troubles du spectre autistique 9394.

Magnésium

Il existe des altérations des taux de magnésium dans les cheveux et urines des sujets concernés par des TSA 95 96.

Aucune étude à ce jour n’a prouvé l’efficacité d’une supplémentation en magnésium. Néanmoins, il est nécessaire de surveiller que son apport alimentaire soit suffisant.

Sélénium

Le sélénium est un oligo-élément essentiel impliqué dans divers processus biologiques, dont le neurodéveloppement. L'exposition prénatale à des niveaux élevés de sélénium maternel pourrait nuire au développement neurologique (risque accru de développer un trouble du spectre autistique ou un déficit de l'attention avec hyperactivité) 97 98. Le sélénium est un antioxydant qui contrecarre la neurotoxicité du mercure et du plomb. Des taux élevés de mercure et de plomb, ainsi qu'une diminution des niveaux de sélénium ont été démontrés dans les globules rouges des patients atteints de TSA par rapport aux témoins sains dans une étude.

Le sélénium apparaît ainsi comme un traitement naturel potentiel pour la prévention et/ou le traitement de la neurotoxicité des métaux lourds chez les personnes atteintes d'autisme 99.

Iode

Il existe un lien entre les pesticides agricoles organochlorés et sa survenue. Ils provoqueraient une perturbation de la thyroïde. L'apport en iode alimentaire est essentiel pour le bon fonctionnement de la thyroïde.

La carence en iode pourrait favoriser son apparition 100. C’est pour cette raison qu’aux Etats-Unis, les femmes enceintes et allaitantes doivent prendre quotidiennement des suppléments d'iode 101 102.

Chez les nourrissons, elle provoque des anomalies de croissance et du développement qui peuvent inclure une déficience intellectuelle, une surdité, des difficultés à marcher, etc.

Acides aminés

De plus en plus d'études mettent en évidence un rôle clé des protéines et des peptides bioactifs 103. Cependant, les résultats n'ont pas été concluants 104.

Whey, protéine de lactosérum

L’isolat de protéine de lactosérum riche en cystéine, un puissant précurseur du glutathion, augmente le taux de glutathion chez les enfants atteints de TSA. Il semble que la supplémentation en protéine de lactosérum améliore considérablement les niveaux de glutathion, mais aussi certains comportements. D'autres études sont nécessaires pour confirmer ces résultats 105.

N-acétylcystéine

La N-acétylcystéine (dérivée de la cystéine) peut être convertie en glutathion 106 et libérer du glutamate dans l'espace extracellulaire, ce sui peut réduire la neurotransmission glutamatergique au niveau des synapses.

Après 8 à 12 semaines de supplémentation en N-acétylcystéine, une amélioration des comportements, une réduction de l'hyperactivité, de l'irritabilité et une amélioration de la conscience sociale ont pu être constatées 107.

La supplémentation en NAC peut être un traitement naturel intéressant pour améliorer les symptômes de l'autisme.

Tryptophane

Il existe des anomalies fréquentes de la sérotonine dans les troubles du spectre autistique. La sérotonine plasmatique est plus élevée chez les personnes concernées. Ce neurotransmetteur semble impliqué dans son mécanisme neurophysiologique 108.

Le tryptophane, un acide aminé précurseur de la sérotonine, semble être altéré chez les patients atteints de TSA 109.

Il est conseillé de veiller a un apport suffisant de vitamines B et de magnésium dans l'alimentation afin de réguler le tryptophane. La supplémentation directe en tryptophane n’a pas été testée et pourrait avoir des effets non désirés.

Carnitine

La carnitine est un dérivé d'acide aminé, qui joue plusieurs rôles importants dans la physiologie humaine, dans le système nerveux central et dans le métabolisme mitochondrial, en particulier.

Deux essais cliniques randomisés et un essai prospectif ouvert suggèrent que l'administration de carnitine pourrait être utile dans le traitement naturel des symptômes de l'autisme non syndromique (cause non visible génétiquement). Les doses de 50 à 100 mg/kg/jour sont généralement bien tolérées sans effets secondaires indésirables 110.

Carnosine

La carnosine est est une molécule dipeptidique composée d'acides aminés (bêta-alanine et histidine). Elle agit comme un agent antioxydant, antitoxique et neuroprotecteur.

Dans une étude, la supplémentation en carnosine, à hauteur de 500 mg de carnosine pendant 2 mois, a permis de réduire la durée du sommeil, les parasomnies et le score total des troubles du sommeil de 7,59 %, par rapport au groupe témoin 111.

Acides gras polyinsaturés

La supplémentation en acides gras polyinsaturés à longue chaîne oméga-3 (AGPI n-3) pour le traitement naturel de l'autisme est populaire.

Les acides gras polyinsaturés oméga-3, tout comme la vitamine D, semblent pouvoir réduire les symptômes d'irritabilité 112.

Cependant, les études montrent des résultats contradictoires 113.

Dans une méta-analyse de 4 essais contrôlés, les acides gras polyinsaturés oméga-3 ont amélioré l'interaction sociale, les intérêts et comportements répétitifs et restreints 114.

Un supplément de 1000 mg d'oméga-3 par jour, pendant 8 semaines, a permis d'améliorer les comportements stéréotypés et la communication sociale 115 116 117.

Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour préciser les besoins en cet acide gras polyinsaturé.

Palmitoyléthanolamide

Le palmitoyléthanolamide est une molécule présente dans le jaune d’œuf et les cacahuètes, qui a été utilisée avec succès sous différentes formes dans des études sur les rongeurs, et des études de cas pour les troubles du comportement 118.

Chez les rongeurs, il a été démontré qu'une supplémentation alimentaire en
palmitoyléthanolamide réduit l'état inflammatoire dans l'hippocampe. Une amélioration de l'intégrité de la barrière épithéliale et de la composition du microbiote dans l'intestin a également été détectée 119.

Il a été utilisé pour traiter deux sujets présentant de graves problèmes de compréhension et d'expression, et souffrant de troubles du comportement. L'administration de 600 mg, deux fois par jour pendant 3 mois, a permis d'améliorer les capacités expressives, relationnelles et cognitivo-comportementales chez ces deux patients.

Les études sont encourageantes mais ne sont pas assez nombreuses pour affirmer le bénéfice et l’innocuité du palmitoyléthanolamide en complémentation.

Choline

La nourriture est la principale source humaine de choline, à travers la phosphatidylcholine et la sphingomyéline. Elle est un précurseur essentiel du neurotransmetteur, acétylcholine, qui joue un rôle central dans les voies de signalisation qui régissent les fonctions sensorimotrices.

Il a été montré théoriquement qu’une complémentation en choline pourrait être un traitement naturel intéressant de l'autisme. Elle permet de moduler la signalisation sensorielle cholinergique 120. Certains individus, en fonction de polymorphismes génétiques, auraient des besoins accrus en choline 121.

Cependant, des recherches supplémentaires sur le sujet sont nécessaires pour établir des dosages adaptés.

Anti-oxydants

Co-enzyme Q10

Des doses élevées de co-enzyme Q10 ont pu améliorer les problèmes gastro-intestinaux et les difficultés d'endormissement rencontrés 122.

Les études sont à ce jour trop peu nombreuses, mais la co-enzyme Q10 semble pouvoir améliorer certains comportements chez les enfants atteints de TSA. C’est son action au cœur de l’énergie des cellules qui permettrait une amélioration du fonctionnement cérébral 123.

Glutathion

Les taux de glutathion sont impliqués dans de nombreux troubles du développement neurologique 124. Il permet le maintien de l'équilibre antioxydant intracellulaire 125. Augmenter les niveaux de glutathion permettrait d'améliorer les comportements des personnes atteintes de TSA, avec des résultats mitigés cependant. Il n’existe pas d’études sur les effets d’une supplémentation en glutathion.

Le glutathion en supplémentation est utile dans l’élimination des toxiques et des métaux lourds, ceux-ci ayant un fort impact dans l’altération du fonctionnement cérébral.

Bêta-carotène

Les personnes atteintes de troubles du spectre autistique présentent une baisse de l'ocytocine plasmatique et de son régulateur, l'ectoenzyme CD38. L'ocytocine est une hormone hypothalamique sécrétée lors de la libération de CD38 (une protéine produite par des cellules), qui joue un rôle dans le comportement social d'un individu. L'acide tout-trans rétinoïque ou vitamine A est un puissant inducteur de CD38, le bêta-carotène est aussi appelé provitamine A, car il permet sa fabrication par l’organisme.

Le bêta-carotène, administré à la naissance à des souris modèles de l’autisme, a produit des améliorations comportementales. Les taux de CD38 et d'ocytocine ont été augmentés 126 127.

Des études complémentaires sont nécessaires pour connaître l’impact d’une supplémentation en bêta-carotène chez les nourrissons.

GABA (acide gamma-aminobutyrique)

Les zones spécifiques du cerveau, impliquées dans l'intégration sensorimotrice, telles que le cervelet et les noyaux gris centraux, sont différentes chez les personnes atteintes de troubles du spectre autistique par rapport aux personnes ayant un développement neurotypique. Ces régions du cerveau contiennent des neurones inhibiteurs GABAergiques qui libèrent un neurotransmetteur, l'acide γ-aminobutyrique ou GABA. En cas de TSA, les niveaux de GABA du cerveau sont diminués.

Une supplémentation a permis d'améliorer la dextérité manuelle, l’équilibre et la sensibilité sensorielle. Les critères DSM-5 et les niveaux de cortisol ont été augmentés128.

L’équilibre du microbiote, alimentation et probiotiques

Particularités

Plus de la moitié des enfants sont concernés par : une constipation chronique, de la diarrhée ou le syndrome du côlon irritable. La sévérité de ces symptômes a été corrélée avec le degré de dysbiose microbienne gastro-intestinale. In vitro, des traitements probiotiques, prébiotiques et symbiotiques entraînent une modulation positive du microbiote intestinal et de l'activité métabolique 129. De nombreuses études ont permis de mettre en évidence le fait que les probiotiques et les prébiotiques permettent d'améliorer la fonction mentale via plusieurs mécanismes130.

Les déséquilibres du microbiote entrainent des déficiences dans de nombreuses substances essentielles au bon fonctionnement de l’organisme, dont le cerveau.

Une alimentation saine, riche en fibres et micronutriments apporte en principe les éléments nécessaires à cet équilibre. Les produits fermentés, qui sont des probiotiques naturels, sont trop souvent oubliés, mais indispensables dans notre alimentation 131.

Dans le cadre du traitement naturel de l'autisme, la prise de probiotiques peut être recommandée.

Les pré- et pro- biotiques

Des fibres alimentaires prébiotiques hydrosolubles ont amélioré les symptômes de la constipation et de la dysbiose intestinale, atténuant aussi le niveau de cytokines inflammatoires sériques et l'irritabilité comportementale 132.

Des probiotiques et prébiotiques, en association, ont produit des améliorations comportementales et anti-inflammatoires 133. Cette association a aussi permis de moduler le microbiote intestinal, les acides gras à chaîne courte et la sérotonine 134.

Les régimes d’exclusion du gluten et de la caséine, en association avec les prébiotiques, semblent entraîner des améliorations du comportement liées à des changements significatifs dans les métabolites fécaux et urinaires 135 136.

Une supplémentation en probiotiques de 3 mois a permis d'atténuer les symptômes de l'autisme et gastro-intestinaux. Cette étude a été effectuée avec un petit nombre de patients. D'autres essais contrôlés randomisés à grande échelle sont nécessaires pour confirmer l'efficacité des probiotiques 137 138.

Les prébiotiques à base de colostrum, de galacto-oligosaccharide et de fructo-oligosaccharides, ainsi que Bifidobacterium infantis, sont recommandés. L’association de Lactobacillus acidophilus, Lactobacillus rhamnosus et Bifidobacterium longum a montré des résultats bénéfiques. L’augmentation des populations de Bifidobacterium longum semble être associée avec des améliorations effectives.

Globalement, les probiotiques sont plus efficaces que les prébiotiques. Les combinaisons symbiotiques (pré+ probiotiques) sont également indiquées139.

Bouillon de bonite séchée

Une étude japonaise suggère que l'ingestion de bouillon de bonite séchée peut améliorer le comportement agressif des enfants, qui est associé à l'exposition périnatale aux dioxines 140.

Ce traitement a été testé chez des participants présentant un déficit de l’attention. D’autres études sont nécessaires pour préciser les effets du bouillon de bonite séchée.

Améliorer le sommeil

Dans le cadre du traitement naturel de l'autisme, un sommeil régénérateur est également important.

Des doses de 1 à 4 mg de mélatonine, administrées avant le coucher, ont permis de raccourcir la latence d'endormissement 141.

Dans un essai clinique, ces doses ont aussi permis d’améliorer le tempérament au réveil, la somnolence après le réveil, les comportements stéréotypés, l’irritabilité, l'hyperactivité et le discours inapproprié 142.

Phytothérapie

Curcumine

La curcumine est largement consommée en Asie sous forme de curcuma. Elle a démontré ses bienfaits pour combattre de nombreuses maladies, dont les maladies neurodégénératives et le cancer 143.

Elle présente des activités antioxydantes et anti-inflammatoires importantes.

Ginseng rouge coréen

Le ginseng rouge coréen est un ginseng particulièrement riche en ginsénosides, dont les effets positifs sur le système nerveux central ont été récemment démontrés. Chez des souris, exposées à l'acide valproïque et modèles de TSA, le traitement au ginseng rouge coréen a normalisé les comportements anormaux, à l'exception de la coordination motrice 144.

CBD

La prise de 0,7 mg/kg/jour de cannabidiol, par 33 enfants diagnostiqués avec un trouble du spectre autistique, pendant 6 mois, a permis une diminution des problèmes de comportement (32,2 % des enfants), une augmentation du langage expressif (22,5 %), une amélioration de la cognition (12, 9 %), une augmentation des interactions sociales (9,6 %) et une diminution des comportements stéréotypés chez un seul patient (3,2 %).

Dans le cadre d'une autre étude, des parents ont signalé une amélioration de la cognition chez les patients qui ont adhéré à un traitement au cannabis, enrichi en CBD, pendant plus de deux ans.

L'utilisation de CBD à faible dose peut être intéressante dans le cadre du traitement naturel de l'autisme 145.

Thérapie d'intégration auditive

La thérapie d'intégration auditive permet de traiter des problèmes de distorsion auditive et d'hypersensibilité auditive.

Une thérapie d'intégration auditive a été réalisée auprès de 15 enfants, pendant 10 jours, avec une séance de 30 minutes deux fois par jour. Avant et après la thérapie d'intégration auditive, les scores de l'échelle d'évaluation de l'autisme infantile, de l'échelle de réactivité sociale et du profil sensoriel court ont été calculés. Les taux plasmatiques de GDNF (Facteur neurotrophique dérivé des cellules gliales) ont été dosés.

Les facteurs neurotrophiques (des protéines sécrétées par les neurones) sont importants pour la régulation de la plasticité synaptique, c'est-à-dire la capacité des synapses à renforcer ou à affaiblir leurs réponses aux différences d'activité neuronale. Cette plasticité est essentielle pour le traitement sensoriel, et elle est altérée dans les troubles du spectre autistique.

La thérapie d'intégration auditive a permis, dans cette étude, une amélioration des mesures de la sévérité des symptômes, ainsi qu’une augmentation du taux de GDNF dans le plasma 146.

Approche comportementale

3 % à 25 % des enfants perdraient leur diagnostic de TSA et présenteraient des compétences cognitives, adaptatives et sociales similaires aux sujets non diagnostiqués.

Les prédicteurs de ce rétablissement comprennent : une intelligence relativement élevée, un langage réceptif, une imitation verbale, motrice et un développement moteur. Un âge plus précoce du diagnostic et du traitement, ainsi qu'un diagnostic de trouble envahissant du développement non spécifié, sont également des signes favorables. La présence de convulsions, de retard mental et de syndromes génétiques sont des signes défavorables.

L'utilisation de techniques comportementales a montré le plus d’efficacité dans ces améliorations. Ces techniques comprennent : forcer l'attention vers l'extérieur, en enrichissant l'environnement par exemple, renforcer les stimuli sociaux, prévenir les comportements perturbateurs, réduire le stress et stabiliser l'excitation. Les tics, la dépression et les phobies sont des comorbidités résiduelles fréquentes après la guérison 147.

Accompagnement avec des animaux

Outre un traitement naturel adapté de l'autisme, l'accompagnement avec des animaux peut être bénéfique.

Dans les études faisant intervenir des chiens, on peut voir chez les enfants concernés des améliorations du contrôle postural, de la coordination œil-moteur, de l'expression des sensations et des sentiments, de l'interaction spontanée, de l'autonomie et la confiance 148.

Par ailleurs, les animaux favorisent les interactions sociales et améliorent la qualité de vie des patients. 149150.

L'augmentation de l’activité physique grâce à la présence d’un chien permettrait d'améliorer leur santé, notamment dans le cadre de l’obésité 151.

Une « intervention de dressage de chiens », auprès d'enfants diagnostiqués avec un trouble du spectre autistique, a permis d'améliorer les compétences sociales et de communication. Cette amélioration s'est maintenue après l'intervention 152.

Chez l'adulte, une thérapie assistée par un animal a permis de réduire le stress aigu, reflété par une diminution significative des taux de cortisol 153.

Les thérapies équines avec les enfants ont montré des bienfaits dans de nombreuses affections, qui altèrent les fonctions mentales.

Dans le cadre de l'équithérapie, cette interaction avec l’animal peut favoriser l'autonomie, l'estime de soi et l'ouverture aux autres. Des bénéfices physiques, moteurs et psychosociaux ont été mis en évidence 154.

Questions fréquentes

Quel traitement naturel de l'autisme envisager ?

1. Une supplémentation en vitamines, oligo-éléments et acides aminés
2. La prise de probiotiques ou prébiotiques
3. La phytothérapie (curcuma, ginseng rouge)

Quelle alimentation privilégier ?

- Riche en fibres
- Pauvre en FODMAP
- Le régime cétogène
- Le régime sans caséine ni gluten
- La pratique du jeûne intermittent

Quelles sont les autres recommandations ?

- Accompagnement avec des animaux
- Les interventions comportementales
- Thérapie d'intégration auditive


Marianne Buclet
Marianne Buclet, Auteur

Naturopathe et professeure de yoga. Site internet : www.mariannebuclet.com